mercredi 10 février 2021

 mardi 09 février

perte du Sauvage & co

Pat, Thierry

Décision prise cet après-midi d'aller revoir la perte du Sauvage ouverte par Thierry et Benjamin il y a près de 20 ans sur le plateau de Labeaume ; cette perte comporte un net courant d'air aspirant et même si son étroitesse peut paraître rebutante, elle est toujours restée un objectif à poursuivre. C'est un objectif raisonnable au vu du couvre-feu imposé...


Dès l'entrée, la perte confirme sa réputation : c'est intime !

Pendant que Pat reconnaît la cavité qu'il découvre, mu par une envie très mesurée de se confronter à cette situation, Thierry s'attaque à agrandir l'ori(ble)fice.

La base du puits de 10 m

L'amont

Pat se heurte très vite à des passages siphonnants, que ce soit dans le laminoir conduisant à la salle terminale ou au bas du R5.


L'accès au laminoir haut de 30 cms ...

Précédé par un méandre plutôt prometteur !


Les départs noyés en bas du ressaut.

Le passage supérieur impénétrable au-dessus où on perçoit un bruit d'écoulement.

A proximité ... sans commentaires !

Tant pis, on reviendra ; on décide alors d'aller agrandir un autre départ dans la vaste combe entrevu l'année précédente ; il nous semble s'être un peu élargi.

Le soutirage semble s'agrandir derrière...

Les forçats à l'oeuvre...

La protection anti-chute d'une efficacité redoutable proposée par Pat !

Evidemment, ce maudit couvre-feu nous empêchera de franchir l'obstacle mais ici aussi ce n'est qu'une question de temps...

Pat & Thierry

Lundi 8 février


Event des Poubelles  ( Lussas )


Lionel, Pat

     Lionel a récemment récupéré et remis en état tuyauterie et matériel de pompage. Ayant une irrésistible envie de l'essayer au plus vite, il a jeté son dévolu sur cet évent perché dans le canyon de Louyre à une encablure de la grotte de Chabanne.

    Cet évent situé au dessus d'une source pérenne est en relation avec le réseau Câble / Chabanne / Pontet comme les dernières colorations l'ont prouvée. Il est défendu par une succession de siphons et les précédents pompages se seraient, à priori, arrêtés devant un quatrième siphon. 
 
     Evidemment ce n'est pas la bonne période pour tenter ce genre d'opération mais cela permettra, dans un premier temps, de valider le fonctionnement du matériel et peut être d'en savoir un peu plus sur le fonctionnement du deuxième siphon qui est alimenté.

    Nous ne sommes que deux et vu le volume de notre matériel à transporter il va falloir s'organiser... Nous sanglons nos 60 m de tuyaux de piscine et utilisons une brouette pour acheminer pompe et groupe au plus près de notre objectif.



Le petit barrage dans Louyre au bas de l'Echelette.

     Auparavant nous consacrons une bonne heure à "dé-roncer" un chemin d'accès praticable jusqu'au trou. 


     L'entrée se situe en falaise à 7 mètres de haut et on y accède en empruntant une vire moussue qui surplombe le canyon.

La vire confortable devant le porche d'entrée.

    Après avoir effectué, en amenant la pompe, une première reconnaissance jusqu'au siphon éloigné d'une quarantaine de mètres de l'entrée, nous collons les manchons PVC au bout de nos tuyaux au milieu de tout notre attirail éparpillé sur la vire.


Lionel joue les VRP pour la colle PVC.

 
  De multiples allers-retours seront nécessaires pour installer la tuyauterie, la ligne électrique et immerger la pompe.

Le conduit sur joint de strate, rectiligne sur 40 m de l'entrée jusqu'au siphon 1.




Le siphon avant le démarrage du pompage, la pompe est 1,5 m plus bas.

    Démarrage du groupe, petite attente et suspens... 
Puis nous voyons, avec joie, jaillir un puissant geyser au bout de notre tube. 

Une grosse envie de p... omper ça n'attend pas !

     Mais nous n'avons installé qu'une quarantaine de mètres de pipeline et l'eau se déverse juste sur la vire transformant rapidement notre balcon en une infâme pataugeoire. 


Le porche d'entrée vu de Louyre. L'écoulement provient du pompage, la source est située à une vingtaine de mètres à gauche vers l'amont.


     Nous décidons alors de rabouter une nouvelle longueur de 20 m pour évacuer plus loin. 
     Arrêt du groupe, collage des manchons, connexion et redémarrage. Et là : plus rien du tout ! Le groupe n'arrive pas à prendre ses tours et l'eau ne sort plus.
     Réflexion et intense cogitation jusqu'à ce que nous trouvions enfin l'explication. La pompe au démarrage s'amorce et prend vite ses tours car les tuyaux amonts sont vides; mais si on la redémarre avec les tuyaux pleins, il lui faut alors pousser environ 80 litres d'eau et comme le groupe est un peu juste en puissance elle n'y arrive pas. La solution est alors d'attendre que nos tuyaux se vident totalement par gravité dans le siphon. Une fois vidés, redémarrage et ça marche avec nos 60 m !

     Le niveau du siphon baisse doucement et régulièrement, mais malheureusement l'heure tourne et le timing est un peu serré pour attendre la vidange totale si nous voulons être rentrés avant 18 h.

     Nous enfilons nos néoprènes et décidons de nous mettre à l'eau pour voir si ça passe. Nous entendons distinctement, derrière, le bruit de l'actif amont qui sort du S2 et qui alimente notre premier siphon. 

Le bas du S1 à moitié vidé.

     Pas question de s'éterniser derrière car si la pompe s'arrête le S1 risquerait de se remplir avant notre sortie et nous ne serions pas à la fête.
     En s'immergeant dans le siphon qui a baissé d'1m nous constatons que la suite est un passage rétréci en voûte mouillante de 10 cm de revanche. 

La suite par en bas.

     Je tente la reconnaissance et tombe immédiatement derrière sur un pont rocheux qui siphonne.

Encore un peu de patience pour pouvoir passer sans se mouiller.

      L'endroit est quand même plus haut qu'auparavant et en s'insinuant vers la partie supérieure du méandre on peut apercevoir la suite, plus large, mais dont l'accès reste étroit et difficile à négocier en néop. 

Au dessus du siphon, la partie haute du méandre.


Ah c'qu'on est bien dans son bain, on fait de grosses bulles, on joue au sous marin...

     Ce sera tout pour aujourd'hui. Repli stratégique, rangement du matériel et changement de tenue sur la vire.

     Bilan : Tout a bien fonctionné mais avec seulement 1h30 de pompage nous avons manqué de temps pour vider intégralement le S1. Une seconde séance est prévue incessamment sous peu pour venir à bout de ce premier obstacle et appréhender la suite.

                                                                                                            Pat
     

mardi 9 février 2021

mercredi 03 février

avens du Vélocipède et de l'Ammonite 

Lionel, Pat et Thierry

Après une séance le week-end dernier avec Michel en sus, nous tentons la désobstruction de l'étroiture juste entrevue, couvre-feu oblige !


Les seaux se succèdent à grande vitesse pour purger la cavité de tout élément instable...
L'objectif est vite atteint et Pat peut se glisser dans l'étroit pertuis du fond, vite rejoint par ses deux compères.

La diaclase se divise en deux, c'est bien notre chance !

Après une petite séance de casse, la branche de droite ne semble pas rejoindre celle de gauche mais c'est bien étroit...

Pat tente de franchir celle en face mais un "bombé" l'empêche de rejoindre un espace à priori plus vaste.

Dans un sens ...

ou dans l'autre, ça coince !

Vue du fond de la diaclase où se situe l'étroiture.

Lionel va voir au fond de l'Ammonite et rapidement la jonction à voix et à vue est faite ; mais entre les deux subsiste cet espace, dernière chance d'atteindre par là la rivière explorée post-siphon par Thierry il y a déjà 30 ans !

La chatière : la dalle repoussée s'est plantée dans la terre et ne permet pas le franchissement ; l'Ammonite arrive au fond à gauche, le départ, dernière chance est à droite...

Nous reviendrons donc pour qu'il ne subsiste aucun doute mais l'espoir reste maigre.

Thierry

jeudi 28 janvier 2021

mercredi 27 janvier

aven n°2 du Biotope 

Lionel, Michel & Thierry

Retour au Biotope n°2 dans la vallée de l'Ibie pour tenter de poursuivre la cavité en profondeur car la teneur en Co2 (3.5 %) lors de la première nous avait conduit à la prudence ; la période froide qui a précédé a peut-être  permis de ventiler le trou même s'il paraît probable que la cavité stoppera sur un niveau d'eau.

Lionel a amené un attirail pour aspirer le Co2 et le rejeter à l'extérieur.


Le groupe de Lionel n'a pas l'air d'humeur à supporter son aspirateur dégotté en déchetterie (un Dyson s'il-vous-plaît) ; celui de Michel prend le relais...

Il est prévu de descendre avec le détecteur de Michel pendant que j'assure la topographie.


Pendant que Lionel descend le tuyau, je débute la topographie puis laisse passer Michel pour qu'il puisse épauler Lionel.


Michel tente l'accès au ressaut de 5 m mais un bras douloureux le fait renoncer avec raison car le passage est malcommode et le départ exposé.

Je rejoins Lionel qui a poursuivi et note un air tout-à-fait respirable mais au-delà de la fin du tuyau, la suite se présente sous forme d'un boyau étroit avec un départ vertical où il n'ose pas insister.

La base du ressaut de 5 m qui offre des prises suffisantes mais la sortie est un peu acrobatique.

Suit un ressaut de 2 m après un passage bas très court.

Le boyau terminal : trois mètres plus loin, un ressaut se présente en biais mais s'avère trop étroit malgré la résonance.


Je laisse le matos topo puis m'engage à mon tour ; je parviens à m'insinuer à mon tour dans le ressaut, jette un caillou qui tombe dans une flaque ou un gour, impossible de voir,  mais un resserrement plus bas m'interdit le franchissement. Finalement, un mal pour un bien car je me sens rapidement essouflé pour parvenir à m'extirper d'une position plus que tordue !

Il faudra donc revenir pour élargir le départ et prolonger la ventilation ! Nous remballons le matos satisfaits car le trou continue...

Thierry



dimanche 24 janvier 2021

 Samedi 23 janvier


Perte n°2 de Rochepierre, Source du Riou  ( Sanilhac )

Benoît, Mathieu, Gillou, Jérôme, Pat.

     Après covoiturage, habituelles retrouvailles à Rochepierre devant la maison de Pierre Lhyvernet. Nous ne sommes que cinq aujourd'hui ce qui risque d'être un peu juste vu l'éloignement de plus en plus important du tas de gravats à extraire. Arrivés devant la perte, Gillou, ayant oublié son casque, remonte fissa au camion et sera donc le premier préposé au tirage de gamates dehors car nous sommes tous déjà étagés dans le trou.

Gillou de retour du boyau terminal qui s'allonge, qui s'allonge...

     Le ruisseau extérieur coule assez fort et a dû monter assez haut au vu des traces encore visibles sur les berges. Notre boyau terminal a effectivement été bien lessivé mais le colmatage de la porte d'entrée a été efficace et a bien filtré les embâcles car nous n'avons, au fond, qu'un petit tapis de feuilles mortes.
     Après l'évacuation de soixante dix barquettes de déblais qui avaient bien bouché le boyau, nous pouvons entendre distinctement le ronflement sonore de notre actif grossi par les dernières pluies. Nous nous en rapprochons peu à peu mais il reste encore quelques séances pour pouvoir se vautrer dans l'eau ( penser le parcourir autrement qu'allongé procède d'un naïf fantasme... )

Le fond toujours aussi étroit...

     Notre chantier terminé, nous filons en ordre dispersé chez David qui nous offre toit et chaleur pour déguster notre pique-nique. Malheureusement Jérôme, et moi encore moins, ne se remémore plus précisément l'endroit où il habite. Heureusement il est connu comme le loup blanc et le premier indigène interrogé nous remettra sur la bonne piste.
     A l'heure du café il est déjà 2h30 et nous nous pressons vers notre second objectif de la journée.  
     C'est la Source du Riou, l'une des nombreuses résurgences qui sourdent sous le hameau du Ranc. Elle pourrait être en relation avec la Perte de Pissevieille qui se situe à 500 mètres à vol d'oiseau et 30 m plus haut en dénivelée mais qui a été rebouchée il y a quelques années.

La source en janvier 2019 avec un peu moins d'eau qu'aujourd'hui, on distingue à gauche la seconde entrée.

    Cette source captée et en partie bâtie possède deux entrées étroites donnant sur ce qui semble être un siphon impénétrable.
     Mais David, en y mettant le nez précédemment, a aperçu un petit trou noir au dessus de l'eau... Il faut donc aller voir pour vérifier si ça passe mais nous n'avons pas choisi le bon jour car le débit est aujourd'hui assez important. Inutile donc d'y envoyer toute l'équipe et nous ne sommes que deux éclaireurs à nous équiper en conséquence.

Préparatifs devant les deux entrées avant la baignade. ( Photo : David )

La voûte mouillante d'entrée en janvier 2019, aujourdhui le niveau est 15 cm plus haut. 

      A première vue ça n'a pas l'air très engageant... Jérôme s'y colle en premier le casque à bout de bras et arrive en s'immergeant complètement à avancer un peu sur le côté. 

Départ vers l'inconnu...


     Ca frotte pas mal et ça passe, mais au bout de deux mètres il lui faut effectuer une subtile rotation sur le dos pour pouvoir franchir la fin du boyau en "suçant" le plafond car la revanche n'est que de 10 cm. 

C'est un garçon ! Comme il est beau...
  
Voilà le deuxième ! Un peu fripé, mais on va le garder quand même... ( Photo : David )

     Cinq mètres plus loin on aboutit dans une micro salle où vient se déverser une trémie. Le ruisseau que l'on entend couler provient d'un étroit boyau en baïonnette, un peu plus large dans sa partie immergée. Ca pourrait être franchissable après quelques aménagements mais il faudra revenir en été avec un niveau d'eau plus bas pour pouvoir élargir plus confortablement.  

Janvier 2019. Prise de mesures au conductimètre : 370 ms , température de 11,5°.

    Avant de regagner nos pénates, nous allons jeter un coup d'oeil à la Perte de Pissevieille. Elle a effectivement été totalement comblée au tracto-pelle mais l'eau du talweg fait son oeuvre et l'on devine à travers la forêt de ronces un petit soutirage en formation. Au retour, nous allons voir une autre source qui s'ouvre au milieu du hameau et qui alimente un grand bassin. Captée et entièrement bâtie, elle est impénétrable au bout d'une dizaine de mètres.



                                                                                                            Pat