vendredi 14 février 2025

jeudi 13 février 

grotte de l'OM et aven du Volume intérieur

Anne-Marie & Pat, Thierry

Après les pluies encore bien soutenues qui entravent l'exploration des réseaux actifs, la sortie promet d'être arrosée pour faire découvrir le secteur à mes deux invités et voir l'effet de la désostruction de lundi au Volume. Elle le fut !

La concrétion alimente un petit aval qu'on retrouve au fond.


Les gours et stalactites sont bien actifs aujourd'hui, on s'en doutait !





Pat tente d'atteindre une arrivée du plafond mais un petit lancer de corde sera nécessaire pour franchir un pas engagé.

Un départ au fond à gauche serait peut-être franchissable mais les micro-gours pleins d'eau n'incitent pas à se tremper de manière précoce.

Nous nous dirigeons vers la zone de puits...

On retrouve notre actif sous forme d'un bon ruisselet !

Pat jette un oeil dans le sup. de la galerie terminale : difficile d'estimer le boulot d'élargissement.

La remontée du second ressaut, étroit à la base, est un peu délicate sans poignée.
Départ ensuite à l'aven du Volume ; un méchant pipi nous attend dans la partie la plus resserrée du puits terminal : douche assurée !



Le travail a été efficace !




Mais un morceau de dalle empêche de descendre le ressaut suivant d'un mètre.

Il faudra revenir pour l'achever mais dans les conditions présentes, impossible de travailler au sec, le ruisseau arrosant l'ensemble du terminus !

Pat et Anne-Marie ont remarqué aussi la température particulièrement basse de ces cavités en cette période. Retour, trempés à la voiture.

Thierry

vendredi 7 février 2025

 Jeudi 30 janvier, lundi 3 février

Grotte du Loup ( St Laurent sous Coiron )

    La réunion du CA du Comité Spéléologique Régional s'étant déroulée à la maison mi janvier, le lendemain matin fut consacré, pour se détendre, à une petite visite en groupe de la grotte du Loup. Ce fut l'occasion de me remémorer le projet que j'avais de re-topographier cette petite cavité située à 10 minutes de la maison.


     J'y retourne donc 3 semaines plus tard pour effectuer tranquillement les levés du réseau d'entrée.


      J'en profite à la fin pour préparer l'équipement du petit puits du fond qui donne accès au réseau inférieur. Je descend en libre les trois premiers mètres pour planter deux Rainox. Je me retrouve rapidement essoufflé en martelant mon tamponnoir mais je mets ça sur le compte des avancées de l'âge...

     De retour quatre jours plus tard je commence à équiper le début du puits. 


     Avant d'entamer la descente j'allume le détecteur de CO2 emprunté au CDS. Deux mètres plus bas je prends une première mesure qui me donne un taux de 3,5 % et je suis encore deux mètres plus haut que mes deux spits précédemment plantés.


     Pas question de descendre : demi tour et dé-séquipement. 

    Me voilà rassuré, ce n'était pas de l'auto-suggestion l'autre fois. Nous sommes en plein hiver ( pas trop froid ), quel sera le taux cet été ? Et quand pourrai-je finir la topo du réseau inférieur ?

     Prévoyant, j'ai envisagé un plan B qui consiste à refaire ce jour là la topo une seconde fois afin de me familiariser avec l'utilisation des nouveaux logiciels topo sur mon téléphone et effectuer un comparatif. 

     Après " Topodroïd " et " Sexy topo ", aujourd'hui je teste " Qave " qui a l'avantage de faciliter grandement l'habillage des sections par rapport à ses concurrents. 


Les prises de notes "classiques" et dessin au carnet.

Les mesures cheminement Disto et radiales d'habillage transmises directement sur le smartphone avec Qave ( sans les prises de notes de dessin intérieur. )

Un mixage des deux sur millimétré permettant d'avoir un contour un peu plus précis des parois avant de passer au dessin final sur Illustrator.

    
Une copie d'écran ( en JPEG c'est pas bien net ) du dessin final sur Illustrator.


 Incontestablement, le fait de pouvoir exécuter un maximum de visées radiales améliore beaucoup la précision des contours des salles et des galeries. Néanmoins le dessin est encore assez difficile sur le minuscule écran d'un smartphone; il me faudra sans doute passer sur un tablette blindée de plus grande taille afin de remplacer le carnet topo.

                                                                              Pat

mercredi 05 février

Ranc des Biols

Michel F., Régis, Thierry

Grand beau temps ce jour avant une prochaine semaine nettement moins optimiste d'un point de vue climatique : l'idéal pour prospecter dans un secteur repéré lors d'une balade avec mon épouse.

1er objectif : récupérer l'autre morceau de mitraillette de la Résistance, tombé au fond d'une étroite diaclase, que j'avais découverte planquée 2 m sous terre dans le RB 25 ; c'est Michel qui s'y colle avec un aimant mais le résultat infructueux demandera une autre méthode.
Nous partons ensuite plus au sud et parvenons rapidement au site attendu qui s'avère superbe.

 

Le RB 30 s'avère être un complexe de galeries (très) anciennement aménagées et très esthétique !

Le RB 31 est une galerie unique sans grand intérêt, juste en face.

Le RB 32 a été volontairement bouché.

Une petite galerie accède à un ressaut décoré de concrétions séniles dont un plancher démantelé.

Un second ressaut franchi en opposition aboutit à une courte galerie bouchée.
Juste après, sans y prendre garde, après être descendu au fond d'une combe inventorier un entonnoir d'absorption, nous passons de l'autre côté du sentier  et descendons bien plus au sud pour parvenir à une série de soutirages impressionnants.
L'un des soutirages donne accès à un puits alléchant...

Au fond, une étroiture engagée nous empêche de poursuivre et un virage un peu plus bas masque une suite prometteuse : il faudra revenir avec d'autres moyens !
Il est temps de rentrer mais en pensant bien faire nous poursuivons plein sud jusqu'à un sentier bien marqué : c'est Michel (si, si !) qui nous ramènera dans le bon sens vers le véhicule garé proche du RB1.
Demain, raquette vers la Combe de Fer avec Michel.
Thierry

jeudi 6 février 2025

 Mardi 4 février

Grotte de la Cocalière ( St André de Cruzières )

Olivier ( SSF Nat ), Jacques ( SSF Nat ), Fabien ( Univ Bordeaux ), Sylvain ( Univ Bordeaux ), Alexandre ( Com Sciento FFS- CNRS ), Gaël ( COSIF-MSK ), Stéphane ( Edytem-CNRS ), Régis, Michel F, Anne-Marie, Pat ( S.C. Aubenas )

      Une jolie brochette de "scientifiques et de grosses têtes" pour une nouvelle séance d'essai du SSF national. Comme l'an passé, ( voir CR du 06/02/24 ) nous nous retrouvons tous à l'antenne CNRS de Jalès d'où nous partons en convoi vers la Cocalière. Cette fois ci c'est l'essai d'une balise qui sera réalisé. 

     Afin de faciliter sa mise en place, nous installons deux TPS pour communiquer facilement avec la surface. 


Les électrodes TPS installées " à l'arrache " ( la surface n'est pas bien loin... )

    Nous comptons poser la balise dans l'amont de la Cotepatière et équipons d'une corde la descente dans le grand aven. Première surprise : la dernière crue a laissé un lac dans le point bas du départ de l'amont. Comme personne n'a vraiment envie de se baquer, il est décidé de se rapatrier vers l'aval où nous serons bien au sec.

    Deuxième surprise : nous trouvons en bas de l'aven un jeune castor mort depuis peu car il ne dégage aucune odeur nauséabonde.





     Comment est-il arrivé là ? Mystère ! La seule explication plausible c'est qu'il a dû être happé par la crue au niveau de la perte de Sauvas et être entrainé sous terre. Bon apnéiste, il a du franchir plusieurs siphons et finalement mourir noyé pour venir s'échouer au pied de l'aven.

    Mais revenons à notre mission. Tout notre bazar installé, la communication est rapidement établie et la balise peut transmettre en surface les données d'humidité et de température mesurées par les capteurs associés. 


La balise d'émission suspendue à une cordelette pour assurer sa verticalité.


 
     
La portée et le débit sont suffisants pour envoyer de gros paquets de données que reçoit la tablette à l'extérieur.

Sur la table : la bobine réceptrice, le boitier d'interface et la tablette enregistrant les données.


 

     L'opération est un succès et Stéphane a pu réaliser une petite vidéo avec sa mini caméra.

    Nous remballons le TPS et rejoignons Régis et le Foc en surface pour nous restaurer. 

   Nous plions bagages, dés-équipons le puits et remontons ce pauvre castor afin qu'il ne pollue pas le trou en se décomposant.

                                                                                                                                                         Pat 

dimanche 2 février 2025

 Samedi 18 janvier

Grotte de St Marcel

Sidney, Lionel, Pascal, Bastien, Franck, Hervé, David ( C.S. Joyeuse )

Anne-Marie, Pat ( S.C. Aubenas )

    Invités par David , nous nous joignons à l'équipe de Joyeuse pour une petite balade dans le réseau IV.

    C'est l'occasion pour le papa et l'oncle de Bastien de parfaire leur apprentissage des techniques de progression sur corde et de se familiariser un peu plus avec le milieu souterrain. 


    Après avoir partagé la galette des rois sur le parking de la grotte, nous inaugurons la nouvelle entrée latérale ouverte récemment par la direction de la grotte pour les spéléos. Elle donne un accès direct par le tunnel à la grosse galerie tout en évitant la partie aménagée. 


    Sur le parcours, AMG nous montre l'endroit où les archéos ont récemment mis en évidence la mise en place au sol de stalactites cassées extraites à plus de 200 en aval par les " néolithiques ".

     La progression n'est pas bien rapide, nous sommes nombreux , Bastien fait de la vidéo et nos deux débutants galèrent pas mal dans les passages verticaux...


    Néanmoins, tant bien que mal, nous arrivons enfin à la Salle du Cyprès où nous nous arrêtons pour la pose casse-croûte car il est déjà midi passé. 

    


    Nous reprenons notre tranquille cheminement dans les très esthétiques galeries vers le " Pont d'arc " où nous nous attardons pour prendre la pause pour quelques photos au smartphone.



     Nous terminons notre périple après les deux " Pains de sucre " en allant jeter un oeil sur la partie terminale étroite et boueuse du réseau IV.



    Le retour s'effectue à un rythme sénatorial et nous ressortons après 9 h 30 de promenade accueillis par un froid de canard pour nous changer.


                                     Pat et Sidney ( photos )