mercredi 12 mai 2021

Mardi 11 mai 


Event des Poubelles ( Lussas )

Gillou, Lionel, Anne-Marie, Pat

     En ce lendemain de jour bien pluvieux, nous allons faire le tour de quelques résurgences en crue.
     Ayant récemment travaillé sur cet évent ( voir CR du 6 mars ) et comme nous ne l'avons jamais vu en grosses eaux, nous décidons de nous y rendre en y accédant par le haut de la combe car la traversée de Louyre risque d'être problématique. 



     La descente du talweg nous rappelle que cet évent, situé juste à l'aplomb, porte bien son nom. Pendant des années ce ravin a servi de décharge et nous y descendons en naviguant à travers un aperçu hétéroclite des méfaits de la société de consommation. Nous nous frayons un chemin entre frigos, lave-linge et pneus en tout genre qui décorent le sous bois.
     Arrivés à la source pérenne, nous constatons qu'elle débite entre 30 et 50 l/s et qu'elle sort en glougloutant 3 m au dessus de Louyre en furie.


     Nous grimpons ensuite au niveau de la vire d'accès et nous pouvons nous approcher de l'entrée de l'évent qui vomit aujourd'hui un torrent d'une trentaine de litres seconde se déversant en cascade 10 m plus bas. Le petit porche d'entrée siphonne au bout d'un mètre.




    L'extrémité du tuyau bleu du pompage sagement lové à l'entrée n'a pas été emporté et nous attend pour un futur pompage programmé en des temps plus cléments.




                                                                               Pat



mercredi 14 avril 2021

mercredi 14 avril

 grotte de Beaussement

Lionel, Michel & Thierry

Hier après-midi, sous un beau soleil nous retournons à la grotte de Beaussement poursuivre la désobstruction entamée mercredi dernier ; il s'agit d'apporter une réponse au minuscule orifice qui termine l'affluent de la voûte mouillante n°3 où, l'été, un courant d'air permanent s'en échappe et où une forte résonance se fait attendre. Vu les conditions, ça promet d'être "sport" !

La situation de la cavité nécessite le parcours d'une vire exposée et une descente surplombant l'Ardèche où il vaut mieux placer une corde.

L'entrée, empruntée depuis longtemps (une autre appellation la dénomme "grotte des Brigands"), est esthétique à souhait, dominant le cours de la rivière, surtout à cette époque où les baigneurs sont absents.

Nous sommes vite sur le lieu du chantier malgré un parcours glissant qui demande une forte attention. Très rapidement, il devient évident qu'il va être difficile de garder un pouce de combinaison de sec et de propre car il faut s'allonger dans le boyau, alimenté par un minuscule actif, pour évacuer blocs et argile bien humide.

L'affluent nécessite l'évacuation complète de la boue pour permettre à l'actif de s'écouler.

Le terminus, après dégagement des premiers blocs et avant de continuer à déblayer les blocs restants désormais noyés dans une mer d'argile !

Une petite galerie commence à apparaître à la place de l'orifice originel de 10 x 5 centimètres.

La suite n'est pas "Versailles" et l'eau rejoint presque le plafond ; par contre, on peut gagner pas mal en profondeur et aucune buée n'est venue troubler le chantier, prouvant un minimum de ventilation !

Après trois heures de bain de boue, nous remballons le matériel, la prochaine sortie sera consacrée à la poursuite de l'évacuation de l'argile vers l'aval de la vm3.
Lionel en plein effort d'évacuation : une gymnastique éreintante ...

L'énorme volume d'argile demande à être évacué plus loin désormais pour vidanger plus efficacement le boyau. Et il y en a qui payent pour des bains de boue ... La vm3 est au fond et le boyau démarre à droite ; on distingue les pierres du barrage de chaque côté de la gamate.

Mais qu'est-ce qui m'a pris d'attaquer ce chantier ? La certitude que Beaussement n'a pas livré tous ses secrets et la proximité des Aulagners !

Michel descend dans la vm3 pour tenter un nettoyage ; le velcro de sa combi a depuis longtemps crié grâce !

La voûte mouillante n°3, désormais désamorcée la plupart du temps grâce à la construction d'un barrage empêchant l'affluent de la remplir.
Le retour se fera prudemment, un peu transis par la couche d'argile qui recouvre les combis, mais juste à temps pour respecter les con ditions horaires du moment.
Thierry

lundi 12 avril 2021

lundi 12 avril

aven de la Battue (Balazuc)

Lionel, Thierry 

Visite cet après-midi d'un petit aven bien sympa sur les lapiaz de Balazuc exploré par le S.C.Joyeuse dans les années 70.


Un puits se dédoublant accuse 14 m dans sa plus grande profondeur.

En bas du puits, on peut franchir la trémie basale sur le côté pour finir dans une rotonde où un soutirage est temporairement drainé par un ruisselet.


Le soutirage malheureusement sans courant d'air.

L'autre côté est plus intéressant et après le franchissement d'un boyau au sol d'argile craquelée, on débouche dans un conduit confortable dont le fond diffère sensiblement du dessin d'origine.

La galerie se transforme en boyau où une brève reptation s'impose...


La galerie terminale offre de belles proportions avec des remplissages intéressants.

Le fond présente plusieurs digitations où la terre rejoint le plafond avec parfois de vieux planchers.

Bref, une petite cavité sympa et bien préservée.

Thierry

mercredi 24 mars 2021

Dimanche 21 mars


Perte n°2 de Rochepierre  ( Sanilhac )


Mathieu, Gillou, Michel F, Jérôme, Anne-Marie, Pat.

     Avec la venue de Michel, qui vient redécouvrir les joies de la désob dans le Trias, nous atteignons enfin le quorum requis pour pouvoir aller tirer quelques bacs dans notre perte où nous n'étions pas retournés depuis février. 
     Après les traditionnelles étapes du covoiturage, nous récupérons in extrémis le "Fauque" qui nous attendait au mauvais endroit et nous nous entassons à 6 dans le fourgon de Jérôme direction Rochepierre.


     Aujourd'hui le ruisseau extérieur coule  faiblement, gage d'un travail plus au sec que la fois précédente. 

Meilleures conditions de travail aujourdh'ui : c'est pas trop mouillé, gros "Karrimat" confort pour s'allonger, petite banquette latérale pour charger la pelle à charbon : royal !


     Comme d'habitude nous nous répartissons dans le trou, Anne-Marie squattant sa place d'aiguilleuse, tireuse et compteuse de gamates sur le petit banc où elle peut s'adonner à l'art lyrique pour se réchauffer et encourager la troupe. 

Notre ( Castafiore ) cantatrice sur son trône...

     Nos travaux de la dernière fois ont été efficaces : le fond est complètement bouché par les déblais. Nous entamons alors le va et vient des bacs pour évacuer notre pierraille. 


     Tout les 20 gamates, nous opérons une rotation de l'équipe en se décalant d'un poste. Cela permet de ne pas trop user le moral et que chacun puisse goûter à toutes les joyeuses facettes de la désob.



     Il est 13 h quand la quatre vingt troisième et dernière barquette est sortie. Mais pour trois de nos précieux récipients c'est la fin de vie. Leur fond, totalement usé par les frottements, est devenu fin comme du papier à cigarette et commence à se déchirer de partout.
     Ensuite les mineurs de fond prennent le relais et une heure plus tard, nous pouvons enfin boire un canon bien mérité en savourant notre pique nique assis sur le muret ensoleillé du Pradal.
     De retour à la perte, Jérôme part inspecter le fond et constate que nous aurons pour la prochaine séance encore une bonne dose de cailloux à sortir.

     Malgré quelques effluves nauséabondes, il nous propose d'enchaîner une seconde séance dans la foulée. Mais la moitié de l'équipe, plus sensible aux mauvaises odeurs et moins motivée, s'est déjà rhabillée et reste insensible aux sirènes du déblayage et rétive à l'argumentaire de Jérôme.


La suite est derrière cette petite flaque, on devine un petit ressaut qui devrait normalement nous permettre de rejoindre l'actif.

     Pour se consoler, nous décidons d'aller faire une petite balade dans le début de la grotte de Rochepierre toute proche que ni Michel ni Anne-Marie connaissent.

L'entrée de la grotte de Rochepierre.




Nous nous contenterions bien ( dans un premier temps ) de ce genre de galerie pour la suite de notre perte...

     Après une courte visite, nous retrouvons les Lhyvernet père et fils au camion où autour d'un dernier rafraîchissement nous programmons les prochaines sorties.
                                                                      Pat  
     

lundi 15 mars 2021

 Dimanche 14 mars


Aven Leveugle n°1 ( Rosières )


C.S. Joyeuse : Pascale, Philippe, Pascal
S.C. Aubenas : Lionel, Pat

     Petite équipe ce matin pour en terminer avec ce boyau qui semble être notre seule chance de continuation dans cet aven.
     Juste avant de descendre, nous sommes rejoint par Lionel qui a apporté une grosse griffe à remblai devant permettre ( en théorie ) un travail plus efficace. 



     Muni de cet encombrant engin, je rejoins le reste de l'équipe déjà au boulot. Le détecteur de CO2 est allumé et commence à monter doucement. Le croc à remblai se révèle inutilisable car nous n'arrivons pas à planter ses dents dans les sédiments calcités. Nous reprenons alors notre ancienne technique : barre à mine et piochon pour extraire de grosses boulettes que nous entassons dans l'alcôve contigüe. Au bout d'une heure, Pascale, la tête en avant, arrive à forcer le passage et peut constater que la suite n'est pas bien large... 
     Nouvelle séance d'élargissement et je peux, à mon tour, franchir le boyau, les pieds en avant. Je me retrouve à genoux dans une petite niche d'à peine un mètre de haut mais en meilleure position pour continuer avec l'aide de Philippe l'agrandissement du boyau. 


     La suite est, comme nous le redoutions, un conduit de 20 X 20 cm qui semble être le point bas d'un micro siphon asséché. Contrairement à ce qui précède, le bas des parois de la niche est bien lessivé et laisse apparaître un beau calcaire gris.
     Le bilan est mitigé car ce passage étroit est peut être très court mais il nécessitera un désobstruction musclée. Auparavant, il faudra finir l'agrandissement du boyau et vider la niche à l'aide d'un va et vient de gamate. L'installation d'une ventilation permettrait aussi de forer dans de meilleures conditions car en fin de séance le taux de CO2 avait grimpé à 2,90 % au départ du boyau.

                                                                               Pat

jeudi 11 mars 2021


mercredi 10 mars

 perte du Sauvage (B.P. 7)

Lionel, Thierry

Ce mercredi après-midi, direction la combe de Poucholle pour voir si la perte a désiphonné depuis notre récente visite avec Pat. L'entrée agrandie améliore grandement le franchissement du puits de 10 m et nous sommes vite à la base.


Lionel dans le puits.

Pendant que Lionel file vers ce qui semble être l'amont, je pars vers le laminoir aval désormais désamorcé mais depuis 20 ans il s'est un peu remblayé avec les crues et après 10 m je renonce, n'ayant même pas la place de faire une visée. Une pelle américaine devrait rapidement arranger cela même si j'avais noté 30 m de laminoir à l'époque.

Le départ du laminoir est un point bas qui siphonnait quand Pat est descendu auparavant.

Au départ du ramping, je distingue la lumière de Lionel qui confirme que la base du ressaut où il est descendu est bien l'amont actif qui rejoint mon laminoir par un passage aux 3/4 remblayé (une flaque subsiste). Je le rejoins à la base du R3 où il a attaqué une désobstruction de l'amont ; un passage supérieur impénétrable laisse entrevoir un élargissement : on peut rêver !



Le boyau ne sait pas à qui il résiste ; notre Lionel a bientôt fait de le mettre au gabarit de sa grande carcasse !

Le passage supérieur impénétrable bien commode pour passer le matos topo.

Malheureusement, comme prévu derrière, le boyau se rétrécit et demande trop de travaux pour un intérêt minime ; c'est l'aval ventilé qui nous reverra bientôt !

Mélange de racines et concrétions au bas du puits...

Au retour, Lionel termine rapidement l'ouverture de la perte entamée par Pat & moi : queute à 2 m, c'est bien bouché et sans courant d'air.

Thierry

lundi 8 mars 2021

Samedi 6 mars 


Event des Poubelles ( Lussas )

Gillou, Lionel, Pat.

     Aujourd'hui, en fin de matinée, je rejoins directement Lionel et Gillou sur la vire d'entrée. Neuf mètres plus bas dans Louyre, le groupe électrogène ronronne et mes deux compagnons sont déjà à l'oeuvre au fond depuis quelques heures. Le siphon 1 a été entièrement vidé en deux heures et ils ont pu le franchir à sec. 

Le fond du S1.

     Un passage supérieur au plafond du S1 repéré la fois précédente ( voir CR du 8 février ) a été bien élargi et permet dorénavant d'accéder à la suite même si le siphon n'est pas complètement vidé. 


Le passage supérieur élargi accessible dès que le S1 a baissé d'un mètre.

     Afin de faciliter la progression dans la longue galerie d'entrée, la ligne électrique et les tuyaux bleus ont été repoussés sur le côté et maintenus par des tiges inox.

     Une fois ma néoprène enfilée ( il vaut mieux être prévoyant ), j'entends le raclement bruyant de mes deux compères qui ressortent pour manger. La pompe et le groupe sont arrêtés pour refaire le plein et je rentre à mon tour pour lever la topo. Je topote jusqu'au départ du S1 où je suis ensuite rejoins par Lionel. La pompe s'est arrêtée, refuse de pomper ( c'est un comble ) même en ayant vidé les tuyaux par gravité et le siphon s'est un peu rempli. Mais grâce au passage sup, nous pouvons continuer de travailler derrière un bon moment avant qu'il ne se referme complètement. Après le S1, une petite remontée bute sur un passage étroit qui sera agrandi. 


La suite après la remontée qui suit la sortie du S1. En haut l'étroiture désobstruée où l'on aperçoit la tête de Lionel.

De l'autre côté du passage étroit on retrouve quelques vasques avant le S2.

     C'est assez boueux et encombré d'une multitude de tuyaux divers et variés abandonnés par nos prédécesseurs ( à priori le club de Rochemaure ). 

La haute diaclase étroite précédent le S2.



Au secours ! appelez un plombier...

     Nous constatons qu'un petit tuyau souple reliant le S2 au S1 alimente ce dernier par gravité. Sitôt enlevé le siphon n'est plus alimenté et son niveau reste stable ( en tout cas pour l'instant ). Nous franchissons une quinzaine de mètres en inter-siphon et butons finalement sur le départ du second siphon qui se trouve à 80 m de l'entrée et 3 m plus bas.


Le S2 : notre prochain plat de résistance.

     Juste avant de partir, Lionel déchausse des blocs et évacue la glaise qui formaient barrage. Le seuil du S2 est alors abaissé d'une trentaine de centimètres et nous nous rapatrions rapidement accompagnés d'une vague tumultueuse qui remplit le S1 que nous voyons monter à vue d'oeil.

     Une fois la pompe remise en état et doublée, une nouvelle couronne de 20 m de tuyau sera nécessaire pour pouvoir l'immerger dans le S2.
     Nous aurons aussi une bonne séance de dépollution pour évacuer l'invraisemblable quantité de vieille plomberie trouvée encore en place mais bien malmenée par les crues.




     Nous n'avons pas encore bien compris le fonctionnement de l'alimentation du S1 ni repéré précisément où l'eau se perd dans ce dernier. La future séance nous éclairera peut-être. Prochain objectif : le S2 ( en espérant de ne pas se prendre d'ici là un violent épisode cévenol. )
                                                                               Pat