jeudi 27 août 2026

jeudi 27 août

évent Sud des Estugnes - commune de Vogüé

Thierry

Petite virée à cette sortie d'eau temporaire, tributaire du complexe système du Coiron, pour voir si le siphon a désamorcé.

L'entrée se situe au bout d'un canal interne au village et résurge de façon vauclusienne.

Les gros galets de l'entrée ne sont pas forcément originaires de la grotte.
La galerie est soumise à des effondrements de dalles du fait d'une stratification peu épaisse.

Le conduit principal est bordé d'une trémie instable sur son côté ; la suite est derrière la dalle à gauche.

Un joint marneux est le point de faiblesse de creusement.

Malheureusement, le siphon est bien amorcé ; le courant d'air est perdu.


Il provient de la trémie qui surplombe la galerie d'accès au siphon.

La trémie très dangereuse offre deux possibilités.

Soit grimper en son sein mais le courant d'air y est faible.

Les galets résiduels y sont impressionnants !

Soit poursuivre quelques mètres à l'horizontale où le courant d'air y est le plus net mais une désobstruction serait suicidaire...d'autant que l'origine du zef peut être extérieure.
Refaire le pompage de ce court siphon serait intéressant pour revoir les terminus du S.C.A. car le démorçage provoque un autre courant d'air provenant d'une seconde trémie ; un conduit latéral existe aussi sur le croquis. On ne sait jamais...


dimanche 23 août 2026

vendredi 14, mercredi 19 & samedi 22 août

cheminée du Surf

Gillou, Michel D. & F., Thierry

Suite à la sortie du 27/07 où des blocs menaçants nous empêchaient de poursuivre l'escalade, je revenais en solo le 14 août avec la magique barre bleue pour les titiller de loin. Opération réussie car je stoppais plus haut sur deux départs agrandissables à la massette ; le 22, les deux Michel et moi revenions agrandir le départ de la cheminée de Lourdes, à priori passage fossile parallèle qui semblait plus hospitalier. J'en profitais pour topoter la partie active temporaire qui permettait d'atteindre à + 56 m le point haut temporaire de la grotte. Retour le 22 pour voir le résultat :

Le passage de Lourdes est bien agrandi mais la longueur de l'étroiture va exiger un peu plus de travail !
 
Nous alternons Gillou et moi les phases de désobstruction : heureusement, la coulée se détache par plaques mais demandera plus d'une heure d'efforts !

Gillou réussit un passage en force pendant que je lui fais des prises de pied cruellement absentes, puis à mon tour je parviens non sans efforts à m'extraire de cette étroiture...

La sortie est en plus glissante car la maudite coulée est recouverte partiellement de mottes de boue !

La suite laissait présager un peu plus d'espace : c'est le cas avec une largeur de 4 m, la pente s'infléchissant vite (à gauche c'est la massette, pas une stalagmite).

Un semblant de départ de galerie est comblé par une masse de glaise sur la droite...

Une lucarne sur la gauche semble être la suite...

Le passage se franchit aisément mais derrière ça brille de partout : pas vraiment l'idéal vu notre état !







Partout du concrétionnement, mais on n'est pas venu pour ça ! Malgré un courant d'air bien présent, nous ne parvenons pas à déterminer sa provenance...

Quelques belles excentriques heureusement à l'écart du passage...

Il faudra privilégier l'autre passage en poursuivant l'actif temporaire tout aussi ventilé mais peut-être plus évident bien qu'exposé ; de toute façon, il reste tellement à faire dans cette cavité.
Thierry

lundi 17 août 2026

lundi 17 août

grottes de Josserand

Thierry 

Petite virée à ces grottes que je ne connais pas ; accessibles par des éboulis de plaque calcaire instables, elles s'ouvrent dans le Crétacé de la montagne de la Serre.

Le porche de la n°2, au fond d'un thalweg affluent, est modeste.

Tout comme la grotte elle-même, ultra-sèche et sans grand intérêt.

Le porche de la n°1 est lui bien plus sympathique.

Le thalweg de sortie de crue sous-jacent attire mon attention car la grotte est donnée pour fossile ; or j'ai connu la même aventure au Colombier : on connaît la suite avec la découverte du collecteur du Saleyron...


La galerie d'entrée est plutôt confortable. Un léger courant d'air aspirant s'y fait sentir.

On débouche de suite dans une conduite forcée surcreusée ; une barre (pour désob ou fouilles dans la fondrière sous-jacente ?) et un bout de corde trônent sur place ! Le passage en oppo ne nécessite pourtant aucun agrès.

Du sable fin résiduel dans deux paléo-marmites, curieux... Le Co2mètre n'indique qu'un taux très faible.



Après une petite escalade dans le surcreusement, la suite propose de belles sections malgré un concrétionnement sali.


La grotte n'est pour une fois guère argileuse, un réseau supérieur existant dans la seconde partie.


Le plafond s'abaisse ensuite, la dernière partie étant bien moins ventilée, nous n'insistons pas.

Juste avant, une portion évolue en diaclase.

De vieux planchers démantelés témoignent de phases de comblement ; le surcreusement réapparait par endroits, lien avec un étage inférieur semi-actif ? De toute façon, ce ne doit pas être bien large...
Grotte intéressante, petit paléo-collecteur local (?) désormais déconnecté des écoulements actuels ; la montagne de la Serre garde bien des secrets avec ces avens et grottes connus depuis longtemps pour leur taux de Co2 (Espatty, Philippe, Aiguille...). Pas sûr que des découvertes notables aient lieu dans le futur. Retour sous un soleil de plomb.

lundi 27 juillet 2026

Lundi 20 & 27 juillet

Cheminée du Surf

Michel D. & F., Thierry

Lundi 20, on décide d'attaquer le sommet de la cheminée du Surf après avoir bien progressé à la salle du Mur. Retour le 27 pour voir le résultat.

Petite lucarne deviendra grande...

On se rétablit derrière dans la partie active temporaire où il y a un peu d'espace.
 
Un laminoir n'offre pas d'issue.

La suite est un méandre remontant en étroiture (le bloc en saillie sera vite éliminé par Michel).

La sortie de l'étroiture mène à un nouveau palier.

Se présente un nouveau ressaut dans un mélange assez ahurissant de remplissages tous plus cassants les uns que les autres !

La suite est dans une coulée où se sont entassés des blocs de planchers stalagmitiques remplis de galets enchassés ; il faudra aller remuer tout ça à distance ! (vue du dessous) A suivre...

Dans cet univers impitoyable, un peu de poésie : quelques galets délicatement échoués sur une coupelle de calcite suspendue...

Mais surtout des conglomérats de galets invraisemblables : on dirait presque des grappes de moules !
La suite au prochain épisode.
Thierry