vendredi 3 novembre 2023

Lundi 8 octobre

Grotte de St Régis ( Drôme )

Patrice Fialon ( CDS 26 ), Pat

     Nouvelle session de topographie de "grottes à chauve-souris" répondant à l'appel d'offre de la LPO de la Drôme pour 2023 ( Voir CR du 20/10/23  ). Les trois cavités au programme sont situées dans la réserve naturelle régionale de la grotte des Sadoux dans la vallée de la Courance au sein de la forêt domaniale de la Roanne. Leur exploration est l'oeuvre du Groupe Ursus Spelaeus de St Benoît en Diois dans les années 70/80 mais elles sont dorénavant interdites à la fréquentation.

     Nous retrouvons à la gare de Saillans nos collègues de la LPO qui nous accompagnent en surface et nous ouvrent la barrière ONF de la piste menant au lieu dit des Bachasses nous évitant ainsi 3 km de crapahut. De là une bonne heure de marche d'approche sera nécessaire pour atteindre la grotte de St Régis qui s'ouvre sur le flanc d'un petit canyon raide, affluent temporaire du ruisseau de la Courance. C'est Patrice mon équipier d'aujourd'hui qui prendra en charge les mesures Disto.


    La cavité ne présente aucune difficulté et nous avançons gentiment dans une galerie concrétionnée jusqu'à un boyau  menant à une petite salle décorée.



    Un nouveau passage étroit et nous nous retrouvons dans une dernière salle au sol terreux.





     Au plafond pendent d'étranges boules noirâtres dont nous ignorons le processus de formation. 





     Changement de physionomie pour la suite où nous nous enduisons de glaise dans une série de passages étroits pour finir nos relevés. 



     Nous ressortons seulement vers 15 h pour ingurgiter notre casse-croûte de midi trop rapidement ce qui me sera fatal durant la remontée raide et rapide sous le cagnard. La grotte développe 155 m pour 13 m en dénivelée.


Mardi 9 octobre

Grotte inférieure des Sadoux - Grotte de la Cheminée ( Drôme )

     Je retrouve le lendemain mon compagnon pour deux nouvelles petites grottes. Aujourd'hui nous sommes seuls et comme les cavités sont un peu moins éloignées, nous en profitons pour aller pointer deux autres trous qui feront partie de la suite de la mission de novembre et décembre.

     Nous commençons notre boulot par Sadoux inférieure. Auparavant, Patrice a équipé d'une corde la courte vire aérienne car la pente est raide et il y du gaz dessous. 

     Là encore nous sommes dans une grotte fossile mais de belles dimensions et relativement concrétionnée.

      La grosse galerie d'entrée se termine par la Salle de l'Oasis aux multiples coulées blanches. 



     Nous ressortons manger tranquillement au soleil avant de retourner au fond où Patrice entreprend une escalade aux Pulses pour équiper la remontée de 5 m donnant accès à la Galerie effondrée. 


      Nous remontons des éboulis de graviers pour aboutir à la partie terminale qui s'achève sur un boyau colmaté objet d'une désobstruction sans succès des Ursus.



     Nous terminons nos mesures dans un petit départ latéral dans la Salle de l'Oasis qui nous mènera après un boyau remontant au pied d'une haute cheminée calcitée de 14 m dont le sommet à + 8 constitue le point haut de la cavité. Avant de ressortir, non loin de l'entrée, je fais la courte échelle à Patrice pour l'aider à atteindre une lucarne sans suite 8 mètres plus haut.


       Après 164 mètres de relevés, nous plions bagages pour remonter à flanc de coteau jusqu'à la petite entrée de la grotte de la Cheminée, une cavité de moindre ampleur découverte et explorée en 1969 par les Ursus.


     On y rentre par un boyau incliné conduisant rapidement au pied d'une première cheminée.


      Un ramping dans un nouveau conduit désobstrué nous amène à la base d'une seconde cheminée concrétionnée. Un passage bas et nous arrivons dans la Salle Régine, un coude sur la droite et c'est la chatière " Tête en bas " , passage obligé pour accéder à la salle terminale. 

     Cette Salle des Concrétions, légèrement déclive mesure 12 X 10 mètres et est ornée de belles coulées blanches et de multiples stalagmites. 


    Nous clôturerons cette journée en topographiant un départ boueux qui jonctionne avec le haut de la Salle ce qui donnera au trou un développement total de 67 m. 


  

      Bilan positif pour ces deux jours car nous avons réussi à boucler cette première séance dans les délais prévisionnels. Place maintenant à la mise au propre et au dessin.

                                                                                                           Pat 

samedi 21 octobre 2023

vendredi 20 octobre

la Baume

Michel F., Régis, Thierry

Petite visite à nos trous chéris de la vallée et du plateau de Labeaume après cet épisode cévenol en deux couches.

Dans les Défilés de Ruoms, la baume de l'Etoile ne coulait pas la veille...le chantier sera repris cet hiver.

La veille, le Bridouir était à la limite du débordement !

Ce vendredi nous sommes arrivés trop tard car la rivière, au vu des traces, est montée un mètre au-dessus de la citerne.

 


La perte en amont de Cavagnac sature vite.

Le lac de Cavagnac n'était pas en charge jeudi.

La perte absorbe bien, surtout après l'entame de la désobstruction...à suivre !


Petit tour ensuite sur le chemin du Garel mais la Baume est encore loin du niveau de 2021 où elle avait ennoyé les grottes au bord de la route !


La crue arrive !


dimanche 24 septembre 2023

Samedi 23 septembre

Combe de Fer

Guillaume, Thierry

Il y a 15 jours, Guillaume trouve lors d'une balade sur les crêtes des Hauts Plateaux du Vercors un trou fortement souffleur ; en redescendant, il passe à proximité de la combe de Fer. Nous décidons par cette journée annoncée ensoleillée d'élargir le départ tout en profitant d'une belle excursion. Finalement la belle journée se passe essentiellement sous la couverture nuageuse et une température de 6° ! Donc pour les courants d'air, c'est mal barré...

Le célèbre scialet de la Combe de Fer (- 580) est en fait une grotte qui peut se descendre sans agrès jusque - 90 m.

La cabane, une longue histoire de spéléos...


Il faut ensuite monter sur les lapiaz inclinés à 45°.

Au bout d'1h40 de crapahut sans se presser, nous voilà à pied d'oeuvre dans un secteur déjà beaucoup prospecté.

Vue comme ça, l'entrée dégagée par Guillaume le week-end dernier ne paye pas de mine !

Après quelques moyens employés adéquats, la suite révélée est un méandre impénétrable plongeant rapidement...

Décision est prise de laisser tomber, aucune suspicion de puits proche n'étant détectée... On décide d'aller voir les quelques trous en contrebas pas toujours marqués.

Belle entrée non marquée où un ancien tir a été effectué mais sans suite apparente...

TC 13 ? Le marquage est trop effacé pour être sûr du numéro.

La trémie du fond ne donne pas envie de s'y attarder...

Le H92 SGT est redégagé à l'entrée car un courant d'air aspirant y règne, mais la suite n'est pas enthousiasmante.

Au gré de nos pérégrinations, nous découvrirons une désob récente avec pose de marches pour un dénivelée de 4 m (!), le scialet de la Dalle Penchée, quelques autres départs et une ancienne grosse désobstruction où je trouve par terre un thermomètre électronique en état de marche (bien qu'un peu embué) !

Nous rentrons un peu fourbus car la prospection avec un matos conséquent de désob, c'est pas la panacée !

Thierry

 

dimanche 10 septembre 2023

Samedi 09 septembre

Zone d'Herbouilly

Guillaume, Michel D. & F., Thierry

Pendant que les deux Michel vont voir le fond d'un scialet que j'ai laissé équipé mardi (sans doute non revu depuis l'ère des échelles car il a fallu placer trois fractios), nous agrandissons un peu avec Guillaume l'entrée du trou voisin.

Préparation des hostilités.

Le Foque déséquipe...

La sortie du P34.

Finalement, nous abandonnons tout objectif dans ces deux scialets peu ventilés ; après la pause, je vais montrer à mes amis un trou souffleur ouvert il y a plus de 20 ans mais la désobstruction paraît problématique en trémie... Cap sur une cavité voisine où j'ai découvert un départ prometteur mardi dernier.

On entame la désobstruction du passage le plus accessible pendant qu'un des Michel entame une sieste réparatrice (on ne dévoilera pas lequel !).

La poigne de Guillaume et l'aide de ma petite perfo font des marveilles et nous tombons sur un couloir de 2 m de large.

Vite comblé par la trémie de la doline voisine où s'ouvre un porche encore plus volumineux, la suite paraît compromise par le dessous !

Mais, miracle de la nature, un méandre latéral bien soufflant laisse espérer une suite où il faudra revenir avec des moyens plus percutants.
Après un petit arrêt bière au refuge de Roybon, retour sous une chaleur désormais endémique.

Thierry
 

mercredi 06 septembre & vendredi 08 septembre

source du TAUREAU QUI BRAME

Michel D. & F., Régis, Thierry

Je suis parti le mercredi pointer précisément cette curieuse source perchée en rive gauche de la Baume ; après une demi-heure de débroussaillage au sommet de la cascade de tufs, j'y parviens enfin !




Surprise ! Le S1 est désamorcé...

La sortie du S1.


Un témoin laissé par un plongeur...


 Je fais demi-tour au niveau d'une vasque car le Co2 me paraît bien présent et je suis seul...

Retour le surlendemain avec les deux Michel et Julot mais cette fois-ci avec le détecteur de Co2.
L'entrée surbaissée franchie, nous prenons de suite une mesure : 0.7 %

1er bassin...

Juste derrière ce shunt d'un premier siphon le taux monte à 3.7 % à 50 m de l'entrée !


Puis le taux se stabilise à 4.6 %, la simple progression pourtant facile devient pénible...

Le Foque ira un peu plus loin dans cette cavité très esthétique mais nous ne nous attardons pas, les premiers maux de tête surgissant !



La source du Taureau qui brâme ou des Tufs fait donc courir un risque mortel au visiteur et cela d'autant plus qu'il n'y a pas d'obstacle sérieux à la progression ! Il est temps de constituer une banque de données des cavitées exposées l'été ou toute l'année pour le SSF car la situation ne fera qu'empirer...
Nous allons ensuite repérer quelques porches à atteindre, les deux Michel rivalisant dans la nage en combinaison !





Nous rentrons de bonne heure car le lendemain c'est Vercors !
Thierry