mardi 14 juillet 2026

 Samedi 11 et dimanche 12 juillet


Week-end Rochepierre


David, Judi, Benoît, Jérôme, Michel F, Christophe, Pat.


     Nous attendions impatiemment ce traditionnel rendez-vous annuel pour renouer avec les immenses cavité du Trias.

     Cette année le camping de Rochepierre étant complet c'est Maria et David qui nous ouvrent leur maison et leur propriété et nous accueillent comme des princes.

     Nos belles premières à la Perte n°2 et à l'Interrogation datent un peu et nous aimerions bien renouveler l'expérience. Nous avons jeté notre dévolu sur la grotte Patmagmoon dont le chantier a débuté en 2019 ( voir CR du 9/7/2024 ). 



     Il faut dire que la cavité ne se livre pas facilement. Malgré nos travaux le trou reste rasqueux humide et boueux. Mais le courant d'air est là et il et très bien placé pour peut être nous offrir une paire de kilomètres de grosses galerie en direction de Chamandre via Rochepierre. C'est en tout cas ce que nous imaginons...


    Une autre équipe ( David, Benoît et le Foc ) part continuer le creusement du Soutirage N°2 du Pradal très bien placé lui aussi pour espérer une jonction avec les amonts de la grotte du Pradal ce que nous a confirmé notre essai ARVA (voir CR du 27/03/2022).



     Après un solide deuxième petit déjeuner nous nous engouffrons dans le PMM pensant naïvement que la canicule aura bien asséché le sol et les parois de notre trou. Mais il n'en est rien, la bouillasse est toujours là, et c'est déjà bien crades que nous arrivons devant notre terminus.

L'ambiance Patmagmoon : David en mai 2020 dans la petite remontée donnant accès au méandre.


     C'est un méandre impénétrable qui démarre au pied d'un ressaut de 2 mètres très étroit. L'objectif est de calibrer la descente de ce ressaut pour pouvoir attaquer confortablement le méandre.

Dans le ressaut étroit qu'il va falloir calibrer. ( Juillet 2025 ) Photo David.

Le bas du méandre ( juillet 2025 : il y avait encore un peu d'eau )

     Tout le monde se met en place : le foreur et son assistant pour ensuite passer à la phase burinage et déblaiement où s'échinent alors chargeur, tireur et videur de gamate.

    Les bonnes nouvelles sont que le trou aspire régulièrement ( ce que confirmera la mesure de Judi avec l'anémomètre ) et que l'endroit où nous évoluons est relativement sec. 



Certains blocs nécessitent une sérieuse réduction de taille à coups de massette pour pouvoir être remontés.

     La rotation des équipes permet de varier les plaisirs et de ne pas avoir trop froid. Nous avançons bien ( hormis la pose déjeuner nous n'avons pas chômé ) et en fin d'après midi, après 4 sessions successives, le ressaut est totalement ouvert et, en bas, une niche à peu près habitable nous permettra d'attaquer frontalement le méandre.

Dans le dos de Christophe le méandre à ouvrir. 

     S'amorce alors une longue discussion d'experts pour décider où l'attaquer : le bas est un peu plus large mais il faudra évacuer tous les déblais. A mi-hauteur la partie droite est constituée d'une strate de marnes bleues d'une puissance de 30 cm et en face la roche mère fait de petites cloches latérales. C'est là que nous décidons finalement de désobstruer en espérant que les déblais ( s'il ne sont pas trop gros ) puissent tomber au fond du méandre nous évitant de fastidieuses évacuations. 

Le front de taille. En face du gant le banc marneux plus facilement délitable en théorie.


     C'est bien courbatus que nous ressortons après 7 heures de minage sous une pluie fine et bienfaisante en nous délectant à l'avance de la bonne bière qui nous attend chez David.

    Le lendemain nous nous rendons tous au Soutirage n°2 où la veille ont oeuvré le Foc, David et Benoît. Ils ne nous parlent plus d'un soutirage mais d'un véritable puits ce que nous accueillons avec un certain scepticisme. 

Le soutirage n°2 le jour de sa découverte ( juillet 2023 )

Le même aujourd'hui ( juillet 2026 ) Photo David.

A l'extérieur, le monticule de terre commence à prendre de l'ampleur. Photo David.

    Sur place, il faut se rendre à l'évidence, ils ont raison, une échelle est maintenant nécessaire pour atteindre le fond !


    Tout s'explique : hier Benoît, David et le Foc ont bossé comme des forçats sans oublier le duo Foc / Julot qui, l'an passé, avait déjà mis le turbo.

Bientôt un grand puits dans le Trias ! Photo David.


Benoît prêt à adopter un nouvel animal de compagnie. Photo David

     Du coup la roche mère calcaire est largement atteinte et ça commence à sentir bon, on devine même l'ébauche d'un petit départ à l'horizontal ( bien colmaté quand même ).


Photo David.

     Ce matin nous sommes 6 et l'on peut continuer le creusement. La terre n'est pas trop collante et on a une place suffisante pour travailler avec une pioche. Par contre la qualité des seaux est discutable et la séance s'arrêtera prématurément sur destruction du matériel. La mesure précise nous donne une profondeur de - 4,50 mètres. 

  

Le fond actuel et l'amorce d'un éventuel départ.

     De combien faudra-t-il encore creuser pour rejoindre la grotte du Pradal ?


Bilan :

    Un étroit méandre d'au moins 5 mètres nous attend au PMM et il serait judicieux de continuer sur notre lancée en programmant quelques séances sans attendre l'an prochain pour profiter du courant d'air aspirant ( il faudrait être au moins 5 ). Idem pour le Soutirage n°2 ( pardon le Puits... ) où une équipe de 3 bien motivée pourrait gagner encore un bon mètre et qui sait...  

PS : En place au PMM : 2 gamates, une corde, une ligne.

      Un grand merci à Marie et David pour le somptueux accueil.

                                                                                                                                                                                                    Pat


            

    

samedi 27 juin 2026

samedi 27 juin

aven des 3D.

Thierry

Retour aux 3D pour tenter l'escalade de ce qui semble être le shunt du boyau partiellement inondé atteint le 15 avec Michel. Je vais d'abord voir si le niveau a baissé : bien peu et de toute façon il faudra déblayer le départ pour y accéder car les crues ont déposé pas mal de remblais.

Ce bout de plancher suspendu me paraît "l'idéal" pour traverser et remonter en oppo, contrairement à un démarrage par le bas surplombant et sans prise. La difficulté est la boue omniprésente.

L'escalade se fait à la limite de l'adhérence puis je tire mon kit avec la corde qui me servira à équiper.
La suite se présente sous la forme d'un toboggan argileux (le mot est faible) où à mon avis ça va être sport de remonter sans agrès !
Pendant près d'une heure, je cherche un endroit pour spiter car aucune trace d'amarrage : partout des coulées pourries sonnent creux et 10 cms de glaise sur les parois ! Pourtant je reste circonspect sur  l' amarrage naturel qui devrait me servir pour la descente. Enfin, au ras du sol, je parviens à trouver un micro-endroit pour forer et mettre un spit...
Mon seul amarrage naturel exploitable ... n'en a plus pour longtemps ; les autres stalagmites sont faites de boue !
(Notez les traces de mise en charge jusqu'au plafond)
Je peux désormais appréhender le toboggan avec plus de sérénité et, effectivement ma poignée sera d'un secours appréciable.

Si c'était encore possible, le bas est encore plus immonde même si on ne s'enfonce pas trop.

J'arrive sur un passage visiblement désobstrué où la pente remonte brutalement.

Au sommet, la porte de l'Enfer ?

Non, l'accès au P8 d'après les commentaires de l'équipe Ranchin ; bon, je m'arrête là pour aujourd'hui, de toute façon je n'ai pas d'autre corde et vu déjà l'état du matos...

Je remballe tout et me mets prudemment sur la corde : tout-à-coup, je descend brusquement d'un bon mètre ! Ce n'est pas la stalagmite qui a pété mais toute la coulée qui va avec !!! Heureusement j'ai toujours doublé mes amarrages et le spit a tenu ; j'en suis quitte pour un coup de stress. (A droite, mon amarrage naturel, sans doute un modèle d'importation !).
La suite par là risque d'être comique mais un courant d'air aspirant est nettement sensible au P8 : peut-être qu'on attendra de voir si le boyau voit le niveau d'eau baisser puisque théoriquement les deux parcours se rejoignent et qu'on tentera l'escalade au mât vers le sup. bien visible. 
Après un nettoyage minimaliste dans l'eau du boyau, retour à la canicule.

jeudi 25 juin 2026

jeudi 25 juin

grotte de la Vieille

Thierry

Petite visite à ma très chère Vieille, toujours aussi glaiseuse pour constater le niveau d'eau ! 

Exceptionnellement, depuis 2002, la cavité peut résurger ; cette année-là, le dépôt archéologique avait été balayé et des griffons nouvellement ouverts (notamment l'aven du Biotope 1) avaient défoncé la route !


La crue de 2002 a sensiblement agrandi le ramping en bas du puits d'entrée, tant mieux ! Le courant d'air est bien présent, bon signe ?

Le second puits, plutôt un toboggan suivi d'un ressaut vertical, garde les traces de mise en charge récentes.

Le mousquif de dév. n'a pas apprécié le long séjour sous terre.

La bassine du bas des puits a de l'eau : pas bon signe...

Je ressens déjà les effets du Co2 dans la 1ère salle ; le détecteur signale en effet 1.26 %.

Je descends prudemment le ressaut qui aboutit dans la seconde salle...


La salle du Sable est souvent en hiver le point d'accès terminal, la suite étant noyée, ce que trahit le contexte morphologique.

Le taux est légèrement monté mais reste gérable.

Personne ne m'a précédé cette année devant le 1er piège à rats qui peut siphonner bien avant que le collecteur ne déborde...


Depuis que Guigui et moi avons aménagé ce bassin, il se vide automatiquement ; auparavant, bain garanti jusqu'à la taille !

C'est par cet orifice, désobstrué à l'époque, que l'eau arrive venant amorcer le point bas précédent. En quelques minutes, tout est joué !


La vm1 est  quasi encore amorcée mais le courant d'air puissant au raz de la voûte crache le Co2 emmagasiné depuis l'été dernier ; en général, le taux baisse dans l'été...

Maxi obtenu.


Retour après une petite heure pour retrouver le bon air...caniculaire ! Avec le Co2, le vieillissement démographique, les tracasseries administratives et environnementales et maintenant les illuminés des réseaux sociaux qui se prennent pour des explorateurs, on vit une chouette époque spéléo ! 
Rappel : le club dégage toute responsabilité quant à l'utilisation des équipements fixes ; les utilisateurs s'engagent dessus à leurs risques et périls !