mardi 20 octobre
Ranc des Biols
Michel F., Thierry
Les jours de phénomènes cévenols sont souvent consacrés à une prospection de surface ou à visiter des cavités pour observer la réaction aux crues et, si on a de la chance, trouver une perte active inconnue. Premier de la liste : le RB 14, perte majeure explorée sur 15 m de profondeur, bien ventilée et objectif futur de désob.
A peine descendus, nous butons sur une nappe d'eau ennoyant complètement la cavité !  |
| Sous cette nappe, 15 m de profondeur ont été reconnus et sans doute bien plus après désob ; comme les herbes de la doline ne sont pas couchées, comme en 2024, nous optons pour un fonctionnement en cheminée d'équilibre ! |
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| Michel va repérer le bas du puits du RB15 : même constat, la suite est noyée au même niveau que son voisin de 50 m ! |
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| Comme Michel ressort essouflé, nous faisons une mesure de Co2 dans le ressaut d'entrée : 3.5 % dans ce qu'il reste de conduit hors d'eau, c'est-à-dire pas grand chose... |
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| Direction le Dahut : le canal est plein, la doline voisine totalement submergée dans la combe en contre-bas du trou. On doit faire attention pour ne pas remplir les bottes ! |
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| Le méandre d'accès au puits du Torrent est noyé à sa base ; cela semble confirmer, au vu de certains témoins en paroi, qu'avec deux ou trois jours de pluie identique supplémentaire, tout le trou s'ennoie ! Malgré une baisse de plus d'1% du taux, celui-ci est encore à 2.5. Nous préférons renoncer à aller reconnaître le sommet du puits. |
Nous poursuivons nos pérégrinations et poussons jusqu'à la plus vaste perte du secteur ; de 2 m de diamètre il y a quelques années, celle-ci s'ouvre désormais par un orifice de 10 x 5 m.
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| Au fond de l'entonnoir par temps sec... |
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| Une descente d'une dizaine de mètres donne accès à un bref couloir où l'eau s'échappe par un tout petit pertuis quand elle absorbe. |
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| Aujourd'hui, c'est un vaste lac ; un torrent de 50 l/s s'y déverse et a noyé la cavité ! |
Nous continuons sous la pluie qui se remet à tomber quand un doux bruit catactéristique attire notre attention !
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| Un petit ruisseau disparaît dans un soutirage en partie bouché à 1 m de profondeur. |
Ca semble bien creux là-dessous, mais un bruit voisin beaucoup plus fort excite nos sens d'homo karstologibus...
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| Un ruisseau bien plus conséquent disparait sous terre à quelques mètres dans un amas de blocs ! |
Bon, du travail en perspective ! On va vite revenir inspecter tout cela de plus près d'autant que nos principaux objectifs sont soit noyés, soit encore gazés. Retour sous une pluie incessante trois heures plus tard.
Thierry