jeudi 25 juin 2026

jeudi 25 juin

grotte de la Vieille

Thierry

Petite visite à ma très chère Vieille, toujours aussi glaiseuse pour constater le niveau d'eau ! 

Exceptionnellement, depuis 2002, la cavité peut résurger ; cette année-là, le dépôt archéologique avait été balayé et des griffons nouvellement ouverts (notamment l'aven du Biotope 1) avaient défoncé la route !


La crue de 2002 a sensiblement agrandi le ramping en bas du puits d'entrée, tant mieux ! Le courant d'air est bien présent, bon signe ?

Le second puits, plutôt un toboggan suivi d'un ressaut vertical, garde les traces de mise en charge récentes.

Le mousquif de dév. n'a pas apprécié le long séjour sous terre.

La bassine du bas des puits a de l'eau : pas bon signe...

Je ressens déjà les effets du Co2 dans la 1ère salle ; le détecteur signale en effet 1.26 %.

Je descends prudemment le ressaut qui aboutit dans la seconde salle...


La salle du Sable est souvent en hiver le point d'accès terminal, la suite étant noyée, ce que trahit le contexte morphologique.

Le taux est légèrement monté mais reste gérable.

Personne ne m'a précédé cette année devant le 1er piège à rats qui peut siphonner bien avant que le collecteur ne déborde...


Depuis que Guigui et moi avons aménagé ce bassin, il se vide automatiquement ; auparavant, bain garanti jusqu'à la taille !

C'est par cet orifice, désobstrué à l'époque, que l'eau arrive venant amorcer le point bas précédent. En quelques minutes, tout est joué !


La vm1 est  quasi encore amorcée mais le courant d'air puissant au raz de la voûte crache le Co2 emmagasiné depuis l'été dernier ; en général, le taux baisse dans l'été...

Maxi obtenu.


Retour après une petite heure pour retrouver le bon air...caniculaire ! Avec le Co2, le vieillissement démographique, les tracasseries administratives et environnementales et maintenant les illuminés des réseaux sociaux qui se prennent pour des explorateurs, on vit une chouette époque spéléo ! 
Rappel : le club dégage toute responsabilité quant à l'utilisation des équipements fixes ; les utilisateurs s'engagent dessus à leurs risques et périls !

lundi 15 juin 2026

mercredi 03 & 10, lundi 15 juin

aven des 3 D.

Thierry puis avec Michel F. 

Mercredi 03, après avoir déjà prospecté le secteur avec Pat en novembre 2018 (plusieurs cavités inventoriées dont une plus profonde non descendue jusqu'au fond car saturée en Co2) puis avec Michel le 1er juin, je décide de clôturer la zone avec la ferme intention de mettre la main sur l'aven des 3 D. exploré par l'équipe efficace de l'abbé Ranchin dans les années 70. C'est chose faite après la traversée de lapiaz parfois envahis de ronces et malcommodes de progression ! En tout cas celui-là, il faut le trouver ! Retour après un débroussaillage monstre...

Blottis au fond d'un canyon karstique, les 3 orifices sont "protégés" par un fil de fer barbelé tout rouillé ; l'entrée la plus au Nord est la plus adéquate grâce aux arbres faisant fonction d'amarrages.
Je reviens la semaine suivante pour reconnaître le trou et stoppe sur deux avals après la descente du puits d'entrée et l'arrivée dans une belle salle sous les deux autres puits.

Les deux autres orifices nécessiteraient de spiter.

Le 1er aval a l'air d'absorber fortement en crue et présente plusieurs étroitures.

L'autre aval a fait l'objet de désobstruction au vu de la ligne encore présente ; une étroiture se jette dans un puits à équiper.
Ce repérage fait, il s'agit de revenir avec armes et bagages pour poursuivre la reco et nous décidons avec Michel d'y retourner ce lundi, le Co2 étant revenu siéger au Dahut, malgré désormais la certitude que l'obstacle qui nous a tant posé de problème sera franchi.
Départ tôt le matin car il va faire chaud dans la garrigue !

L'éboulis du 1er aval doit se descendre prudemment car l'édifice est instable bien que peu dangereux ; il débouche sur un ressaut.


Le conduit, actif temporairement a été partiellement remblayé par les crues et s'avère bien étroit.

Je bloque sur un passage un peu plus resserré et préfère ne pas insister, vu l'absence de zef ; Michel s'y essaie à son tour mais ne franchit pas plus l'obstacle. Il faudra revenir déblayer un peu, au moins pour la topo.

On se rabat sur l'autre aval dans la direction opposée, qui paraît bien plus intéressant.



J'équipe la main courante en utilisant des spits en place qui ne sont pas de premièe jeunesse  mais il a fallu en replanter un pour élaborer un "Y" car l'un d'entre eux est trop réticent au vissage. C'est déjà pas mal...

Le puits en diaclase s'élargit brusquement pour déboucher dans un vaste conduit (notez l'équerre plantée à l'époque pour le confort comme quoi on n'est pas des pionniers en la matière !).


L'amont bute vite sur de l'impénétrable ; de toute façon l'essentiel de l'éboulis vient de la grande salle d'entrée...




Suit un grand couloir, où ,en crue, un torrent doit dévaler.

La ligne part dans un passage supérieur où il faudra amener un bout de corde.

Des amarrages baroques sont-ils le signe d'une escalade à revoir ? En tout cas, un passage encore plus haut est nettement visible au plafond (idéal pour le mât).

Un passage inférieur a été élargi...

Suit un second passage étroit mais facile sur coulée et gours.

Le remplissage sous la coulée a été décapé par la crue...

Suit un boyau rempli d'eau pénétrable qui ne doit pas siphonner car un petit zef aspirant est ressenti (un croquis annonce un niveau variable : de toute façon de la mise en charge s'observe ponctuellement).
On s'arrêtera là aujourd'hui car il faudra que le niveau baisse et reconnaître le passage supérieur qui a l'air de shunter l'obstacle sur le croquis.
Le passage supérieur bien glaiseux où part la ligne.

Retour à la salle d'entrée : cet aven, très esthétique, mérite d'être une cavité pour débuter en spéléologie mais pourrait être intéressante aussi pour une maneuvre du SSF. 
Retour sous la chaleur qui devrait s'aggraver en fin de semaine avec l'objectif de revenir très rapidement, de poursuivre la cavité et d'effectuer une topo complète.
Thierry

vendredi 8 mai 2026

jeudi 07 mai

Ranc des Biols

Thierry  

Poursuite de l'inventaire du secteur : maigre moisson de trous mais toujours des paysages magnifiques...

Les plus beaux lapiaz d'Ardèche sont dans le Jurassique supérieur !

Le n°49 est délicat d'accès : après désescalade et débroussaillage...

Découverte d'un sécateur au fond du trou, posé sur une pierre ! Son heureux propriétaire peut venir le récupérer...

A côté d'un figuier, le n°50 nécessite une échelle.

Le n°51 s'ouvre sous le bloc au fond : un ressaut permet d'accéder à une petite salle.

Le bloc en suspension tient par miracle à droite...

Petite perte qui semble bouchée à - 2 m.

Lac éphémère de printemps pluvieux.
La période de prospection s'achève en même temps que grimpent les taux de Co2.
Thierry