dimanche 27 septembre 2026

samedi 26 septembre

cheminée B&B

Gillou, Michel F., Thierry

 On prend les mêmes et on recommence , mais cette fois l'objectif est différent car il s'agit de savoir si un shunt existe au puissant trou souffleur d'un secteur stratégique, en escaladant une coulée stalagmitique à proximité.

La cheminée B&B se grimpe en libre aisément sur une quinzaine de mètres.

Gillou grimpe la partie haute plus exposée pour installer une corde à demeure.

Nous le rejoignons aussitôt ; le trou souffleur est à gauche au-dessus du plancher suspendu surplombant Michel.

La partie supérieure droite de la cheminée semble bouchée...

La partie gauche est plus prometteuse. Un palier est visible quelques mètres au-dessus, c'est l'objectif aujourd'hui.

Gillou préfère monter latéralement pour traverser ensuite...

Gillou réussit son opération pendant que Michel essaye de mieux voir dans un départ à la base de la coulée.

Pendant que Gillou bricole un équipement "sécurit", je gratte un autre départ : damned ! sous la calcite, une boue collante ! Une fois franchie l'étroiture, je rejoins l'espace que Michel voyait mais c'est sans issue.


Je rejoins ensuite Gillou au sommet de son escalade.

La suite impose de gravir la coulée surplombante, puis de traverser au sommet de la salle ; il faudra revenir avec un peu plus de matos.

Michel me remplace pour voir la suite puis on ramasse l'ensemble du matériel en laissant un équipement adéquat.


Le minuscule trou souffleur : le débit y est impressionnant même avant d'avoir atteint le pic de chaleur du jour. Avant d'entamer un tel chantier, le secteur doit être fouillé de fond en comble car plusieurs autres possibilités existent...





Retour vers le magnifique collecteur dont le débit a beaucoup faibli mais reste étonnant pour le bassin présumé.

Le shunt du S3 n'est qu'une formalité au retour...


Prochain objectif : de la topo et l'élargissement des terminus du Surf et de la Sanguine ; la météo nous en laissera-t'elle le temps ?

Thierry

mercredi 23 septembre 2026

mercredi 23 septembre

cheminée Sanguine

Gillou, Michel F., Thierry

Profitant de la sécheresse exceptionnelle, nous poursuivons les recherches dans les plafonds : après la cheminée du Surf, place à la cheminée Sanguine (sans gants, le Jurassique agresse fort !). Rien de tel que notre maître en matière d'escalade que Gillou !

La large coulée stalagmitique (plus de 10 m) s'ouvre dans la belle galerie supérieure du shunt du S3.

Pendant que Gillou grimpe les douze premiers mètres de la coulée, nous observons son aisance que nous ne possédons pas...

Le 1er tronçon se gravit assez aisément mais de fines coulées de boue amenées par les crues rendent la grimpette plus délicate qu'il n'y paraît.

Michel rejoint Gillou au point de relais pour l'assurer car il faut traverser en face.

Gillou parvient à traverser et se rétablit sur un confortable palier concrétionné mais sale par endroits.

Je suis avec les deux kits car nous avons apporté petite perfo et spits inox qui vont vite devenir indispensables ; observez le beau lapiaz de voûte au 1er plan.

La coulée se poursuit mais dans un espace restreint ; Gillou aperçoit une étroiture verticale passable mais il faut absolument fixer un amarrage pour démarrer sainement, la coulée étant glissante à souhait.

Une fois le travail effectué, j'en rajoute un en-dessous pour le retour car ça semble continuer ; Gillou se lance, assuré par Michel, franchit l'étroiture et se rétablit dans une galerie horizontale avec toute la panoplie habituelle des remplissages.

On le rejoint en démarrant au bloqueurs puis l'aspect du passage impose d'ôter le croll ; personnellement, j'enlève même le harnais de poitrine, l'appareil photo et le descendeur pour sortir dans un volume plus conforme à nos désirs. 

De suite, la coulée remonte, offrant un départ au plafond (au fond, la sortie de l'étroiture verticale) mais nous préférons continuer la galerie plus vaste ; nous laissons tout le matos qui commence à être sérieusement enduit !

Belle galerie très comblée mais surtout ventilée ; la suite sera plus propre.

La galerie se poursuit en méandre remontant sur une coulée affluente.

On l'atteint par un passage accrocheur qui pourra être facilement agrandi.

Nous nous arrêtons sur un rétrécissement ponctuel mais, sans outils adéquats, nous ne pouvons que convoiter la suite pénétrable !

Le méandre est large d'un mètre, le zef est bien présent.

Il semble tourner à gauche en remontant sur une nouvelle coulée.

Au retour, nous nous enfilons dans le petit départ au plafond et là...


C'est beaucoup plus large derrière et tout aussi ventilé ! Mais là aussi, une étroiture ponctuelle nous nargue ! Cela semble être le passage principal mais les deux valent la désob...

Retour en rééquipant un peu mieux le premier tronçon ; nous sommes très boueux,pourtant le cheminement ne l'est pas tant que ça mais en 1ère on a un peu essuyé les plâtres...heu, la boue ! En crue, l'ensemble doit être actif et nous avons gagné près de 30 m en dénivelé.

Thierry

lundi 14 septembre 2026

lundi 14 septembre

grotte du RAID - réseau 1

Thierry 

Une fois encore, je pars seul au combat et combat il y a, même si les étroitures ne sont jamais sévères, le parcours est tortueux et accrocheur ... Il s'agit d'aller revoir un petit réseau latéral à la salle du Tatoué, exploré en 1ère avec Guillaume, jamais topographié et vu une seule fois.

La descente du ressaut qui mène au réseau 1 débouche sur des digitations vite impénétrables, comme ici où le départ d'un puits est trop étroit pour être descendu.

Un ancien porche s'avère bouché, la surface est proche...


Un petit gour résiste à la sécheresse ; cette petite salle s'atteint après un ramping peu sympa.

Les formes de "disques" sont fréquentes au Raid.

La montée à la salle du Tatoué exige une escalade d'une dizaine de mètres.


La salle du Tatoué n'a pas de forme bien définie ; elle est envahie de racines qui descendent sur plus de quinze mètres. La morphologie évoque néanmoins une genèse en régime noyé sans doute de bas en haut.

Cette diaclase surplombe un puits là aussi iménétrable ; l'ambiance est très sèche.

Là-haut, un petit départ légèrement ventilé...

La lucarne agrandie manuellement avait demandé de sérieux efforts ; c'est le début d'une série de contorsions à travers un univers très concrétionné. La topo commence ici.


C'est joli mais qu'est-ce que ça accroche !

La seconde lucarne débouche dans du plus confortable sans être l'eden ; c'est un peu labyrinthique comme d'habitude au Raid.

L'accès à la galerie Charal se fait par un ressaut : nous l'avions franchi sans agrès en 1ère mais en s'aidant pour la remontée ; seul, je mets un bout de nouilles salvateur...

La galerie Charal est visiblement parcourue par un actif ; je ne m'en rappelai pas ! Le secteur est très ventilé, l'aval méritant d'être gratté. L'amont est constitué de cheminées remontantes.
La topo confirme l'intérêt du secteur car il s'avance en plein terrain inconnu sous le plateau ; le courant d'air motive aussi mais une suite éventuelle demande une fouille plus approfondie tellement le coin est gavé de concrétions. La sortie me rappelle que je n'ai plus 20 ans car j'ai l'impression d'être passé dans une lessiveuse !
Thierry