jeudi 21 mars 2024

Lundi 18 mars

Grotte de la Pascaloune ( Saint Montan )

Adrien ( AD ), Benoît, Michel F, Michaël Berge ( Mika ), Judi, Anne-Marie, Pat. 

     En prévision d'un stage qu'il encadrera, Judi a prévu d'aller auparavant vérifier le taux de CO2 de cette "classique" en ce début de printemps. Nous sommes nombreux à avoir répondu à son invitation pour l'accompagner.

     De Vogüé, nous co-voiturons jusqu'au bout de la piste au dessus du ruisseau du Rimouren. Auparavant nous retrouvons Mika venu en Scooter.

    

      Equipement collectif dans le porche d'entrée puis nous entamons la descente en nous étageant et en discutant pour attendre patiemment l'avancée de l'équipement grand luxe des puits dont s'occupe Judi. 




     Seul le très court boyau en bas du P8 désobstrué en 1979 nous oblige à un petit ramping.


      L'équipement se poursuit jusqu'au grand palier intermédiaire du P60 où nous nous posons pour casser la graine. 

     Nous rejoignons ensuite AD et Judi en bas du grand puits qui sera notre terminus pour aujourd'hui. Le taux de CO2 mesuré ne dépasse pas les 1,9 % ce qui est tout à fait supportable. Nous allons juste mettre le bout du nez dans le départ du " réseau glaiseux étroit " encore bien humide après les dernières pluies. Puis nous démarrons la remontée comme des chenilles processionnaires talonnés par AD missionné pour déséquiper.


      Après 4 heures sous terre nous émergeons dans le grand porche d'entrée mais nous ne pourrons pas aller jeter un coup d'oeil à la Perte 86 du Rimouren toute proche car le débit du ruisseau aérien est conséquent formant de profondes vasques difficiles à franchir sans se tremper.





                                                                              Pat

lundi 4 mars 2024

Samedi 2 mars 

Grotte de Rochepierre ( Rosières )

David, Mathys, Sidney, Anne-Marie.

Soutirage N°2 du Pradal ( Sanilhac )

Julo, Michel.

Grotte Ophélie ( Montréal )

Elvic, Lionel, Pat.


     Jolie brochette de grottologues ayant répondu présent à l'invitation de David pour revenir gratter dans le Trias. ( voir CR du 1er juillet 2023 ).

     Les équipes se forment et nous nous répartissons nos missions dans les divers trous.

     David et son équipe partent vers la Grotte de Rochepierre dans le but de retrouver et topographier une galerie qu'il avait repérée dans le secteur de la Coulée Blanche lors de la première en 1988...

     Malheureusement, sur le parcours un petit puits ( descendu en libre à l'époque ), stoppera l'équipe venue sans agrès ni corde. Néanmoins, un peu plus loin en aval, une trémie bien ventilée a été repérée. Il faudra revenir avec le matériel adéquat.

     Pendant ce temps là, Julo et le Foc se rendent au dessus des amonts du Pradal et réussissent, sans GPS et ne connaissant pas les lieux, à retrouver le second soutirage qui avait fait l'objet d'une longue désobstruction en juillet. A deux ils ont bien oeuvré : le banc de calcaire a été partiellement dégagé et la cote - 2 est désormais atteinte ! Il faudra revenir en force.

Photo Julo.
      Le dernier groupe se dirige lui vers la Grotte Ophélie après avoir un peu tourné en rond et visité, grâce au GPS de Lionel, les recoins paumés de l'Ardèche pittoresque avant de trouver le bon chemin d'accès...

    Notre premier objectif est de régler son compte au gros bloc inquiétant au bas du ressaut d'entrée. 

        La première tentative s'avèrera totalement inefficace... Le second essai ne permettra d'enlever qu'un petit morceau mais il faudra s'en contenter car nous avons vidé rapidement nos 4 accus. Le passage est dorénavant un peu moins difficile et sécurisé. Et ce n'est qu'en fin de matinée après qu'Elvic soit parti que nous pouvons pénétrer dans la grotte. 

     Les dernières pluies ont copieusement mouillé le trou et surtout l'argile devenue bien collante. Lionel me sert de guide et nous visitons la plupart des recoins de la cavité. Dans la Salle du Carnage, nous retrouvons le départ peu engageant mentionné par Jérôme et le laissons sans insister. Nous nous dirigeons ensuite vers la galerie active que nous remontons jusqu'à l'escalade repérée précédemment. Elle nécessitera sans doute l'usage du mât car il est impossible de planter quoi que se soit dans les parois marneuses surplombantes. 

Au pied de l'escalade où l'on aperçoit un départ de galerie.

     Les galeries de ce secteur sont plus agréables et de nombreux " choux fleurs " blancs tapissent le niveau inférieur. 

Dans la galerie active.


    Vers le fond, nous allons jeter un coup d'oeil à la trémie de + 6 qui semble bien soudée. 

     Mais le point le plus intéressant se situe à l'extrémité sud qui est fermée par deux trémies d'un mélange de blocs de grès et de marnes. Pour accéder à la première, il faut passer sous un gros bloc calcaire menaçant qui avait bougé lors de la visite précédente. 

Au dessus de Lionel le bloc suspendu...

     Il serait nécessaire de le mettre à terre car il ne repose en équilibre que sur deux petites arêtes et malheureusement il est juste au dessus d'un départ ventilé prometteur...

Sous le bloc le méandre étroit d'où sort le courant d'air.

     La seconde trémie se situe en haut d'un éboulis raide et l'on note la présence de nombreuses racines. 

     Mais là encore deux gros blocs en équilibre précaire menacent de boucher la sortie s'ils décidaient tout d'un coup de débarouler plus bas. Pour se consoler nous repérons un petit départ au ras du sol qui serait passable en dégageant la terre mais il nous manque une petite pelle aujourd'hui. 

Le petit départ à agrandir... derrière c'est bas mais plus grand.

     Sur le chemin du retour, j'inspecte l'amont de l'actif principal qui sourd d'une trémie et m'aperçois qu'on pourrait peut-être passer en dégageant les blocs sur le côté.

     Et c'est parti pour une longue et fastidieuse séance de désob à la main où Lionel, allongé dans l'eau, me fait passer un mélange de boue liquide et de graviers pour agrandir le passage. Intrépide, il arrive à forcer l'étroiture pour se faufiler dans une niche sans suite où l'actif sort d'un inter-strate centimétrique. 

     Nous ressortons bien sales et trempés mais dix mètres plus loin rebelote : je repère un autre actif qui sort d'un boyau étroit. Après une rapide désob, Lionel, infatigable, s'y engage et parvient à repérer la suite, impénétrable, d'où provient ce petit affluent. 

     Il ne fait pas très chaud et nous repartons sans traîner vers l'aval en suivant la rivière jusqu'au départ du fameux Méandre Houdini. Malgré notre enduction glacée de boue liquide, je convainc Lionel de tout de même essayer de faire un bout de topo de ce récalcitrant méandre.

     Et c'est reparti pour une nouvelle séance de contorsions en passant d'étroiture en étroiture... Il nous faudra 3/4 d'heure pour lever seulement une cinquantaine de mètres en déclarant forfait devant le début des passages affreux que seul Lionel avait réussi à franchir la dernière fois; il avait encore progressé avec difficulté d'une centaine de mètres en s'arrêtant sur " ras le bol ".

Ca y est la séance topo est terminée, le sourire revient...

     Nous ressortons un peu rincés, accueillis par la troupe de David venue à notre rencontre, persuadés que la cavité ne deviendra pas une classique.

Photo Sidney.
                                                                                                                                                                     Pat

    

dimanche 25 février 2024

Vendredi 23 février

Baume de Tourange ( Chomérac ) 

Nicole et Jean DUC, Gilbert PLATIER ( A. S. Privas )

Thierry, Anne-Marie, Pat.

     Dans le cadre de la participation du CDS 07 à l'enquête d'utilité publique concernant l'approfondissement de la carrière d'Alissas, nous partons repérer les lieux et visiter la Baume de Tourange.

     En effet la grotte s'ouvre à proximité de cette carrière et il est tout à fait plausible que la suite du réseau actif post siphon se développe juste en dessous.

     Nous descendons vers la grotte emmenés par Nicole et Jean.


    Arrivés dans la première salle, nos guides nous abandonnent et c'est Gilbert qui prend le relais essayant de se remémorer les passages qu'il avait fréquentés il y a 66 ans...

    Assez rapidement le plafond s'abaisse et nous attaquons une série de rampings et de "quatre pattes" dans des conduits au sol tapissé de boue liquide. 

     Les dernières pluies ont bien humidifié le trou et il faut de nombreuses fois se mouiller en rampant dans les laisses d'eau. Heureusement nous croisons quelques salles concrétionnées où l'on peut retrouver notre bipédie naturelle.

    A environ 300m de l'entrée, nous atteignons la Salle du Puits et son P5 qu'il nous faut équiper. Gilbert, nostalgique, à apporté une échelle et nous gratifie d'une assurance par le haut "à l'ancienne" car nous n'avons amené aucun matériel de descente. 


     Au bas du petit puits, un étroit toboggan de calcite parcouru par l'actif bute sur une chatière malcommode. Ca passe pour tout le monde et nous pouvons explorer la suite composée de boyaux plus visqueux les uns que les autres.

    On s'englaise et on se mouille copieusement mais heureusement, arrivés à la Salle du Chaos, la cavité change de morphologie. Nous empruntons la Galerie de la Véronne d'un taille plus agréable. 



     Le fond de la cavité contraste avec le début : on y croise un petit actif qui bute sur un siphon et un réseau supérieur avec de jolies salles concrétionnées.



Un gour au fond du réseau témoin vraisemblablement d'une ancienne pollution.

En contemplation devant le lac temporaire; aujourd'hui à sec. 

     Le retour s'effectue lentement mais surement car bien glaiseux et trempés, il ne fait pas bon s'attarder.

     La cavité développe 838 m et les salles du fond se méritent... Il parait qu'en été il n'y a plus du tout d'eau, que l'argile est bien sèche et que c'est alors une partie de plaisir.




                                                                               Pat






vendredi 9 février 2024

 Mardi 6 février, mercredi 7 février.

Grotte de la Cocalière ( St André de Cruzières )

Alexandre ZAPELLI, Olivier LANET, Rafaël CHEVALIER, Tanguy RACINE, Stéphane JAILLET, Christophe GAUCHON, Fabien.

Régis BRUN, Michel FAUQUE, Pat GENUITE.

    Le SSF national vient de mettre au point un procédé qui permet de se connecter sous terre au réseau internet. Ce système ouvre de multiples possibilités. Un médecin auprès de la victime pourrait, par exemple, dialoguer en vidéo ( avec WhatsApp ) avec ses collègues spécialistes à l'hôpital.

     Le principe consiste à dérouler un câble 2 brins relié à un ordi en surface. A l'intérieur de la cavité, un boitier spécial y est branché et l'on peut s'y connecter en wifi à l'aide d'un smartphone.

     Afin de valider, in situ, le procédé, et d'effectuer des mesures de débit, c'est la Cocalière qui a été choisie pour sa facilité d'accès et de progression.

     Le Foc, Julot et moi ont été sollicités pour installer les 2 kms de fil par portions de 500 m.

     Parallèlement, deux essais de Scan 3D seront effectués; l'un par Tanguy avec un Leica portable, le second par Stéphane avec un modèle sur trépied afin de valider la possibilité et le temps nécessaire pour transmettre de lourds fichiers de points.

     Le rendez vous est donné à l'antenne du CNRS de Jalès pour planifier l'organisation.

    Ce n'est qu'à 10h que nous pénétrons dans la cavité. Le déroulage du câble s'effectue sans difficulté grâce au touret très pratique qu'a concocté Oliver.

     Au bout d'1 km dévidé, un premier essai est réalisé avec succès. Nous arrivons à communiquer en vidéo avec Judi dans son local CDS à Chauzon.

    Pendant que nos spécialistes effectuent de multiples mesures de débit et glosent sur leur Mégabits, le Foc et Julo, ne connaissant pas le réseau, partent faire une balade jusqu'au lac Gaupillat.

   Ayant pris de l'avance dans la pose du câble, nous avons même le temps sur le retour d'aller faire quelques photos dans la branche de Sauvas.



     Le lendemain, toute l'équipe se retrouve sous terre pour de nouveaux tests. A l'extrémité de nos deux kilomètres de fil, les essais se révèlent concluants. Même si le débit à un peu baissé dû à la grande longueur de câble, il est encore largement suffisant pour transmettre de la vidéo en HD.

     Les essais terminés, nous attaquons à deux le rembobinage. Nous essayons le système mis au point par Olivier avec une visseuse. 

     Ca ne marche pas trop mal même si quelques petites améliorations seront encore nécessaires. Il faut dire que la grotte offre des conditions idéales pour ce genre d'exercice.

     Le bilan est donc tout à fait positif : tout marche parfaitement !

     Nous quittons nos amis savoyards d'Edytem et du SSF après avoir, sur le chemin du retour, été jeter un coup d'oeil au Peyrol de Beaulieu instrumenté par Judi et encore bien en eau à cette époque de l'année.


                                                                              Pat 

lundi 8 janvier 2024

 Mardi 6 janvier 2024


Grotte Ophélie ( Montréal )


Gillou, David


     Rendez-vous à Montréal à 9 h30 pour élargissement de la grotte Ophélie. ( voir CR du 1 et 2 juillet 2023 )

     Gillou, massette et burin en main, attaque directement l'entrée.


    On tire la ligne téléphone pour voir si ça sonne bien. Après deux sonneries on y voit plus clair.



    Il faudra revenir pour finir la strate de droite car les batteries du perfo sont HS.



                                                                                                       David