mercredi 9 septembre 2026

mardi 08 septembre

cheminée du Surf 

Thierry

C'est seul une fois encore que je m'engage pour revoir correctement les terminus de la partie active temporaire de la cheminée du Surf.

C'est au début de la grande galerie post-S3 que débouche la cheminée du Surf ; jecommence à connaître par coeur l'itinéraire mais reste vigilant car beaucoup de remplissages sont fragiles ou instables...

 


Une fois remontés les 30 m de la cheminée, l'itinéraire se fraye un passage entre la roche-mère et les inombrables planchers et concrétions.


Le passage de la trémie déblayée le 14 août se fait prudemment car les parois et le plafond sont friables.

Ayant désormais la massette, je peux mieux agrandir le trou dans le plancher vers la petite galerie.

En rasant la paroi gauche, je peux épargner les quelques stalactites qui me narguent !

On peut avancer de quelques mètres en rampant jusqu'à un virage ; le reste de plancher suspendu atteste d'un colmatage quasi total.


La galerie se poursuit au-delà mais nécessiterait un déblaiement pas aisé mais faisable ; un petit courant d'air soufflant est présent.

L'endoit où je stationne pourrait servir de lieu de stockage...limité tout de même.

Je m'attaque ensuite à ce qui me semble être un départ horizontal en hauteur au-dessus de la petite coulée au fond (photo avant désob).

Après le débitage de grosses dalles et planchers, le passage devient pénétrable mais mon espace de stockage en a pris un coup !

Malheureusement, le laminoir qui suit est bien remblayé ; le courant d'air est moins présent que dans la galerie opposée.

Reste la cheminée elle-même ; la dernière fois le passage me semblait compromis ; pourtant c'est de là que descend le plus fort courant d'air !

Après une bonne demi-heure de désob où un méli-mélo de concrétions, blocs et galets s'effondre sur moi (je travaille à la frontale pour plus de commodité), je parviens à gagner 4m en hauteur ; les blocs coincés au 1er plan m'empêchent de monter plus haut. Il faudra ramener la barre bleue pour les extirper en sécurité...relative !

La suite paraît pénétrable mais il faudra de toute manière aménager si ça continue vraiment. En tout cas, le passage est de plus en plus ventilé à mesure que l'atmosphère extérieure se réchauffe et nous sommes le matin.
Retour à l'extérieur 3 h après sans incidents ; sur le chemin du retour, j'aiguille le traditionnel groupe de retraités en rando déjà perdu...
Thierry

jeudi 3 septembre 2026

mercredi 02 septembre 

grotte du G6

Michel F., Pat, Thierry

Branle-bas de combat ce jour car plusieurs objectifs sont au programme : le 03 août, en solo, j'avais réussi à franchir le terminus du boyau de gauche des Abeilles de Troyes grâce à une massette sans manche (!) retrouvée par Judi lors du relèvement des sondes. Mais l'outil, suffisant pour casser des gours était un peu inefficace pour s'attaquer aux lames de rocher qui m'avaient stoppé ! Nous décidons d'y retourner et en cas d'échec de tenter l'escalade au bout de la galerie des Coudes vers le S1.

Arrivés sans encombre aux Abeilles de Troyes, la pause s'impose d'autant que les kits sont blindés et la galerie Coucou se rappelle à notre bon souvenir ainsi chargés. Le Co2 mètre n'a jamais été aussi bas l'été (1.11 %), sans doute le réseau inconnu a fini de cracher son venin !

La voûte mouillante vide, ça change tout ! Notez le niveau habituel quand elle ne siphonne pas, marqué par le dépôt de calcite à droite de Pat...


Derrière, la coulée ne coule plus, ce qui a permis d'aller au-delà du terminus de Pat en 2023. En 2025, la vm était vide aussi mais l'écoulement n'avait pas tari.

Le cheminement, allongé dans les gours remplis, est synonyme de fraîcheur ! Des lucarnes impénétrables sur la droite communiquent avec le fameux laminoir.

La galerie se transforme ensuite en conduite forcée surcreusée bien propre, à la base noyée ; je casse rapidement des lames en travers.

La suite nécessiterait d'éliminer la protubérance rocheuse à droite mais le courant d'air perdu n'incite pas à l'optimisme.

Pat me rejoint pour se croiser dans le seul espace adéquat !

Pat n'ira pas plus loin mais confirme un agrandissement proche...

Un petit amoncellement de blocs un peu avant semble cacher une suite mais la désobstruction est exposée ; sans doute une correspondance avec le laminoir.

Le voilà le fameux laminoir ! 6 m de long à éliminer au plafond : en soi pas un problème sauf que le sens du courant d'air... Et peu d'espoir d'avoir un pareil étiage en hiver !

Nous décidons donc de partir vers le S1 pour tenter cette escalade avec des kits chargés d'une boue collante ; heureusement, la galerie des Coudes est plus sympathique que la galerie Coucou. La cheminée contribue-t'elle au courant d'air sensible ici aussi aujourd'hui ?

L'escalade d'une dizaine de mètres que va tenter Pat ; à première vue, une formalité avec perfo, pulses,...

Le S1 est 20 cms plus bas que son niveau habituel d'étiage. Les sondes Reefnet ont prouvé que les trois siphons font partie de la même nappe : à vrai dire, on s'en doutait un peu ! Nous cherchons un plongeur topographe de fond de trou pour explorer cette suite.

Pendant que Michel assure Pat, je tente un début de désobstruction dans une galerie à gauche du S1,  qui nous avait semblé sans intérêt au 1er abord ; mais la détection d'un courant d'air l'avait rendu bien plus "séduisante". Aujourd'hui, il est présent mais, doté d'un burin, je ne suis qu'à moitié efficace. Au moins je me réchauffe, même si j'ai changé le tee-shirt trempé par un rhovyl sec sous la combi mouillée.

Je reviens voir mes deux compères car j'entends Pat jurer : il semblerait que l'escalade ne soit pas le havre promis !

En fait, les parois sont enduites de boue apportée par la mise en charge (99 % des 1700 m se noient) et le passage offre une étroiture verticale.

L'attente sera longue avant la redescente : la glaise rend compliquée n'importe quelle manoeuvre et Murphy a décidé d'en rajouter une couche...de boue ! Après avoir planté deux points d'amarrage pour laisser la corde en place, Pat constate la présence d'un gros volume 2 m au-dessus mais un passage va nécessiter des moyens percutants.


Preuve à l'appui ! Cherchez le perfo ! Aller désobstruer là-haut va être sport : un candidat ?

Nous sortons au bout de 7h30 d'efforts, le retour avec des kits de ce poids imposant un rythme de sénateur.

Thierry

 

jeudi 27 août 2026

jeudi 27 août

évent Sud des Estugnes - commune de Vogüé

Thierry

Petite virée à cette sortie d'eau temporaire, tributaire du complexe système du Coiron, pour voir si le siphon a désamorcé.

L'entrée se situe au bout d'un canal interne au village et résurge de façon vauclusienne.

Les gros galets de l'entrée ne sont pas forcément originaires de la grotte.
La galerie est soumise à des effondrements de dalles du fait d'une stratification peu épaisse.

Le conduit principal est bordé d'une trémie instable sur son côté ; la suite est derrière la dalle à gauche.

Un joint marneux est le point de faiblesse de creusement.

Malheureusement, le siphon est bien amorcé ; le courant d'air est perdu.


Il provient de la trémie qui surplombe la galerie d'accès au siphon.

La trémie très dangereuse offre deux possibilités.

Soit grimper en son sein mais le courant d'air y est faible.

Les galets résiduels y sont impressionnants !

Soit poursuivre quelques mètres à l'horizontale où le courant d'air y est le plus net mais une désobstruction serait suicidaire...d'autant que l'origine du zef peut être extérieure.
Refaire le pompage de ce court siphon serait intéressant pour revoir les terminus du S.C.A. car le démorçage provoque un autre courant d'air provenant d'une seconde trémie ; un conduit latéral existe aussi sur le croquis. On ne sait jamais...


dimanche 23 août 2026

vendredi 14, mercredi 19 & samedi 22 août

cheminée du Surf

Gillou, Michel D. & F., Thierry

Suite à la sortie du 27/07 où des blocs menaçants nous empêchaient de poursuivre l'escalade, je revenais en solo le 14 août avec la magique barre bleue pour les titiller de loin. Opération réussie car je stoppais plus haut sur deux départs agrandissables à la massette ; le 22, les deux Michel et moi revenions agrandir le départ de la cheminée de Lourdes, à priori passage fossile parallèle qui semblait plus hospitalier. J'en profitais pour topoter la partie active temporaire qui permettait d'atteindre à + 56 m le point haut temporaire de la grotte. Retour le 22 pour voir le résultat :

Le passage de Lourdes est bien agrandi mais la longueur de l'étroiture va exiger un peu plus de travail !
 
Nous alternons Gillou et moi les phases de désobstruction : heureusement, la coulée se détache par plaques mais demandera plus d'une heure d'efforts !

Gillou réussit un passage en force pendant que je lui fais des prises de pied cruellement absentes, puis à mon tour je parviens non sans efforts à m'extraire de cette étroiture...

La sortie est en plus glissante car la maudite coulée est recouverte partiellement de mottes de boue !

La suite laissait présager un peu plus d'espace : c'est le cas avec une largeur de 4 m, la pente s'infléchissant vite (à gauche c'est la massette, pas une stalagmite).

Un semblant de départ de galerie est comblé par une masse de glaise sur la droite...

Une lucarne sur la gauche semble être la suite...

Le passage se franchit aisément mais derrière ça brille de partout : pas vraiment l'idéal vu notre état !







Partout du concrétionnement, mais on n'est pas venu pour ça ! Malgré un courant d'air bien présent, nous ne parvenons pas à déterminer sa provenance...

Quelques belles excentriques heureusement à l'écart du passage...

Il faudra privilégier l'autre passage en poursuivant l'actif temporaire tout aussi ventilé mais peut-être plus évident bien qu'exposé ; de toute façon, il reste tellement à faire dans cette cavité.
Thierry