dimanche 7 avril 2024

vendredi 05 & samedi 06 avril

aven des Roseaux

aven du Ruisseau des Dolines

avens des Dolines n°3 & 4

Lionel, Michel F., Pat & Thierry

Ce vendredi, nous débutons par l'aven des Roseaux où une étroiture entre blocs m'avait arrêté lors de la première reconnaissance ; celle-ci est vite déblayée mais le passage reste exposé et malcommode. Derrière, une étroiture verticale se présente.

Le passage impressionnant sous une pyramide de blocs empilés, heureusement soudés à priori par la calcite !

Un premier départ en bas à gauche mais la vraie suite est en face ; ici, ça passe fort en crue.

Un ressaut se présente après un rapide déblayage mais Pat n'insiste pas, car même s'il se laissait tomber, le retour serait illusoire sur des parois lisses et il y a au moins 5 m !

Désormais, place aux grands moyens utilisés par Michel et Thierry !

Pendant que nous débutons l'élargissement du ressaut, Lionel fait visiter à Pat l'aven du Ruisseau tout juste exploré mercredi.

Une fois l'opération effectuée, j'emmène Michel réaliser la même opération dans l'aven des Dolines n°2 où je m'étais arrêté sur un départ de vaste ressaut ; le travail s'avèrera un peu plus délicat du fait de l'exigüité des lieux.

L'étroiture dans le D2 causée par des coulées.

Zone de travail quelque peu réduite mais on s'adapte...

Nous ressortons et finissons par entendre nos camarades qui remontent de l'aven du Ruisseau ; j'en profite pour aller jeter un oeil aux Roseaux.

Le résultat est réussi mais il faudra une autre séance pour passer ; au fond, la suite paraît plus large.

 Fin de journée avec une bière offerte par les propriétaires. Le lendemain, la journée est prévue sur zone mais nous ne sommes plus que trois. Pendant que Lionel prospecte et en attendant l'arrivée de Michel, je descends faire la topo de l'aven du Ruisseau.

Le puits d'entrée de 10 m est vite assez vaste.

Descente vers l'amont.

Au-dessus du méandre trop étroit d'où provient l'actif (débit diminué de moitié depuis la 1ère de mercredi), un boyau semble pénétrable, à revoir...

L'aval confirme de la mise en charge occasionnelle.

Au terminus aval, redevenu amont (!), une cheminée laisse entrevoir le jour.

L'aven semble collecter énormément en crue, preuve ce laminoir impénétrable où l'eau a creusé un mini-canyon dans le remplissage.

A la sortie, Lionel m'annonce avoir trouvé deux trous supplémentaires ! 6 cavités dans un périmètre aussi restreint, il se passe quelque chose là-dessous !

L'entrée du premier est tellement étroite que Lionel ne parvient pas à la franchir, c'est l'aven des Dolines n°3 que je descendrai dans l'après-midi après un petit grattage : sans grand intérêt.

L'aven n°4 est bien plus vaste d'entrée et avait dû être vu mais l'absence de désob en bas confirme qu'il reste à faire ici !

Le départ le plus alléchant.

Nous rejoignons Michel aux voitures et, après un apéro avec les propriétaires, nous entamons la partie la plus technique de la journée.

Pique-nique versus Michel. Dur, dur de repartir après !

Mais le travail n'attend pas ! Nous redescendons, Michel et moi, finir d'élargir le ressaut de l'aven des Roseaux pendant que Lionel commence à s'acharner sur le départ du n°4.

La lucarne n'a qu'à bien se tenir !

Quelques trous de perfo plus tard, Lionel parvient à passer et confirme que les pierres tombent bien bas au fond mais il y aura un peu de boulot d'élargissement...

Nous rejoignons Lionel puis après ce nouveau centre d'intérêt, nous n'avons pas le courage de retourner aux Roseaux. Rendez-vous est pris pour une nouvelle sortie et après une nouvelle pause fraîcheur pour le gosier, retour à la maison.

Thierry

jeudi 4 avril 2024

mercredi 27 mars 

mercredi 03 avril

aven n°1 des Dolines

grotte-aven n°2 des Dolines

aven des Roseaux

aven du Ruisseau des Dolines

Lionel, Michel F., Thierry

Ayant été contacté par le mari d'une collègue de travail concernant la recherche d'eau dans une propriété sise en plein lapiaz sur une commune bien touristique du Sud-Ardèche, je m'y rends seul le 27 mars et débute la prospection des 3 ha sachant que trouver un actif reste une gageure même si nous sommes sur l'axe d'un collecteur. Très vite, j'inventorie deux cavités en mode équipement minimaliste car je veux d'abord m'imprégner de la zone.

La 1ère nécessite une corde et est donc juste pointée.

La seconde offre un départ de ressaut que j'agrandis puis si une diaclase s'avère vite bouchée, une autre stoppe sur une étroiture  à élargir au sommet d'un vaste ressaut.

Une petite prospection sur le lapiaz bien humide n'apporte rien de notable ; je vais donc voir un départ vertical (aven des Roseaux) que m'a indiqué le propriétaire. Un ressaut exposé de 6 m m'amène dans une diaclase bouchée mais un départ au ras du sol attire mon attention et j'élargis le passage avec les moyens du bord, c'est-à dire pas grand chose ! Passé l'étroiture, je me retrouve dans une salle d'où part une suite alléchante barrée par une pyramide de blocs semblant stables mais m'empêchant de poursuivre en l'état. Bilan positif de la demi-journée avant l'ènième trombe d'eau du week-end.

Retour avec deux compagnons de route (de cavité plutôt !) Lionel et Michel ; connaissant mon côté organisé - certains diront maniaque- je décide de procéder par ordre.

Michel descend l'aven n°1 et je le rejoins vite car une flèche tracée sur la paroi indique qu'il a été vu et celle-ci désigne une suite étroite !

Le départ du P9 est étroit.

Belle diaclase lavée.

Le départ du ressaut que je parviens à franchir mais 3 m plus bas c'est le queute.

J'indique ensuite le n°2 à mes partenaires et Lionel s'empresse d'entamer une désobstruction dont il a l'habitude mais là il faudra d'autres moyens pour passer. Partis pour aller poursuivre les Roseaux, Lionel tombe sur un trou souffleur gros comme le poing dans lequel les pierres font un bruit des plus agréables ! On entreprend une désob rapide qui dégage un puits au volume intéressant malgré un départ étroit.

Nous concoctons avec Michel un équipement aux petits oignons avec déviateur en échelle de 5 m !

Le puits s'avère vite vaste avec une base de 3 x 3 m.

Arrivé en bas, Lionel nous appelle car il entend un actif couler ! Nous le rejoignons à la vitesse du descendeur et effectivement dans une galerie "amont" nous croisons un actif conséquent mais très certainement temporaire.

Le ruisseau de 2 à 3 l/s provient d'un méandre étroit.

Puis disparaît dans une fissure étroite.

Michel nous ayant rejoint, nous descendons un ressaut "aval" pour continuer dans une galerie concrétionnée boueuse.


La galerie bien concrétionnée par endroits est aussi victime d'une mise en charge.

En descendant un surcreusement, un vrombissement se fait entendre : nous surplombons l'aval de l'actif pour l'instant inaccessible !


La galerie se poursuit jusqu'à une haute cheminée lavée où le jour perce à travers des blocs.
L'heure annonce le temps du retour mais les résultats sont au-delà de nos espérances, à suivre...
Thierry


mercredi 3 avril 2024

Du 22 février au 11 mars.


Kamouane 2024 K24 ( Laos )


     Après deux expéditions en 2019 et 2023 dans la région de Vang Viang, cette année, destination le Kamouane. Ici le calcaire s’étire sur plus de 150 km de long et 50 de large en un vaste plateau morcelé dont les remparts s’élèvent verticalement sur 500 à 700 mètres.  L’association Explo Laos travaille sur ce secteur depuis 1994.

     Seul membre du SCA cette année, je rejoins une équipe composée de 4 spéléos de Dordogne et deux des Pyrénées Atlantiques. Sept au total, nous arrivons presque à la parité hommes 4 / femmes 3.

Arrivée à Naknon Phanom.

     Arrivée à Nakhon Phanom, en Thaillande, ville frontalière du Laos sur le bord du Mékong, il nous faut traverser le fleuve et la douane pour arriver à Thakhek sa voisine Laotienne sur l’autre rive.

Découverte de la cuisine locale.

     Dernière escale pour faire quelques courses, puisqu' après, c’est 5 heures de route avant d'arriver enfin J+3 à Konglor. 


     Le camp de base 3 étoiles est établi au Spring River chez Vicky et Thomas au bord de la rivière Nam Him Boum. 


Notre camp de base.

Sur la route vers Konglor, ça commence à sentir bon !

     Bien sûr pour pimenter un peu le tout, nous apprenons 48 heures avant notre départ de France que nous n’avons plus les autorisations indispensables pour aller sous terre : le ministre de l’agriculture et de la forêt ayant récemment changé, personne ne veut prendre de décisions. La veille du départ, Alexis nous apprend qu’il ne pourra pas venir avec nous pour raisons familiales. Enfin, arrivé à Nakhon Phanom, pas de bagage pour le chef d’expé Jean Michel. Il sera obligé de rester deux jours de plus en compagnie de Lucie pour enfin récupérer son sac avec tout son matériel spéléo !
     Arrivée à notre camp de base en début d’aprèm, une partie de l’équipe ( bien réduite ) récupère le matos collectif ( il a trempé dans un mètre d’eau pendant la mousson ) et l’autre s’occupe à re-calibrer les trois DistoX qui ont bien souffert du transport ( voyage et proximité des accus dans les bagages à main ) 3 à 5 ° d’erreur alors qu’ils avaient été calibrés juste avant le départ. La boîte de calibration légère fabriquée juste avant le départ s'est avérée bien utile.
     La première journée nous irons visiter la grotte touristique de Konglor explorée une vingtaine d'années auparavant par Jean Michel (qui a fait l’objet d’un projet touristique mené par Tétractis, IFREMIS, KARST et la grotte Chauvet).

     Nous embarquons sur des pirogues à moteur pour effectuer une traversée exceptionnelle sur 7 Km de rivière et sortir enfin de l’autre côté de la montagne dans une autre vallée.


Traversée de Konglor Cave.

     Le lendemain, malgré l’interdiction d’aller sous terre ( la police est au courant que nous sommes sur place ) nous ne pouvons nous empêcher de remonter la rivière en kayak en mode touriste puis le cours d’une résurgence jusqu’à l’entrée de Tham Houay Sang dans laquelle nous rentrons subrepticement où nous effectuons nos premiers hectomètres de première. Il ne faut pas sortir trop tard, car ce soir, bonne nouvelle, le gouverneur et son secrétaire viennent manger avec nous et nous apporter les autorisations tant attendues. Nous aurons avec nous deux guides locaux pour nous accompagner.

     J+5, c’est enfin parti pour l’explo. 

En route vers la première...

... sous le regard perplexe des buffles.

Trois possibilités pour les marches d'approche  : à pied, en kayak ou en pirogue.

     Dix jours durant seront consacrés à l’exploration non stop dans 5 cavités, enfin pas pour tout le monde : le chef Jean Michel se fera une grosse entorse à la cheville le deuxième jour en sortant de sous terre ( après radio en France il s’avère qu’il a une fracture de la malléole ), c’est décidément pas son expé !

Entrée sup de Tham Kadoum Muay.

    La vitesse de la première est proportionnelle à la vitesse à laquelle on fait la topo. Exceptée une rivière, toutes les galeries parcourues se développent dans de gros fossiles dont les dimensions varient entre Orgnac et Saint Marcel. La seule difficulté ici, c’est la chaleur.

Dans Tham Tham.

     Les terminus 2023 étaient des petits obstacles : vires, escalades, soit tout simplement arrêts sur rien faute de temps.

Escalade dans Tham Kadoum Muay.



    Beaucoup de rigueur dans l’équipe, puisque tous les soirs accompagné de l'indispensable et irremplaçable "Beer Lao" nous mettons au propre les topos et comptes rendus journaliers.

    Au final, nous avons topoté 5350 mètres dont 4576 mètres en première.
Il reste de très nombreux objectifs pour K25 : un amont de rivière vierge, des gros puits à descendre, des escalades et surtout deux entrées découvertes toutes les deux fortement ventilées malgré leurs grosses dimensions.
Belles perspectives pour 2025 à moins que pour le SCA, ce soit la Chine !

L'équipe.


Petit florilège de la faune cavernicole.





     Et bien sûr spécial dédicace pour Michel Desroches : la vidéo ( déconseillée aux arachnophobes ).

                       


                                                 Jérôme


lundi 1 avril 2024

 lundi 01 avril🐟

grotte du RAID

Lionel, Michel, Régis, Thierry

Partis pour une pointe au fond qui attend depuis assez longtemps déjà, nous apprécions le parcours arrosé par les crues exceptionnelles de ce mois de mars, notamment dans la salle Solène.

Mais, la rançon à payer est l'arrêt devant un gour quasi siphonnant pour accéder au puits du 08 mai !

Le gour nous a obligé à se mouiller lors de la 1ère ; depuis, une flaque agrémentait le passage. Mais là c'est l'immersion complète qui ne présente aucun intérêt car l'absence de courant d'air signale que la base du puits du 08 mai doit siphonner aussi : c'est un fossile humide...

Retour tranquille, plusieurs coulées se révélant actives sur notre passage.

Petite collation  devant les excentriques, le gour à droite n'avait jamais été vu alimenté.

Michel au sommet de la diaclase du Dragon.

Régis dans le puits Chinois étrangement sec alors que l'on surplombe la rivière de 40 m !

Thierry