samedi 27 juin
aven des 3D.
Thierry
Retour aux 3D pour tenter l'escalade de ce qui semble être le shunt du boyau partiellement inondé atteint le 15 avec Michel. Je vais d'abord voir si le niveau a baissé : bien peu et de toute façon il faudra déblayer le départ pour y accéder car les crues ont déposé pas mal de remblais.
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| Ce bout de plancher suspendu me paraît "l'idéal" pour traverser et remonter en oppo, contrairement à un démarrage par le bas surplombant et sans prise. La difficulté est la boue omniprésente. |
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| L'escalade se fait à la limite de l'adhérence puis je tire mon kit avec la corde qui me servira à équiper. |
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| La suite se présente sous la forme d'un toboggan argileux (le mot est faible) où à mon avis ça va être sport de remonter sans agrès ! |
Pendant près d'une heure, je cherche un endroit pour spiter car aucune trace d'amarrage : partout des coulées pourries sonnent creux et 10 cms de glaise sur les parois ! Pourtant je reste circonspect sur l' amarrage naturel qui devrait me servir pour la descente. Enfin, au ras du sol, je parviens à trouver un micro-endroit pour forer et mettre un spit...
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Mon seul amarrage naturel exploitable ... n'en a plus pour longtemps ; les autres stalagmites sont faites de boue ! (Notez les traces de mise en charge jusqu'au plafond) |
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| Je peux désormais appréhender le toboggan avec plus de sérénité et, effectivement ma poignée sera d'un secours appréciable. |
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| Si c'était encore possible, le bas est encore plus immonde même si on ne s'enfonce pas trop. |
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| J'arrive sur un passage visiblement désobstrué où la pente remonte brutalement. |
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| Au sommet, la porte de l'Enfer ? |
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| Non, l'accès au P8 d'après les commentaires de l'équipe Ranchin ; bon, je m'arrête là pour aujourd'hui, de toute façon je n'ai pas d'autre corde et vu déjà l'état du matos... |
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| Je remballe tout et me mets prudemment sur la corde : tout-à-coup, je descend brusquement d'un bon mètre ! Ce n'est pas la stalagmite qui a pété mais toute la coulée qui va avec !!! Heureusement j'ai toujours doublé mes amarrages et le spit a tenu ; j'en suis quitte pour un coup de stress. (A droite, mon amarrage naturel, sans doute un modèle d'importation !). |
La suite par là risque d'être comique mais un courant d'air aspirant est nettement sensible au P8 : peut-être qu'on attendra de voir si le boyau voit le niveau d'eau baisser puisque théoriquement les deux parcours se rejoignent et qu'on tentera l'escalade au mât vers le sup. bien visible.
Après un nettoyage minimaliste dans l'eau du boyau, retour à la canicule.
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