jeudi 16 janvier 2025

Samedi 11 janvier



Aven de Peyrejal artificiel.




 ( Sortie proposée par le CDS 07 )




Nous serons 7 à répondre à l’invitation de Judi :

Pascal, Matéo, Pascal D., Vincent, Cécile, Fabien et moi.


A 10h tapante nous voici tous les 8 au parking de Peyrejal.

Sur la fiche de la cavité que Judi a pris soin de nous amener, Cécile donnera un p’tit coup d’œil au tableau d’équipement pour l’enkitement des cordes plus la quincaillerie.


     Accompagnés par Judi et Fabien, Cécile et Vincent équiperont sous notre regard bienveillant !

Très bel équipement d’ailleurs ! 


     Pendant que Vincent équipera la main courante, Fabien demandera à Cécile de rajouter une corde au P10 sous l’oeil vigilant de Pascal D.


En bas du R5 nous voici dans le réseau, super point de CO2 ! Le top !

Tous réunis, nous décidons de sortir nos pique nique avant de repartir vers les belles conduites souterraines de Peyrejal ...


     Un p’tit tour au siphon de la goule de Sauvas en empruntant la conduite forcée puis direction l'aven Poulnot, heureux de constater que le Co2 est le grand absent de la sortie !

Vincent équipera le ressaut que certains dés-escaladeront, un shunt existe je le prendrai au retour.

Arrivés à l’intersection réseau fossile - réseau actif, Cécile, Matéo et Pascal nous laisseront continuer car n'étant pas encore totalement rétablis, l’eau n’est pas conseillée ! 
Il leur faut éviter les coups de froid !

Judi nous fera découvrir un trajet que nous ne connaissions pas, mais au retour nous en prendrons un autre .



     Constat : celui que nous empruntons avec Pascal D. est plus long et plus humide mais plus direct ; pas d’intersection à retenir ! Nous sommes dans la Souricière…

Nous voici au siphon, celui ci n’atteint pas le plafond , le courant d’air passe et nous aussi.

Dans les gours, de l’eau jusqu’au nombril pour certain moins pour d’autres .

Au croisement, bifurcation sur la droite et passage par dessus des gours bien sculptés qui nous font parvenir à l'aven Poulnot ouvert par le S.C.Aubenas ( Michaël, Ciryl B. et Thierry ) en novembre 1992. 

Poulnot plus bas que Peyrejal ? Pourquoi le Co2 reste par période ? Le siphon ? Quelle solution trouvée pour ne plus être tributaire de ce gaz qui n’est même pas hilarant ? 

Avec ce passage du siphon, absence du Co2, paysages superbes ; Fabien totalement enchanté décide d’y revenir demain avec des amis.


 Les cordes restent en place : ils déséquiperont !

Belle sortie ponctuée par un café offert par Pascal et à bientôt pour de nouvelles aventures !

                                                         Béa ( Photos de Pascal et Cécile )

mercredi 15 janvier

aven du Volume Intérieur

Lionel, Michel F., Thierry 

Retour à ce bel aven rendu très sec par le fort courant d'air aspirant qu'il draine ; le but est de tester le bouchon partiel de blocs qui empêche la descente du dernier ressaut.

Il faut être trois pour évacuer les premiers blocs  dans cet espace restreint ; Lionel et Michel parviennent à extraire un mastodonte, débité ensuite sur le mini-palier au-dessus. Je jette les morceaux de l'autre côté de la diaclase mais cela impose un gabarit mesuré.

 
Malheureusement, un bloc bascule et vient se bloquer un peu plus bas au-dessus du vide...

Un autre semble stabilisé mais pas question d'aller déloger le bloc en-dessous sans sécuriser le palier trop menaçant ; il va donc falloir le pulvériser ou l'extraire avec un palan. Nos deux spécialistes se perdent en conjectures !

Retour vers la sortie au bout de deux heures trente ; de toute façon , avec les outils en main on ne peut guère faire plus aujourd'hui.
Décidément, la tâche ne sera jamais facile pour rejoindre l'étage inférieur que l'on pressent ; mais la concentration de cavités sur un si petit secteur nous conforte dans notre volonté d'insister. Samedi dernier, Michel réussissait la jonction grotte de l'OM/avens de la Cartouche bleue, après désobstruction d'un laminoir, pendant que je topographiais le second (310 m/- 30).
Thierry

samedi 11 janvier 2025

vendredi 10 janvier 

aven du Volume Intérieur

Lionel, Michel F., Thierry

Poursuite aujourd'hui de l'avant-dernier trou découvert avec Michel sur la zone ; nous nous étions arrêtés sur un puits d'une dizaine de mètres après descente d'un premier cran de 6 m. La zone de départ était comme souvent affectée par des phénomènes chaotiques dus au démantèlement du lapiaz sus-jacent.

La seconde verticale rend le départ délicat en raison de blocs en suspension à priori stables mais je préfère améliorer l'équipement au retour pour les solliciter le moins possible.

Vue du bas.
Nous parvenons alors devant une superbe galerie phréatique profondément surcreusée jusqu'à former un puits !
Une énorme dalle (en arrière-plan, verticale) bascule, après l'avoir effleurée, dans le surcreusement.
Une galerie latérale n'est qu'un amont faisant une boucle.
Une petite galerie parallèle croise un actif temporaire (gours encore pleins) qui se jette par une diaclase étroite dans le puits du surcreusement.
Une lucarne en face permet de rejoindre le puits du surcreusement au plus large ; ce sera parfait pour l'équipement !
Le puits se rétrécit sur la fin pour atteindre un méandre aval lavé où , en crue, il ne doit pas faire bon y stationner !
 
L'arrivée dans le méandre.

Un petit ressaut permet d'atteindre un palier encombré de blocs défendant un autre ressaut plus profond.


Le passage demandera un déblayage, une dalle verticale coincée ne pourra alors que tomber...en espérant qu'elle ne rebouche le méandre plus bas.

La suite... C'est le courant d'air qui étonne, la température extérieure étant pourtant à l'équilibre.
Bon, la cavité porte bien son nom ! Le secteur est vraiment marqué par un paléo-karst puissant recoupé par toute une série d'actifs temporaires. Quand ça veut payer...
La suite au prochain numéro, la prochaine sortie sera topographique.
Thierry

jeudi 9 janvier 2025

mercredi 08 janvier

RB 1 

Anne-Marie, Lionel, Michel F., Pat, Thierry, Régis

C'est pas moins de six membres que nécessite désormais l'entonnoir du RB1 pour retirer la boue accumulée par la crue et les blocs des désobstructions précédentes.

Prise de position de chacun en s'étageant au mieux pour évacuer les seaux.

 

La 1ère équipe de vidage est encore propre...

Les déblais s'accumulent ; il est parfois plus difficile de vider le seau que de le remplir tellement ça colle !

Tous les 25 seaux, changement de poste...

La poulie est bien vite enveloppée d'une gangue de boue !


La mode automne/hiver du short est lancée ...
Au bout de 75 seaux, l'évacuation du site est annoncée car le travail est loin d'être reposant... Il reste bien trois/quatre séances pour réouvrir la fissure. Une échelle de 3 m s'avère désormais indispensable à fabriquer pour s'extirper du fond.
Thierry

samedi 28 décembre 2024

samedi 21 décembre

avens de la Cartouche bleue, aven du Volume, perte de la Faille verte

Michel F., Thierry

Après deux jours de secours à chien(s) en détresse, il est temps de prospecter un peu plus profondément le secteur entrevu précédemment. 

La première cavité (aven de la Cartouche bleue) s'ouvre dans un éboulis mais est aussi accessible par un ressaut plus stable.


La cavité développe une cinquantaine de mètres sur de gros conduits fossiles ébouleux et semble sans suite. Elle mérite cependant une topographie...

Une autre entrée proche butte sur un puits d'une dizaine de mètres mais sans amarrages naturels on ne peut le descendre avec notre échelle ; le secteur semble très absorbant.

Nous prospectons ensuite autour d'une doline dans un karst de surface vivace ; Michel y découvre une ancienne cavité aménagée (une de plus) qui, si elle ne recèle pas de suite, appelle aussi un relevé topographique.

Débutant dans un couloir de lapiaz classique, des escaliers marquent l'entrée de la grotte.

Je trouve en même temps un petit trou qui, à trois mètres de profondeur, semble donner dans un volume plus imposant par une lucarne impénétrable ;  Michel déniche à côté une autre entrée qui va peut-être solutionner le problème !

Je descends en oppo mais conseille à Michel d'y fixer une échelle car la remontée risque d'être casse-gueule.

Le 1er ressaut fait 6 m.

Après quelques contorsions pour éviter une trémie, nous nous retrouvons en haut d'un puits où il faudra plus qu'une échelle !

Décidément, le secteur paye : la nuit commence à tomber mais sur le retour nous tombons sur un mini-canyon encaissé où s'ouvre un orifice alléchant. Après une 1ère descente bouchée, un passage latéral révèle une suite.

Je m'insinue à travers un dédale complexe de conduits (je me plante au retour sur l'itinéraire, heureusement Michel me guide à la voix !) et stoppe sur rien du tout mais il commence à se faire tard...pour la saison !

A la sortie, nous apprenons que le second chien a été retrouvé, tout est bien qui finit bien ! Du boulot d'explo et de topo nous attend !

Michel & Thierry

 

mercredi 18 décembre 2024

samedi 14 & mardi 17 décembre

grottes de l'Ogive et de l'OM 

Michel F., Régis & Thierry 

Le lendemain de l'A.G. du club, prospection avec Michel pour digérer la raclette, Régis préférant les vraies huîtres aux fossiles de la roche !

J'avais repéré en balade avec des amis (itinéraire pas innocent) un secteur très prometteur affecté par un soutirage important ; 5 minutes suffisent pour découvrir une première entrée !

La grotte de l'Ogive s'avère bouchée au bout de 2 m mais...

quand on se retourne à l'intérieur, un beau conduit mène au bout de 8 m un peu exigus au bord d'un vaste puits !

Comme nous n'avons aucun moyen de descendre à part une échelle de 10 m comme c'est la règle en prospection légère, mais surtout que le puits est vierge du fait de l'absence totale d'amarrages, nous décidons de revenir avec le matos ad hoc ; l'équipement devrait être quelque peu malaisé vu la position ! Cinq minutes plus tard, pendant que Michel inspecte une profonde diaclase, je vise un petit redan au fond duquel semble apparaître un porche ; l'échelle est vite installée car le rocher est glissant.

La grotte de l'OM
 
Ma frontale de prospection a du mal à bien éclairer le vaste couloir d'entrée.
La galerie plonge jusqu'à un chaos en suspension provoquant un ressaut, heureusement, un orifice permet de shunter l'obstacle.



Une belle galerie concrétionnée s'offre à nous, dont une partie est encore active samedi par l'intermédiaire d'une colonne.

L'eau disparaît le long d'une coulée dans un toboggan humide à souhait.

Le départ du toboggan.


Une flaque nous accueille en bas qui n'arrange pas la situation d'autant que nos tentatives pour franchir l'obstacle au-delà s'avère un échec ; le courant d'air qui y descend est fort !

Maintenant bien trempés, nous découvrons un entrelacs de galeries dont une permet de shunter un puits où la désescalade possible s'avérait exposée. Suit un ressaut étroit à la base où il faut être prudent au vu des pierres en équilibre.

Nous retrouvons notre aval de tout-à-l 'heure sortant d'un boyau impénétrable pour se jeter dans un petit puits là aussi dépourvu d'amarrages !

Décidément, la perfo va être utile dans le secteur ! Nous cherchons vainement des traces même si dans la galerie d'entrée une vieille marque à la peinture difficilement interprétable montre que la première galerie a été visitée ; pour le reste, c'est peu probable et le fichier est vierge quant au secteur... En tout cas, vu l'état de la galerie concrétionnée, le(s) passage(s) n'ont pas du être fréquents ! Aucun graffiti non plus ! La sortie et le déshabillage se feront rapidement car la température baisse vite et nous sommes bien trempés.

Nous revenons le mardi, bien décidés à descendre ce puits, Régis renforçant l'équipe.


Nous préférons équiper directement les ressauts plutôt que d'utiliser le shunt malcommode du 1er.

Le puits est vite équipé...

Suit une galerie parcourue par le ruisseau temporaire.

Les remplissages sont de mauvaise augure pour la suite, comme les brindilles coincées en hauteur.

Effectivement, le conduit s'abaisse inexorablement pour devenir trop étroit et non ventilé.

Mais une opposition en hauteur permet d'entrevoir une suite qu'il va falloir élargir. 

Si la suite est un peu décevante, le courant d'air puissant doit bien aller quelque part, en partie sans doute dans ce chenal de voûte mais il y a peut-être du travail. Vont donc être privilégiées dans un premier temps la descente de l'autre cavité et la prospection à peine entamée.

Thierry