jeudi 3 septembre 2026

mercredi 02 septembre 

grotte du G6

Michel F., Pat, Thierry

Branle-bas de combat ce jour car plusieurs objectifs sont au programme : le 03 août, en solo, j'avais réussi à franchir le terminus du boyau de gauche des Abeilles de Troyes grâce à une massette sans manche (!) retrouvée par Judi lors du relèvement des sondes. Mais l'outil, suffisant pour casser des gours était un peu inefficace pour s'attaquer aux lames de rocher qui m'avaient stoppé ! Nous décidons d'y retourner et en cas d'échec de tenter l'escalade au bout de la galerie des Coudes vers le S1.

Arrivés sans encombre aux Abeilles de Troyes, la pause s'impose d'autant que les kits sont blindés et la galerie Coucou se rappelle à notre bon souvenir ainsi chargés. Le Co2 mètre n'a jamais été aussi bas l'été (1.11 %), sans doute le réseau inconnu a fini de cracher son venin !

La voûte mouillante vide, ça change tout ! Notez le niveau habituel quand elle ne siphonne pas, marqué par le dépôt de calcite à droite de Pat...


Derrière, la coulée ne coule plus, ce qui a permis d'aller au-delà du terminus de Pat en 2023. En 2025, la vm était vide aussi mais l'écoulement n'avait pas tari.

Le cheminement, allongé dans les gours remplis, est synonyme de fraîcheur ! Des lucarnes impénétrables sur la droite communiquent avec le fameux laminoir.

La galerie se transforme ensuite en conduite forcée surcreusée bien propre, à la base noyée ; je casse rapidement des lames en travers.

La suite nécessiterait d'éliminer la protubérance rocheuse à droite mais le courant d'air perdu n'incite pas à l'optimisme.

Pat me rejoint pour se croiser dans le seul espace adéquat !

Pat n'ira pas plus loin mais confirme un agrandissement proche...

Un petit amoncellement de blocs un peu avant semble cacher une suite mais la désobstruction est exposée ; sans doute une correspondance avec le laminoir.

Le voilà le fameux laminoir ! 6 m de long à éliminer au plafond : en soi pas un problème sauf que le sens du courant d'air... Et peu d'espoir d'avoir un pareil étiage en hiver !

Nous décidons donc de partir vers le S1 pour tenter cette escalade avec des kits chargés d'une boue collante ; heureusement, la galerie des Coudes est plus sympathique que la galerie Coucou. La cheminée contribue-t'elle au courant d'air sensible ici aussi aujourd'hui ?

L'escalade d'une dizaine de mètres que va tenter Pat ; à première vue, une formalité avec perfo, pulses,...

Le S1 est 20 cms plus bas que son niveau habituel d'étiage. Les sondes Reefnet ont prouvé que les trois siphons font partie de la même nappe : à vrai dire, on s'en doutait un peu ! Nous cherchons un plongeur topographe de fond de trou pour explorer cette suite.

Pendant que Michel assure Pat, je tente un début de désobstruction dans une galerie à gauche du S1,  qui nous avait semblé sans intérêt au 1er abord ; mais la détection d'un courant d'air l'avait rendu bien plus "séduisante". Aujourd'hui, il est présent mais, doté d'un burin, je ne suis qu'à moitié efficace. Au moins je me réchauffe, même si j'ai changé le tee-shirt trempé par un rhovyl sec sous la combi mouillée.

Je reviens voir mes deux compères car j'entends Pat jurer : il semblerait que l'escalade ne soit pas le havre promis !

En fait, les parois sont enduites de boue apportée par la mise en charge (99 % des 1700 m se noient) et le passage offre une étroiture verticale.

L'attente sera longue avant la redescente : la glaise rend compliquée n'importe quelle manoeuvre et Murphy a décidé d'en rajouter une couche...de boue ! Après avoir planté deux points d'amarrage pour laisser la corde en place, Pat constate la présence d'un gros volume 2 m au-dessus mais un passage va nécessiter des moyens percutants.


Preuve à l'appui ! Cherchez le perfo ! Aller désobstruer là-haut va être sport : un candidat ?

Nous sortons au bout de 7h30 d'efforts, le retour avec des kits de ce poids imposant un rythme de sénateur.

Thierry

 

jeudi 27 août 2026

jeudi 27 août

évent Sud des Estugnes - commune de Vogüé

Thierry

Petite virée à cette sortie d'eau temporaire, tributaire du complexe système du Coiron, pour voir si le siphon a désamorcé.

L'entrée se situe au bout d'un canal interne au village et résurge de façon vauclusienne.

Les gros galets de l'entrée ne sont pas forcément originaires de la grotte.
La galerie est soumise à des effondrements de dalles du fait d'une stratification peu épaisse.

Le conduit principal est bordé d'une trémie instable sur son côté ; la suite est derrière la dalle à gauche.

Un joint marneux est le point de faiblesse de creusement.

Malheureusement, le siphon est bien amorcé ; le courant d'air est perdu.


Il provient de la trémie qui surplombe la galerie d'accès au siphon.

La trémie très dangereuse offre deux possibilités.

Soit grimper en son sein mais le courant d'air y est faible.

Les galets résiduels y sont impressionnants !

Soit poursuivre quelques mètres à l'horizontale où le courant d'air y est le plus net mais une désobstruction serait suicidaire...d'autant que l'origine du zef peut être extérieure.
Refaire le pompage de ce court siphon serait intéressant pour revoir les terminus du S.C.A. car le démorçage provoque un autre courant d'air provenant d'une seconde trémie ; un conduit latéral existe aussi sur le croquis. On ne sait jamais...


dimanche 23 août 2026

vendredi 14, mercredi 19 & samedi 22 août

cheminée du Surf

Gillou, Michel D. & F., Thierry

Suite à la sortie du 27/07 où des blocs menaçants nous empêchaient de poursuivre l'escalade, je revenais en solo le 14 août avec la magique barre bleue pour les titiller de loin. Opération réussie car je stoppais plus haut sur deux départs agrandissables à la massette ; le 22, les deux Michel et moi revenions agrandir le départ de la cheminée de Lourdes, à priori passage fossile parallèle qui semblait plus hospitalier. J'en profitais pour topoter la partie active temporaire qui permettait d'atteindre à + 56 m le point haut temporaire de la grotte. Retour le 22 pour voir le résultat :

Le passage de Lourdes est bien agrandi mais la longueur de l'étroiture va exiger un peu plus de travail !
 
Nous alternons Gillou et moi les phases de désobstruction : heureusement, la coulée se détache par plaques mais demandera plus d'une heure d'efforts !

Gillou réussit un passage en force pendant que je lui fais des prises de pied cruellement absentes, puis à mon tour je parviens non sans efforts à m'extraire de cette étroiture...

La sortie est en plus glissante car la maudite coulée est recouverte partiellement de mottes de boue !

La suite laissait présager un peu plus d'espace : c'est le cas avec une largeur de 4 m, la pente s'infléchissant vite (à gauche c'est la massette, pas une stalagmite).

Un semblant de départ de galerie est comblé par une masse de glaise sur la droite...

Une lucarne sur la gauche semble être la suite...

Le passage se franchit aisément mais derrière ça brille de partout : pas vraiment l'idéal vu notre état !







Partout du concrétionnement, mais on n'est pas venu pour ça ! Malgré un courant d'air bien présent, nous ne parvenons pas à déterminer sa provenance...

Quelques belles excentriques heureusement à l'écart du passage...

Il faudra privilégier l'autre passage en poursuivant l'actif temporaire tout aussi ventilé mais peut-être plus évident bien qu'exposé ; de toute façon, il reste tellement à faire dans cette cavité.
Thierry

lundi 17 août 2026

lundi 17 août

grottes de Josserand

Thierry 

Petite virée à ces grottes que je ne connais pas ; accessibles par des éboulis de plaque calcaire instables, elles s'ouvrent dans le Crétacé de la montagne de la Serre.

Le porche de la n°2, au fond d'un thalweg affluent, est modeste.

Tout comme la grotte elle-même, ultra-sèche et sans grand intérêt.

Le porche de la n°1 est lui bien plus sympathique.

Le thalweg de sortie de crue sous-jacent attire mon attention car la grotte est donnée pour fossile ; or j'ai connu la même aventure au Colombier : on connaît la suite avec la découverte du collecteur du Saleyron...


La galerie d'entrée est plutôt confortable. Un léger courant d'air aspirant s'y fait sentir.

On débouche de suite dans une conduite forcée surcreusée ; une barre (pour désob ou fouilles dans la fondrière sous-jacente ?) et un bout de corde trônent sur place ! Le passage en oppo ne nécessite pourtant aucun agrès.

Du sable fin résiduel dans deux paléo-marmites, curieux... Le Co2mètre n'indique qu'un taux très faible.



Après une petite escalade dans le surcreusement, la suite propose de belles sections malgré un concrétionnement sali.


La grotte n'est pour une fois guère argileuse, un réseau supérieur existant dans la seconde partie.


Le plafond s'abaisse ensuite, la dernière partie étant bien moins ventilée, nous n'insistons pas.

Juste avant, une portion évolue en diaclase.

De vieux planchers démantelés témoignent de phases de comblement ; le surcreusement réapparait par endroits, lien avec un étage inférieur semi-actif ? De toute façon, ce ne doit pas être bien large...
Grotte intéressante, petit paléo-collecteur local (?) désormais déconnecté des écoulements actuels ; la montagne de la Serre garde bien des secrets avec ces avens et grottes connus depuis longtemps pour leur taux de Co2 (Espatty, Philippe, Aiguille...). Pas sûr que des découvertes notables aient lieu dans le futur. Retour sous un soleil de plomb.