dimanche 14 avril 2024

samedi 13 avril

grotte du G6 

Thierry

Sortie en solo pour mieux appréhender les réactions de cette cavité active, après les pluies diluviennes, où près de deux kilomètres ont été explorés depuis 2022.

Le 1er point siphonnant à 80 m de l'entrée où subsiste une flaque résiduelle.

1ère préoccupation : la trémie ! L'accès à la cheminée et à la galerie de droite s'est bouché, ce n'est pas plus mal au vu de la dangerosité !

Deux cailloux traînent dans le 1er passage-clé : la Guillotine.

Fausse alerte : ils ont dû tomber de la trémie latérale...le passage est dégagé.

Partout, l'humidité suinte des parois ; j'arrive bientôt au point névralgique.

Aïe ! l'eau est présente au second passage-clé : le ressaut du Minerai !

Ca va tremper !Mais le passage reste possible...

Le mini-Peyrejal ne siphonne pas non plus.

La marmite du Pêcheur est pleine même en période caniculaire !

L'avantage est que pour l'instant je reste propre.
L'accès aux grandes galeries est possible mais l'absence de courant d'air signifie que les Abeilles de Troyes et le siphon des Graviers sont amorcés.

Les traces sont à moitié effacées par la mise en charge, pas grand chose n'y échappant dans ce qui est connu...


La galerie des Papates est plus sympa avec de l'eau.

3ème passage-clé, l'échelle fixe trempe allégrement !

L'accès à la cheminée aussi !

Le matériel n'a pas trop souffert et est encore praticable.

L'avantage : un nettoyage annuel garanti !

 

Je stoppe au ressaut de l'étrier, connaissant trop bien ce qui m'attend plus loin avec ce niveau d'eau.
Retour sans problème d'essoufflement avec un léger et inattendu courant d'air aspirant.

mercredi 10 & vendredi 12 avril

aven des Roseaux, avens des Dolines 2 & 4

Lionel, Michel D. & F., Thierry

Retour sur site pour déblayer et poursuivre la désobstruction de l'aven des Roseaux pour deux d'entre nous pendant que Michel F. et Thierry vont déblayer la grotte-aven n°2.

Michel parvient à franchir l'étroiture mais en bas la suite est impénétrable...

Il faut tout...

Nous nous retrouvons tous à l'aven n°4 pour entamer une désobstruction sérieuse.

Vendredi, nous ne sommes plus que deux, Lionel et moi : le ressaut enfin franchissable de l'aven des Roseaux est vite franchi pour buter sur de grosses colonnes stalagmitiques ; nous cherchons une suite éventuelle mais rien d'évident !

Le ressaut qui nous a bien tenu en haleine, mais derrière c'est le flop !

Nous descendons l'aven n°4 : un gros monolithe vite mis de côté barre le passage !

La suite est dessous !
Ensuite , c'est plus de deux heures de massette/burin après déblayage pour dégager un ressaut étroit surplombant le volume visé.

Au début, le franchissement reste impossible.

Puis c'est un gros bloc en équilibre qui gêne le passage...

Lionel parvient à le faire basculer sur le côté en attendant mais il faudra l'éliminer.
Le ressaut sous-jacent est dégagé mais il faudra encore un peu de travail !

Thierry

 

dimanche 7 avril 2024

vendredi 05 & samedi 06 avril

aven des Roseaux

aven du Ruisseau des Dolines

avens des Dolines n°3 & 4

Lionel, Michel F., Pat & Thierry

Ce vendredi, nous débutons par l'aven des Roseaux où une étroiture entre blocs m'avait arrêté lors de la première reconnaissance ; celle-ci est vite déblayée mais le passage reste exposé et malcommode. Derrière, une étroiture verticale se présente.

Le passage impressionnant sous une pyramide de blocs empilés, heureusement soudés à priori par la calcite !

Un premier départ en bas à gauche mais la vraie suite est en face ; ici, ça passe fort en crue.

Un ressaut se présente après un rapide déblayage mais Pat n'insiste pas, car même s'il se laissait tomber, le retour serait illusoire sur des parois lisses et il y a au moins 5 m !

Désormais, place aux grands moyens utilisés par Michel et Thierry !

Pendant que nous débutons l'élargissement du ressaut, Lionel fait visiter à Pat l'aven du Ruisseau tout juste exploré mercredi.

Une fois l'opération effectuée, j'emmène Michel réaliser la même opération dans l'aven des Dolines n°2 où je m'étais arrêté sur un départ de vaste ressaut ; le travail s'avèrera un peu plus délicat du fait de l'exigüité des lieux.

L'étroiture dans le D2 causée par des coulées.

Zone de travail quelque peu réduite mais on s'adapte...

Nous ressortons et finissons par entendre nos camarades qui remontent de l'aven du Ruisseau ; j'en profite pour aller jeter un oeil aux Roseaux.

Le résultat est réussi mais il faudra une autre séance pour passer ; au fond, la suite paraît plus large.

 Fin de journée avec une bière offerte par les propriétaires. Le lendemain, la journée est prévue sur zone mais nous ne sommes plus que trois. Pendant que Lionel prospecte et en attendant l'arrivée de Michel, je descends faire la topo de l'aven du Ruisseau.

Le puits d'entrée de 10 m est vite assez vaste.

Descente vers l'amont.

Au-dessus du méandre trop étroit d'où provient l'actif (débit diminué de moitié depuis la 1ère de mercredi), un boyau semble pénétrable, à revoir...

L'aval confirme de la mise en charge occasionnelle.

Au terminus aval, redevenu amont (!), une cheminée laisse entrevoir le jour.

L'aven semble collecter énormément en crue, preuve ce laminoir impénétrable où l'eau a creusé un mini-canyon dans le remplissage.

A la sortie, Lionel m'annonce avoir trouvé deux trous supplémentaires ! 6 cavités dans un périmètre aussi restreint, il se passe quelque chose là-dessous !

L'entrée du premier est tellement étroite que Lionel ne parvient pas à la franchir, c'est l'aven des Dolines n°3 que je descendrai dans l'après-midi après un petit grattage : sans grand intérêt.

L'aven n°4 est bien plus vaste d'entrée et avait dû être vu mais l'absence de désob en bas confirme qu'il reste à faire ici !

Le départ le plus alléchant.

Nous rejoignons Michel aux voitures et, après un apéro avec les propriétaires, nous entamons la partie la plus technique de la journée.

Pique-nique versus Michel. Dur, dur de repartir après !

Mais le travail n'attend pas ! Nous redescendons, Michel et moi, finir d'élargir le ressaut de l'aven des Roseaux pendant que Lionel commence à s'acharner sur le départ du n°4.

La lucarne n'a qu'à bien se tenir !

Quelques trous de perfo plus tard, Lionel parvient à passer et confirme que les pierres tombent bien bas au fond mais il y aura un peu de boulot d'élargissement...

Nous rejoignons Lionel puis après ce nouveau centre d'intérêt, nous n'avons pas le courage de retourner aux Roseaux. Rendez-vous est pris pour une nouvelle sortie et après une nouvelle pause fraîcheur pour le gosier, retour à la maison.

Thierry

jeudi 4 avril 2024

mercredi 27 mars 

mercredi 03 avril

aven n°1 des Dolines

grotte-aven n°2 des Dolines

aven des Roseaux

aven du Ruisseau des Dolines

Lionel, Michel F., Thierry

Ayant été contacté par le mari d'une collègue de travail concernant la recherche d'eau dans une propriété sise en plein lapiaz sur une commune bien touristique du Sud-Ardèche, je m'y rends seul le 27 mars et débute la prospection des 3 ha sachant que trouver un actif reste une gageure même si nous sommes sur l'axe d'un collecteur. Très vite, j'inventorie deux cavités en mode équipement minimaliste car je veux d'abord m'imprégner de la zone.

La 1ère nécessite une corde et est donc juste pointée.

La seconde offre un départ de ressaut que j'agrandis puis si une diaclase s'avère vite bouchée, une autre stoppe sur une étroiture  à élargir au sommet d'un vaste ressaut.

Une petite prospection sur le lapiaz bien humide n'apporte rien de notable ; je vais donc voir un départ vertical (aven des Roseaux) que m'a indiqué le propriétaire. Un ressaut exposé de 6 m m'amène dans une diaclase bouchée mais un départ au ras du sol attire mon attention et j'élargis le passage avec les moyens du bord, c'est-à dire pas grand chose ! Passé l'étroiture, je me retrouve dans une salle d'où part une suite alléchante barrée par une pyramide de blocs semblant stables mais m'empêchant de poursuivre en l'état. Bilan positif de la demi-journée avant l'ènième trombe d'eau du week-end.

Retour avec deux compagnons de route (de cavité plutôt !) Lionel et Michel ; connaissant mon côté organisé - certains diront maniaque- je décide de procéder par ordre.

Michel descend l'aven n°1 et je le rejoins vite car une flèche tracée sur la paroi indique qu'il a été vu et celle-ci désigne une suite étroite !

Le départ du P9 est étroit.

Belle diaclase lavée.

Le départ du ressaut que je parviens à franchir mais 3 m plus bas c'est le queute.

J'indique ensuite le n°2 à mes partenaires et Lionel s'empresse d'entamer une désobstruction dont il a l'habitude mais là il faudra d'autres moyens pour passer. Partis pour aller poursuivre les Roseaux, Lionel tombe sur un trou souffleur gros comme le poing dans lequel les pierres font un bruit des plus agréables ! On entreprend une désob rapide qui dégage un puits au volume intéressant malgré un départ étroit.

Nous concoctons avec Michel un équipement aux petits oignons avec déviateur en échelle de 5 m !

Le puits s'avère vite vaste avec une base de 3 x 3 m.

Arrivé en bas, Lionel nous appelle car il entend un actif couler ! Nous le rejoignons à la vitesse du descendeur et effectivement dans une galerie "amont" nous croisons un actif conséquent mais très certainement temporaire.

Le ruisseau de 2 à 3 l/s provient d'un méandre étroit.

Puis disparaît dans une fissure étroite.

Michel nous ayant rejoint, nous descendons un ressaut "aval" pour continuer dans une galerie concrétionnée boueuse.


La galerie bien concrétionnée par endroits est aussi victime d'une mise en charge.

En descendant un surcreusement, un vrombissement se fait entendre : nous surplombons l'aval de l'actif pour l'instant inaccessible !


La galerie se poursuit jusqu'à une haute cheminée lavée où le jour perce à travers des blocs.
L'heure annonce le temps du retour mais les résultats sont au-delà de nos espérances, à suivre...
Thierry