mercredi 23 septembre 2026

mercredi 23 septembre

cheminée Sanguine

Gillou, Michel F., Thierry

Profitant de la sécheresse exceptionnelle, nous poursuivons les recherches dans les plafonds : après la cheminée du Surf, place à la cheminée Sanguine (sans gants, le Jurassique agresse fort !). Rien de tel que notre maître en matière d'escalade que Gillou !

La large coulée stalagmitique (plus de 10 m) s'ouvre dans la belle galerie supérieure du shunt du S3.

Pendant que Gillou grimpe les douze premiers mètres de la coulée, nous observons son aisance que nous ne possédons pas...

Le 1er tronçon se gravit assez aisément mais de fines coulées de boue amenées par les crues rendent la grimpette plus délicate qu'il n'y paraît.

Michel rejoint Gillou au point de relais pour l'assurer car il faut traverser en face.

Gillou parvient à traverser et se rétablit sur un confortable palier concrétionné mais sale par endroits.

Je suis avec les deux kits car nous avons apporté petite perfo et spits inox qui vont vite devenir indispensables ; observez le beau lapiaz de voûte au 1er plan.

La coulée se poursuit mais dans un espace restreint ; Gillou aperçoit une étroiture verticale passable mais il faut absolument fixer un amarrage pour démarrer sainement, la coulée étant glissante à souhait.

Une fois le travail effectué, j'en rajoute un en-dessous pour le retour car ça semble continuer ; Gillou se lance, assuré par Michel, franchit l'étroiture et se rétablit dans une galerie horizontale avec toute la panoplie habituelle des remplissages.

On le rejoint en démarrant au bloqueurs puis l'aspect du passage impose d'ôter le croll ; personnellement, j'enlève même le harnais de poitrine, l'appareil photo et le descendeur pour sortir dans un volume plus conforme à nos désirs. 

De suite, la coulée remonte, offrant un départ au plafond (au fond, la sortie de l'étroiture verticale) mais nous préférons continuer la galerie plus vaste ; nous laissons tout le matos qui commence à être sérieusement enduit !

Belle galerie très comblée mais surtout ventilée ; la suite sera plus propre.

La galerie se poursuit en méandre remontant sur une coulée affluente.

On l'atteint par un passage accrocheur qui pourra être facilement agrandi.

Nous nous arrêtons sur un rétrécissement ponctuel mais, sans outils adéquats, nous ne pouvons que convoiter la suite pénétrable !

Le méandre est large d'un mètre, le zef est bien présent.

Il semble tourner à gauche en remontant sur une nouvelle coulée.

Au retour, nous nous enfilons dans le petit départ au plafond et là...


C'est beaucoup plus large derrière et tout aussi ventilé ! Mais là aussi, une étroiture ponctuelle nous nargue ! Cela semble être le passage principal mais les deux valent la désob...

Retour en rééquipant un peu mieux le premier tronçon ; nous sommes très boueux,pourtant le cheminement ne l'est pas tant que ça mais en 1ère on a un peu essuyé les plâtres...heu, la boue ! En crue, l'ensemble doit être actif et nous avons gagné près de 30 m en dénivelé.

Thierry

lundi 14 septembre 2026

lundi 14 septembre

grotte du RAID - réseau 1

Thierry 

Une fois encore, je pars seul au combat et combat il y a, même si les étroitures ne sont jamais sévères, le parcours est tortueux et accrocheur ... Il s'agit d'aller revoir un petit réseau latéral à la salle du Tatoué, exploré en 1ère avec Guillaume, jamais topographié et vu une seule fois.

La descente du ressaut qui mène au réseau 1 débouche sur des digitations vite impénétrables, comme ici où le départ d'un puits est trop étroit pour être descendu.

Un ancien porche s'avère bouché, la surface est proche...


Un petit gour résiste à la sécheresse ; cette petite salle s'atteint après un ramping peu sympa.

Les formes de "disques" sont fréquentes au Raid.

La montée à la salle du Tatoué exige une escalade d'une dizaine de mètres.


La salle du Tatoué n'a pas de forme bien définie ; elle est envahie de racines qui descendent sur plus de quinze mètres. La morphologie évoque néanmoins une genèse en régime noyé sans doute de bas en haut.

Cette diaclase surplombe un puits là aussi iménétrable ; l'ambiance est très sèche.

Là-haut, un petit départ légèrement ventilé...

La lucarne agrandie manuellement avait demandé de sérieux efforts ; c'est le début d'une série de contorsions à travers un univers très concrétionné. La topo commence ici.


C'est joli mais qu'est-ce que ça accroche !

La seconde lucarne débouche dans du plus confortable sans être l'eden ; c'est un peu labyrinthique comme d'habitude au Raid.

L'accès à la galerie Charal se fait par un ressaut : nous l'avions franchi sans agrès en 1ère mais en s'aidant pour la remontée ; seul, je mets un bout de nouilles salvateur...

La galerie Charal est visiblement parcourue par un actif ; je ne m'en rappelai pas ! Le secteur est très ventilé, l'aval méritant d'être gratté. L'amont est constitué de cheminées remontantes.
La topo confirme l'intérêt du secteur car il s'avance en plein terrain inconnu sous le plateau ; le courant d'air motive aussi mais une suite éventuelle demande une fouille plus approfondie tellement le coin est gavé de concrétions. La sortie me rappelle que je n'ai plus 20 ans car j'ai l'impression d'être passé dans une lessiveuse !
Thierry

mercredi 9 septembre 2026

mardi 08 septembre

cheminée du Surf 

Thierry

C'est seul une fois encore que je m'engage pour revoir correctement les terminus de la partie active temporaire de la cheminée du Surf.

C'est au début de la grande galerie post-S3 que débouche la cheminée du Surf ; jecommence à connaître par coeur l'itinéraire mais reste vigilant car beaucoup de remplissages sont fragiles ou instables...

 


Une fois remontés les 30 m de la cheminée, l'itinéraire se fraye un passage entre la roche-mère et les inombrables planchers et concrétions.


Le passage de la trémie déblayée le 14 août se fait prudemment car les parois et le plafond sont friables.

Ayant désormais la massette, je peux mieux agrandir le trou dans le plancher vers la petite galerie.

En rasant la paroi gauche, je peux épargner les quelques stalactites qui me narguent !

On peut avancer de quelques mètres en rampant jusqu'à un virage ; le reste de plancher suspendu atteste d'un colmatage quasi total.


La galerie se poursuit au-delà mais nécessiterait un déblaiement pas aisé mais faisable ; un petit courant d'air soufflant est présent.

L'endoit où je stationne pourrait servir de lieu de stockage...limité tout de même.

Je m'attaque ensuite à ce qui me semble être un départ horizontal en hauteur au-dessus de la petite coulée au fond (photo avant désob).

Après le débitage de grosses dalles et planchers, le passage devient pénétrable mais mon espace de stockage en a pris un coup !

Malheureusement, le laminoir qui suit est bien remblayé ; le courant d'air est moins présent que dans la galerie opposée.

Reste la cheminée elle-même ; la dernière fois le passage me semblait compromis ; pourtant c'est de là que descend le plus fort courant d'air !

Après une bonne demi-heure de désob où un méli-mélo de concrétions, blocs et galets s'effondre sur moi (je travaille à la frontale pour plus de commodité), je parviens à gagner 4m en hauteur ; les blocs coincés au 1er plan m'empêchent de monter plus haut. Il faudra ramener la barre bleue pour les extirper en sécurité...relative !

La suite paraît pénétrable mais il faudra de toute manière aménager si ça continue vraiment. En tout cas, le passage est de plus en plus ventilé à mesure que l'atmosphère extérieure se réchauffe et nous sommes le matin.
Retour à l'extérieur 3 h après sans incidents ; sur le chemin du retour, j'aiguille le traditionnel groupe de retraités en rando déjà perdu...
Thierry