lundi 15 juin 2026

mercredi 03 & 10, lundi 15juin

aven des 3 D.

Thierry puis avec Michel F. 

Mercredi 03, après avoir déjà prospecté le secteur avec Pat en novembre 2018 (plusieurs cavités inventoriées dont une plus profonde non descendue jusqu'au fond car saturée en Co2) puis avec Michel le 1er juin, je décide de clôturer la zone avec la ferme intention de mettre la main sur l'aven des 3 D. exploré par l'équipe efficace de l'abbé Ranchin dans les années 70. C'est chose faite après la traversée de lapiaz parfois envahis de ronces et malcommodes de progression ! En tout cas celui-là, il faut le trouver ! Retour après un débroussaillage monstre...

Blottis au fond d'un canyon karstique, les 3 orifices sont "protégés" par un fil de fer barbelé tout rouillé ; l'entrée la plus au Nord est la plus adéquate grâce aux arbres faisant fonction d'amarrages.
Je reviens la semaine suivante pour reconnaître le trou et stoppe sur deux avals après la descente du puits d'entrée et l'arrivée dans une belle salle sous les deux autres puits.

Les deux autres orifices nécessiteraient de spiter.

Le 1er aval a l'air d'absorber fortement en crue et présente plusieurs étroitures.

L'autre aval a fait l'objet de désobstruction au vu de la ligne encore présente ; une étroiture se jette dans un puits à équiper.
Ce repérage fait, il s'agit de revenir avec armes et bagages pour poursuivre la reco et nous décidons avec Michel d'y retourner ce lundi, le Co2 étant revenu siéger au Dahut, malgré désormais la certitude que l'obstacle qui nous a tant posé de problème sera franchi.
Départ tôt le matin car il va faire chaud dans la garrigue !

L'éboulis du 1er aval doit se descendre prudemment car l'édifice est instable bien que peu dangereux ; il débouche sur un ressaut.


Le conduit, actif temporairement a été partiellement remblayé par les crues et s'avère bien étroit.

Je bloque sur un passage un peu plus resserré et préfère ne pas insister, vu l'absence de zef ; Michel s'y essaie à son tour mais ne franchit pas plus l'obstacle. Il faudra revenir déblayer un peu, au moins pour la topo.

On se rabat sur l'autre aval dans la direction opposée, qui paraît bien plus intéressant.



J'équipe la main courante en utilisant des spits en place qui ne sont pas de premièe jeunesse  mais il a fallu en replanter un pour élaborer un "Y" car l'un d'entre eux est trop réticent au vissage. C'est déjà pas mal...

Le puits en diaclase s'élargit brusquement pour déboucher dans un vaste conduit (notez l'équerre plantée à l'époque pour le confort comme quoi on n'est pas des pionniers en la matière !).


L'amont bute vite sur de l'impénétrable ; de toute façon l'essentiel de l'éboulis vient de la grande salle d'entrée...




Suit un grand couloir, où ,en crue, un torrent doit dévaler.

La ligne part dans un passage supérieur où il faudra amener un bout de corde.

Des amarrages baroques sont-ils le signe d'une escalade à revoir ? En tout cas, un passage encore plus haut est nettement visible au plafond (idéal pour le mât).

Un passage inférieur a été élargi...

Suit un second passage étroit mais facile sur coulée et gours.

Le remplissage sous la coulée a été décapé par la crue...

Suit un boyau rempli d'eau pénétrable qui ne doit pas siphonner car un petit zef aspirant est ressenti (un croquis annonce un niveau variable : de toute façon de la mise en charge s'observe ponctuellement).
On s'arrêtera là aujourd'hui car il faudra que le niveau baisse et reconnaître le passage supérieur qui a l'air de shunter l'obstacle sur le croquis.
Le passage supérieur bien glaiseux où part la ligne.

Retour à la salle d'entrée : cet aven, très esthétique, mérite d'être une cavité pour débuter en spéléologie mais pourrait être intéressante aussi pour une maneuvre du SSF. 
Retour sous la chaleur qui devrait s'aggraver en fin de semaine avec l'objectif de revenir très rapidement, de poursuivre la cavité et d'effectuer une topo complète.
Thierry

vendredi 8 mai 2026

jeudi 07 mai

Ranc des Biols

Thierry  

Poursuite de l'inventaire du secteur : maigre moisson de trous mais toujours des paysages magnifiques...

Les plus beaux lapiaz d'Ardèche sont dans le Jurassique supérieur !

Le n°49 est délicat d'accès : après désescalade et débroussaillage...

Découverte d'un sécateur au fond du trou, posé sur une pierre ! Son heureux propriétaire peut venir le récupérer...

A côté d'un figuier, le n°50 nécessite une échelle.

Le n°51 s'ouvre sous le bloc au fond : un ressaut permet d'accéder à une petite salle.

Le bloc en suspension tient par miracle à droite...

Petite perte qui semble bouchée à - 2 m.

Lac éphémère de printemps pluvieux.
La période de prospection s'achève en même temps que grimpent les taux de Co2.
Thierry

jeudi 23 avril 2026

 Mercredi 22 avril

Aven du Devès de Serre n°2 ( St Laurent  sous Coiron )

Julot ( Régis Brun ), Thierry,  Anne-Marie, Pat.


     Il y a une quinzaine de jours, nous avons été topographier l'aven du Devès de Serre n°1. Ensuite, à la recherche du n°2, nous sommes tombés sur une entrée étroite qu'Anne-Marie a commencé à descendre sans toucher le fond ( voir CR du 06/04 ).

     Ce que nous avons trouvé correspond - t - il au n°2 ? La description dans le fichier ne fait pas mention d'un puits d'entrée très étroit...

     Entre temps, Thierry en fouillant dans ses archives, a remis la main sur un croquis du N°2 qu'il a réalisé en 1997 lors d'une visite.

     La pluie tombe depuis ce matin mais la météo a annoncé que cela cesserait vers 14h. C'est donc l'heure choisie de notre rendez vous à la maison. Hubert qui devait nous montrer l'entrée a décliné sa proposition n'ayant qu'une confiance limitée de la prévoyance météorologique ( la suite lui donnera totalement raison...)

     Ce n'est donc qu'à partir de 16 h, quand la pluie a bien voulu enfin s'arrêter, que nous nous mettons en route.

     D'abord un petit tour au n°1 pour montrer l'entrée à Julot et Thierry puis prospection autour du dolmen pour trouver ce fameux n°2 du fichier.

     " Choux blanc ! " Rien à faire nous ne trouvons rien et du coup on se rabat sur l'entrée précédemment repérée. Une corde et une échelle ( amarrée plus bas ) sont mises en place et c'est de nouveau AMG qui part la première dans le puits. 

     La descente se fait doucement, détecteur de CO2 en bandoulière ( ce qui devient une obligation en Ardèche par les temps qui courent ).

      Arrivée en bas du puits, elle nous signale la présence d'une belle carcasse de sanglier en putréfaction et un taux de CO2 de 0,5 %.

     Je m'équipe et la rejoins. Le puits n'est pas très large mais descendeur en bout de longe ça passe tranquille.

     La suite du P10 est un méandre calcité ponctué de deux étroitures désobstruées ( nous ne sommes pas en première ! ). 

     En continuant au même niveau, on bute au bout d'une vingtaine de mètres sur un colmatage terreux. Deux vieux seaux laissés en place témoignent d'un tentative de désob avortée.

    En revenant sur nos pas, on trouve un ressaut donnant accès à la partie inférieure du méandre encombré de blocs. Le taux de CO2 grimpe à 1,5 %. Là encore on s'arrête devant un bouchon de terre obstruant la galerie.

    La remontée du P10 s'effectuera sans trop de difficulté en prenant son temps.



    Nous plions bagages et rentrons sous une pluie battante pas du tout prévue par Météo France et Météociel...

    Le croquis de Thierry décrivant parfaitement ce que nous avons retrouvé c'est bien le n°2 que nous avons descendu. Il faudra y revenir dresser une topo complète, par beau temps si possible...

                                                                                   Pat

     

mardi 21 avril 2026

lundi 20 avril

grotte de Beaussement

Michel F., Thierry

Suite et fin des relevés Co2 dans la cavité cette fois-ci accompagné de Michel qui ne connaît pas le fond.

 

Sortie de la vm3 : le détecteur confirme les 1.66 % de l'avant-veille. Suit un passage encore bien humide et glaiseux franchement glauque !




Le parcours qui suit est plus sympa et le paysage typique des cavités actives du Jurassique.

La corde à noeuds est toujours présente pour accéder à la vm4.

Taux à la vm4 encore acceptable...

La descente pour accéder à la vm4, alimentée par l'actif issu du siphon du puits Tao.

Environnement particulièrement boueux à la vm4 mais elle est vide aujourd'hui.

La galerie postérieure reprend du volume ; le taux plafonnera à 2 %.

Une arrivée latérale ne semble rien donner...


L'accès à l'ancien terminus, la corde à noeuds facilite grandement là aussi le franchissement.

Le départ vers le puits Tao ouvert en 2011 déjà : nous n'irons pas aujourd'hui car la suite nécessite de la corde. Au-dessus , la trémie : je n'ai pas retrouvé le départ prometteur en hauteur. Ais-je fantasmé ? Il faudra revenir.

Ce laminoir ne demanderait pas grand chose pour être franchi et il ne part pas en direction du puits Tao ; à voir à l'occasion... 
Sortie de 3 h, Michel en profitant de se salir copieusement dans un boyau latéral que nous avions vu finalement et se terminant sur la trémie.
Thierry