dimanche 22 mars 2026

mardi 17, samedi 21 mars 

aven du Pilier esseulé

Thierry

Petite prospection sur le plateau de Chauzon pour parfaire l'investigation de la zone ciblée. Mes performances restent limitées du fait d'un mal de dos récurrent mais l'enjeu demeure modeste. Après la descente d'un trou sans intérêt en fond de doline, où j'égare mon sécateur,  j'évolue dans un lapiaz vigoureux.

Je parviens au bord d'une ancienne bâtisse utilisant le lapiaz environnant comme parties de mur ; au milieu de la ruine, trône ce remarquable pilier, vestige d'une construction imposante !

A proximité, s'ouvre un couloir rocheux au fond duquel un porche m'attend.

Un passage sous des blocs aisé permet d'atteindre une verticale.

La descente s'effectue en oppo sur une dizaine de mètres le long d'un remplissage instable ; le puits, bien ventilé,  se poursuit assez profondément mais nécessitera une corde. Déjà la descente effectuée reste exposée même si un bouchon partiel de blocs, qu'on distingue au fond, devra être purgé. 
Retour le samedi après-midi sous un temps agréable avec tout le bardas nécessaire.

J'équipe au mieux la verticale car le front du remplissage mêle terre et petits et moins petits blocs qui ne demandent qu'à tomber !

Plus bas, le nettoyage du palier percé me demande un certain temps, mais j'ouvre suffisamment le passage pour rendre accessible la suite du puits, aspirant ce jour (température extérieure : 18°c). Il faudra aussi vérifier à la massette la tenue du bloc en face qui supporte tout le poids du palier restant !

Pour descendre la suite, il vaut mieux attendre la présence d'un équipier pour sécuriser le passage car aucun moyen d'éviter la moindre chute de cailloux dans ce goulet !

Une coulée active venant du plafond a transpercé ici l'habituel remplissage obstruant la majorité des cavités du Jurassique à faible profondeur. Contrairement à un phénomène récurrent pour notre équipe ces temps-ci, les déblais balancés plus bas semblent être parvenus à la base du puits...en espérant qu'ils ne bouchent pas une suite plus loin ! A suivre...
Au retour, bref passage vers la doline prospectée mardi dernier où je retrouve mon ségateur malencontreusement accroché dans une branche !

Thierry



vendredi 27 février 2026

jeudi 26 février

avens C.C.2 & Nils

Anne-Marie, Michel F., Pat, Régis, Thierry

Cet après-midi, nous allons tenter (enfin Pat !) de perfectionner le mode topo sur tablette connectée au lasermètre ; les deux trouilloux découverts sur Chauzon se prêteront bien à l'apprentissage des subtilités de ce mode opératoire délicat à opérer dans des cavités étroites voire boueuses (ici, c'est propre).

Préparation des opérateurs sous un timide soleil.
 

Pat se prépare mentalement à l'épreuve qui l'attend, d'autant qu'il ne connaît aucun des deux trous...

L'entrée du C.C.2 s'ouvre dans un couloir rocheux percé de diaclases très étroites parcourues par un courant d'air froid.

Descente et remontée s'effectuent chacun son tour car il reste des blocs peu stabilisés.


Une fouille complémentaire ne révèlera rien de plus malgré le zef important qui circule.

Notre topographe, malgré quelques galères d'orientation, maîtrise de mieux en mieux sa technique !

Il est temps de remonter, l'aven Nils nous attend...

Le puits d'entrée est vite descendu, quelle affluence à la base !

Pendant que Pat s'affaire, nouvelle fouille de départs potentiels très limités il faut bien dire !





Pendant ce temps, Anne-Marie s'enfile dans la diaclase aval bien trop resserrée à nos goûts qu'elle franchit "finger in the nose" avant de négocier un ressaut dans le virage final ; arrêt sur un nouveau cran où la remontée paraît aléatoire. De toute façon, le courant d'air file de l'autre côté...
Après un après-midi bien rempli, retour sous la nuit tombante ; reste à Pat à terminer le travail...
Thierry

mercredi 18 février 2026

mercredi 04, mercredi 11, lundi 16, mardi 17 février

avens du C.C. & Nils (Chauzon)

Michel F., Thierry

En ces temps maussades où nos gros objectifs sont des actifs, la période oblige à se rabattre sur la prospection (quand il ne pleut pas trop, gare aux glissades sur lapiaz !) dans le Jurassique et l'exploration de petits trous qui peuvent devenir "grands". Je vais donc repérer un secteur encore absent de mes pérégrinations côté Chauzon, juste équipé pour l'extérieur, avec GPS et appareil photo tellement l'ambiance reste humide. Je me concentre sur les dolines et leur pourtour, pas question de parcourir les dalles de lapiaz...

Après l'investigation infructueuse d'une première doline, la seconde offre un départ alléchant bien ventilé : l'aven du C.C. n°2 (pourtant la température extérieure est presque à l'équilibre).

 
Je me rapproche d'un secteur déjà parcouru et découvre un autre orifice, départ de petit puits (C.I.4) ; je décide de rebrousser chemin pour respecter la cohérence des secteurs.

Au retour, camouflé sous la végétation et défendu par une armée de ronces, je perçois l'entrée d'un autre puits (C.C. n°3) qu'il faudra atteindre en contournant un effondrement.
Retour avec Michel le mercredi suivant où nous amenons une échelle de 10 m qui devrait suffire pour les puits repérés. Premier objectif : le C.C. n°2  où nous descendons un ressaut de 3 m stoppant sur un laminoir impénétrable même si un volume sus-jacent se distingue ; nous fouillons un couloir perpendiculaire et sur le côté, un orifice bien ventilé laisse deviner un puits au volume conséquent. Malheureusement l'entrée se révèle trop exigue pour passer malgré une tentative à la massette. Second objectif : le C.I.4 qui ne révèlera qu'un P7 suivi d'un bref passage allongé où la suite n'est guère attirante et de toute façon trop étroite. Quant à l'aven du C.C. n°3, pas moyen de fixer une échelle sans spiter...
Au retour, dans une doline peu marquée, planqué sur un côté, s'ouvre l'aven Nils au départ vertical et alléchant.
Le lundi 16, branle-bas de combat avec de quoi équiper l'aven Nils et le C.C. n°3.
Un ressaut suivi d'un P10 aboutit dans une haute diaclase amont/aval.
La morphologie habituelle des diaclases du Jurassique.

On en profite pour tester ma corde neuve de 8.5 mm.

Les beaux chenaux de voûte du Jurassique...

Un passage en hauteur shunte le remplissage.

Un plancher de terre calcitée empêche d'aller plus loin ; il sera vite éliminé.

Un passage ponctuel trop étroit juste derrière laisse entrevoir un élargissement notable, le zef est bien présent.

Il faudra revenir avec des moyens adéquats...

L'autre côté offre une diaclase réservée aux très fins, un virage empêchant de voir la suite.
Départ ensuite pour équiper l'aven du C.C. n°3.
Le puits est vite équipé...

Nous descendons avec prudence car des blocs coincés n'inspirent guère confiance au départ. Un ressaut étroit descendable sans agrès suit.

Le franchissement d'une coulée amène à une cheminée impénétrable mais un passage perpendiculaire semble se poursuivre.

Un double virage à 90° mène à une suite impénétrable avec un petit entonnoir d'absorption.
Le mardi 17, décision est prise de s'occuper de l'aven du C.C. n°2. Après l'élargissement de l'entrée, le passage est praticable.
Si le 1er jet est malcommode, la suite est ample et très esthétique.


Les strates bien marquées alternent des bancs calcaires bien durs avec des joints marneux épais : pas étonnant que beaucoup de cavités soient peu profondes.

La grande diaclase voit plusieurs coulées encore suintantes se jeter dedans mais seul un micro-aval semble être l'exutoire !

Une escalade ne donnera rien de probant.

Une 1ère courte mais bien jolie qui méritera une topographie...
Il reste à s'occuper de la suite de l'aven Nils en sachant que la prospection a été homéopathique ; il reste à faire tout autour: pourquoi pas un Dahut sur Chauzon ?
Thierry

dimanche 21 décembre 2025

samedi 20 décembre

aven du Dahut & RB 14

Michel F., Thierry

En ces temps de crue, décision est prise lors de l'accalmie de cet après-midi d'aller tester le taux de Co2 de l'aven du Dahut qui nous donne tant de fil à retordre et "d'observer" la réponse aux précipitations de la rivière tant convoitée.

1ère constatation : ça s'infiltre de partout ! Rien d'étonnant sous un vigoureux lapiaz et après ce qu'il est tombé cette nuit...

Nous bénissons une fois de plus les marches "made in Lionel" qui rendent plus facile la progression, surtout avec des parois imbibées.

Sans kit, les 80 m de main courante au plafond sont vite avalés mais curieux...pas de bruit hors les piscoulis issus de coulées alors que le bruit de l'actif devrait se faire entendre depuis longtemps !

Arrivé au départ de la main courante du puits du Torrent, un bruit sourd se fait entendre mais bien moins prononcé qu'attendu !



Nous jetons une volée de pierres dans le puits mais avec notre adresse habituelle, une paire seulement arrive à destination ; pour notre défense, des déblais de désob doivent obstruer partiellement la partie étroite. En tout cas, pas de doute ! Le "plouf" entendu prouve une mise en charge sous nos pieds, la cascade perçue devant être sous l'eau.
Le taux de Co2 a bien baissé (0.8 %)...jusqu'à quand ? En descendant le détecteur, le bouchon s'échappe et fait tout seul la 1ère : il faudra remédier à ce défaut ! Pour poursuivre les travaux, il faut que ça sèche : une arrivée d'eau arrose malicieusement la verticale !
En blanc, la zone de désobstruction ; des bruits bizarres en bas doivent être des roulements de cailloux ?
Nous avons donc un réponse à ce que l'on pressentait : une mise en charge mais jusqu'où ? La diaclase des Marches offre une présence d'argiles compatibles avec un ennoiement quasi jusqu'au plafond ... contemporain ?
Au retour, nous nous arrêtons au RB 14 car c'est toujours intéressant de parcourir ces pertes majeures en crue ; me penchant au-dessus du puits à élargir pour s'éloigner de la zone dangereuse car instable, j'entends distinctement bien qu'étouffé le bruit sourd d'un actif. Michel lui n'entendra rien ; j'y retourne une seconde fois, pas de doute ça coule au fond ou alors je suis pris d'hallucinations... De toute façon, il faut s'y attaquer vu l'impressionnant courant d'air froid y soufflant.
Retour sous un temps couvert mais toujours sans pluie.
Thierry