vendredi 17 avril 2026

jeudi 16 avril

avens CdL 5 & de la Citerne

Michel F., Thierry

Dans mes carnets, traîne cet aven découvert lors de la triste année du covid et où je m'étais arrêté au sommet d'un petit puits ; n'ayant aucun souvenir du contexte, on part avec Michel avec tout l'équipement nécessaire qui s'avèrera superflu. On mettra un peu de temps à le retrouver malgré des coordonnées précises.

Au fond de ce couloir exigu, une lucarne peu visible que j'avais désobstruée en 2020.

Un courant d'air permanent semble affecter le trou, mais à cette profondeur et avec le mistral, il faudra confirmer en hiver.


Une fois rétabli derrière la lucarne, force est de constater l'étroitesse du ressaut même si Michel parviendra à casser le bloc au milieu. Le fond semble plus large mais la remontée paraît pour le moins délicate.
On décide de reporter à l'hiver prochain une dernière inspection avec un membre (une en fait !) de l'équipe plus fin que nous (dans tous les sens du terme !). Je décide de faire visiter à Michel l'aven de la Citerne qu'il ne connaît pas et découvert en 2020 dans la foulée.




Petite cavité sympa pour l'initiation ; il faudra penser à vérifier si le siphon aval se désamorce en fin d'été (ça paraissait pas gros tout de même !).
Thierry

jeudi 16 avril 2026

mercredi 15 avril

grotte du G6

Thierry 

Petite visite post-hivernale au G6 après un hiver bien humide pour vérifier les niveaux.

Les crues de cet automne-hiver n'ont pas eu l'ampleur de celles de 2024, la rubalise étant quasi en place.

Pas de courant d'air au sommet de l'échelle mais on respire convenablement (évidemment j'avais oublié mon détecteur !).

La bâche de l'étroiture du Robinet a été nettoyée ! On l'enlèvera en fin de saison avant qu'elle ne se dégrade trop.

Toujours pas de courant d'air : la corde est lavée mais pas la main courante en haut, témoignant d'une mise en charge moindre.


L'eau, présente assez tôt dans la galerie "Coucou", laisse entrevoir un cheminement humide et, effectivement, on se mouille jusqu'à la taille.

Les "Abeilles de Troyes" coulent effectivement bien en utilisant la perte la plus éloignée.
Le tuyau de vidange du bassin a été quelque peu expulsé (au fond, à droite le départ des "Abeilles de Troyes") ; je le remets en place même si l'exutoire est encore noyé.

Je pousse jusqu'au siphon des Graviers, bien entendu amorcé.

Retour rapide (la galerie "Coucou" sans kit c'est plus reposant !) avec une bonne transpiration : guère de Co2 mais sans courant d'air.
Thierry

lundi 13 avril 2026

 Lundi 6 avril

Aven n°1 du Devès du Serre ( St Laurent sous Coiron )

Pascale, Marc, Anne-Marie, Pat.

     Située pas très loin de chez moi, j'avais cherché cette cavité sans résultat il y a quelques années. Le mois dernier, Hubert Oddes a accompagné Anne-Marie pour lui montrer l'entrée qu'il connaissait.

     Aujourd'hui, en ce lundi de Pâques ensoleillé, nous partons à quatre pour le descendre et lever, à l'occasion, une nouvelle topo.

     L'entrée ( 1,5 x 1 m ) toute petite est effectivement bien cachée dans la "bartasse" et je constate que je n'étais pas passé bien loin...


     Une échelle fixée à un arbuste nous permet de descendre le puits de 3 mètres qui nous dépose au sommet d'un éboulis dominant une petite salle déclive. 


     Pendant que je commence les relevés, mes compagnons furètent dans tous les recoins et découvrent : un crapaud, un crâne de marcassin, des semelles cloutées de brodequins antédiluviens, des tessons de poteries calcités. 


Sur la dalle à gauche les très vieilles semelles en cuir rassemblées.

     La cavité a vraisemblablement servi de citerne il y a bien longtemps ( bronze, néolithique ? ).


     De retour en surface nous partons à la recherche de l'aven N°2 du même nom qui d'après les coordonnées doit être situé dans les parages. 

     Au bout d'un quart d'heure je découvre une minuscule entrée cachée au milieu des fourrés. C'est une fissure à peine pénétrable où les pierres descendent d'une dizaine de mètres. Cela me semble vraiment très étroit et suis bien content que ce soit Anne-Marie qui s'y colle. Notre échelle est vite installée et voilà " notre furet " qui s'enfonce peu à peu en se contorsionnant. 


    Une étroiture encore plus sévère l'attend à - 5 et la remontée s'annonce laborieuse. Finalement elle s'arrêtera en bout d'échelle sans pouvoir toucher le fond et arrivera à remonter les doigts dans le nez.

Le " furet " sortant de son trou...

     Si c'est le bon trou ( il est donné pour - 15 et 40 m ), chapeau aux anciens du SCA qui l'on descendu. De toute manière il faudra y revenir pour dresser la topo qui n'aurait jamais été faite à priori.




                                                                              Pat ( photos : Marc )  

vendredi 27 mars 2026

vendredi 13 & jeudi 26 mars

aven du DAHUT (RB 41)

Lionel, Michel F., Pat, Thierry

 Le puits du Torrent dans l'aven du Dahut nous pose bien des problèmes car l'étroitesse du puits a provoqué un amoncellement de blocs créant un palier au fond d'un redan très exigu, au bas duquel les remblais ne sont pas accessibles ; pour corser le tout un taux de Co2 capricieux qui peut s'avérer plus que dangereux (rappel : 4 % l'été dernier à 5 m de l'entrée) même si ce niveau ne semble être produit que lorsque la rivière ne coule plus et qu'une partie du réseau sous-jacent se désamorce (?).

Pat a confectionné un système astucieux de caméra go-pro doublée d'une lampe, le tout fixé dans une bouteille plastique qu'il compte introduire grâce à des cannes de ramonage dans le seul espace laissé vacant dans l'éboulis pour voir l'ampleur du bouchon. 

La Gopro et la lampe Stoots protégées par une bouteille plastique le tout fixé au bout des canes de ramonage ( possibilité théorique de descendre de 14 m si on ne rencontre pas d'obstacle )

Le vendredi 13 avec Michel et Thierry un premier essai s'avère plutôt réussi mais révèle que le bouchon est plus que coriace! La difficulté dans ce type d'opération vient aussi du fait de l'absence d'échelle...

Capture d'écran de la première vidéo où l'on voit l'entassement des blocs sur plus de 3 mètres. Largeur estimée 15 cm...

Retour jeudi 26 avec Lionel et Thierry, Pat ayant plus incliné la caméra et conçu un autre système ingénieux permettant de fixer un goujon au bout d'une tige munie d'un anneau pour perforer et harponner un bloc et ensuite le ressortir par le haut ! But recherché : vidanger une partie du bouchon par le haut.


L'extrémité de la tige filetée d'1 mètre avec l'entretoise dans laquelle est vissé le goujon.

A l'autre bout l'anneau soudé permettant de frapper le goujon à distance et de soulever le bloc inaccessible dans lequel le goujon a été enfoncé ( de fait il se bloque suffisamment dans le trou sans qu'il soit besoin de visser. )

Désormais, nous utilisons l'entrée supérieure plus pratique et moins sale.

L'été , au bas de ce ressaut, l'air est déjà saturé de Co2 !

Le départ de la main courante de 80 m.


Le surcreusement profond au fond duquel il ne vaut mieux pas glisser !

Préparation minutieuse avant d'aborder le puits du Torrent. Le plafond est un bloc miraculeusement bloqué (enfin, on espère...)supportant une trémie qui aurait pu boucher la suite.
L'accès au puits du Torrent.


A nos pieds le départ de l'étroite goulotte verticale.

L'essai caméra fonctionne à merveille mais le palier qui nous bloquait déjà l'autre fois n'est pas franchi.
Lionel se positionne au palier élargi, Pat descendant le dernier ressaut très étroit.

La goulotte vue d'en bas ( bloqueur de pied conseillé pour la remontée... )

Le bouchon de blocs coincés sur lequel on atterrit en bas de la goulotte et le pincement de la suite vers le puits. L'endroit est étroit et il n'y a pas la place pour s'agenouiller afin d'attraper les déblais.

Le taux à l'arrivée grimpe à 2 % (l'alarme se déclenchant) puis chute inexplicablement comme l'autre fois ; le puits souffle mais le mistral doit perturber la circulation d'air.
Le palier bloquant la descente de la caméra 6 mètres environ sous le bouchon ; on remarque des déblais de désobstruction.
La suite du puits se jetant dans la rivière pour l'instant inaccessible : crispant !

Devant Lionel le bloc perforé par notre ingénieur en chef : là aussi ça marche mais il faudra remonter le ressaut à chaque fois !
De toute façon, l'élargissement de la dernière portion s'impose ! La pose d'un plancher évitera aux blocs de se coincer en bas mais l'opération risque d'être longue, déjà trop tardive dans la saison.
Retour sans incident sous des giboulées de mars glaciales.
Thierry (photos caméra Pat)

dimanche 22 mars 2026

mardi 17, samedi 21 mars 

aven du Pilier esseulé

Thierry

Petite prospection sur le plateau de Chauzon pour parfaire l'investigation de la zone ciblée. Mes performances restent limitées du fait d'un mal de dos récurrent mais l'enjeu demeure modeste. Après la descente d'un trou sans intérêt en fond de doline, où j'égare mon sécateur,  j'évolue dans un lapiaz vigoureux.

Je parviens au bord d'une ancienne bâtisse utilisant le lapiaz environnant comme parties de mur ; au milieu de la ruine, trône ce remarquable pilier, vestige d'une construction imposante !

A proximité, s'ouvre un couloir rocheux au fond duquel un porche m'attend.

Un passage sous des blocs aisé permet d'atteindre une verticale.

La descente s'effectue en oppo sur une dizaine de mètres le long d'un remplissage instable ; le puits, bien ventilé,  se poursuit assez profondément mais nécessitera une corde. Déjà la descente effectuée reste exposée même si un bouchon partiel de blocs, qu'on distingue au fond, devra être purgé. 
Retour le samedi après-midi sous un temps agréable avec tout le bardas nécessaire.

J'équipe au mieux la verticale car le front du remplissage mêle terre et petits et moins petits blocs qui ne demandent qu'à tomber !

Plus bas, le nettoyage du palier percé me demande un certain temps, mais j'ouvre suffisamment le passage pour rendre accessible la suite du puits, aspirant ce jour (température extérieure : 18°c). Il faudra aussi vérifier à la massette la tenue du bloc en face qui supporte tout le poids du palier restant !

Pour descendre la suite, il vaut mieux attendre la présence d'un équipier pour sécuriser le passage car aucun moyen d'éviter la moindre chute de cailloux dans ce goulet !

Une coulée active venant du plafond a transpercé ici l'habituel remplissage obstruant la majorité des cavités du Jurassique à faible profondeur. Contrairement à un phénomène récurrent pour notre équipe ces temps-ci, les déblais balancés plus bas semblent être parvenus à la base du puits...en espérant qu'ils ne bouchent pas une suite plus loin ! A suivre...
Au retour, bref passage vers la doline prospectée mardi dernier où je retrouve mon ségateur malencontreusement accroché dans une branche !

Thierry