Les partenaires

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mardi 14 juillet 2020

Samedi 4 juillet 


Week-end " Rochepierre "

( Jérôme, Stéphanie et Capucine JOURET, Anne-Marie et Pat GENUITE, Lison, Tao, Florence et Judi ARNAUD, Nesta, Sarah et Christophe LONGIN, Adélaïde, Garis, Elodie et Mathieu BERGER )

     Nous avions décidé de partir en vacances. Jusque-là ce n’est pas très original pour ce premier week-end des grandes vacances d’été. L’originalité, vient de la destination : le camping de Rochepierre !

     Tout le monde se rejoint au camping dans l’après-midi, les plus motivés prennent le chemin de la Perte n°2 de Rochepierre pour poursuivre le travail entrepris depuis maintenant plus d’un an. Quelques séances ont bien eu lieu depuis le dernier compte rendu en date du 12 janvier du monde d’avant ! 


A gauche l'entrée de la perte n°2, à droite le début de la muraille de Chine .

     Les autres ( on ne les citera pas ) profitent de la piscine du camping où tout le monde finira par se rejoindre après une soixantaine de barquettes évacuées !

     Le soir c’est plancha en famille et nous serons rejoint par David LHYVERNET.

Dimanche 5 juillet 2020


( Jérôme, Stéphanie et Capucine JOURET, Anne-Marie et Pat GENUITE, Lison, Tao, Florence et Judi ARNAUD, Nesta, Sarah et Christophe LONGIN, Pierre et David LHYVERNET, Bastien RODIER )


     Les plus petites participantes, accompagnées des parents, vont faire un tour à la Grotte de Rochepierre.
     Une équipe surmotivée poursuit le travail à la Perte de Rochepierre n°2 une autre attaque la Perte n°3, une cinquantaine de mètres en aval en rive gauche dans le lit du ruisseau.
 Au n°2, une soixantaine de barquettes supplémentaires sont extraites et laisse espérer un élargissement du conduit après plus de 20 m creusés. 


Il faut creuser large pour la belle carrure de David !

Maintenant on est cinq mètres plus loin mais ce n'est pas encore les Grands Boulevards...

     Au n°3, un petit filet d'eau perturbe la désobstruction en remplissant la vasque où l'on creuse. On devine une fissure où s'infiltre l'eau mais elle est remplie de graviers qu'il faut extraire à la main : notre barre à mine s'y enfonce de deux mètres... Sur les conseils de David, nous orientons nos travaux plus à gauche et tout à coup un vortex se forme avec un bruit de succion, cela s'arrête puis l'eau repart alors au fond à droite en gargouillant. Le problème c'est qu'on se dirige pile sous le mur bâti et que nos agrandissements risquent de provoquer une belle "écroulade".

La perte n°3 ( active ). En haut à droite la base du mur sous lequel on se dirige...

L'eau se perd dans cette fissure.

     Après un petit tour à la piscine obligatoire et un casse-croûte, certains prennent le chemin du retour tandis que d’autres se dirigent vers l’Effondrement de la Chèvre.
      Repéré il y a quelques mois déjà, un soutirage juste au-dessus du fameux banc de calcaire, laisse espérer à certains la présence d’un départ de galerie. Nous avons ainsi creusé un puits vertical de 4 mètres dans le remplissage pour l’instant sans succès ! 


Le soutirage le 17 mai, tel que découvert par David.

Première séance de creusement le 7 juin ( cent cinquante seaux extraits ). Ce jour là, la magnifique chèvre à 4 pieds ( 40 kg ) n'a jamais pu être installée car l'entrée du trou était trop large...

De plus en plus difficile de monter les seaux... 

... car nous sommes déjà à - 4 m et toujours pas cette petite ouverture espérée où sifflerai le courant d'air.

     Laissant les terrassiers à l'oeuvre, David et Judi en profitent pour faire la tournée de quelques cavités et effectuer des mesures de courant d’air afin d’essayer de mieux comprendre l’organisation des réseaux souterrains.

     Un week-end bien rempli, bon esprit et familial dans un cadre « idyllique ». Bref à refaire !

                                                                   Judi, Pat

jeudi 4 juin 2020

Calles et Causses
années 2000
Quelques pérégrinations dans les différents causses, région karstique toujours aussi attractive et dont le potentiel reste énorme...
L'entrée de la grotte des Calles sur le causse de Blandas.

Patrick lors de la montée à la grotte (au fond, Bez & Esparron).

La salle du Balcon.
La grande colonne proche du puits du Mikado.

Diego dans le puits du Mikado : rarement le passage d'une trémie consolidée n'aura procuré autant de frissons ... et c'est pire vu d'en bas !

Benoît au terminus 2006.
Le causse de Sauveterre n'a que rarement été l'objet de notre attention.
Prospection hivernale avec Jérôme en février 2005.

L'art du recyclage caussenard !
C'est le causse Méjean qui aura retenu le plus notre attention et demeure encore un objectif du club.
L'aven Keraval ou du Pic d'Usclat n°7 a été la plus belle aventure et a permis d'atteindre - 268 au début des années 2000 après des travaux importants. Malheureusement il y a peu de photos de cette exploration.
La galerie terminale à - 92, la suite est dans le méandre de surcreusement.

La pause déjeuner juste avant la cheminée Pas-niquée... Les connaisseurs comprendront !

Le plus beau puits du trou (avec le P 57) : le P15 qui suit ce grand puits et annonce des méandres étroits jusqu'à un siphon non plongeable.
La salle Solène s'atteint par un pendule dans le P 57 vers - 200.
 La prospection sur le Méjean est toujours un plaisir.
L'entrée de l'aven des Claux était inaccessible en 2006.
L'aven de Pouzzaronne a été une déception malgré une désobstruction du fond et la découverte d'un petit puits.
L'entrée de l'aven.

Le seul grand puits du trou vers - 70.

Nanard nous avait conseillé de reprendre ce trou bien alléchant mais trop peu ventilé.
Voilà quelques trop rares photos de nos pérégrinations caussenardes dans un cadre toujours aussi magnifique.
Thierry

dimanche 24 mai 2020

Gorges de l'Ardèche - début des années 2000...

En ces temps de restriction des libertés tous azimuts et d'infantilisation de la population, quelques photos des pérégrinations du club au sein des gorges de l'Ardèche...

En 2003, la découverte du collecteur du Saleyron fut un temps fort du début du nouveau millénaire.

La reconnaissance du bassin terminal confirma bien qu'il s'agissait d'un siphon ; depuis Jean-pierre l'a franchi et s'est arrêté sur un S2 dans une atmosphère mortellement saturée en Co2 dans la galerie intermédiaire.

Lors de la 1ère...
Le secteur "G" est dominé par l'évent de Gournier.

L'évent de Gournier est caractérisé par des crues brutales et une importante mise en charge où même l'Ardèche contribue aux remplissages internes ; là aussi la 1ère sera au rendez-vous mais demandera bien plus d'efforts qu'au Colombier
 (photos D. Cantaluppi).
L'aven des Arbousiers en secteur "T" exploré par l'équipe Chauvet a subi les conséquences d'un puissant séisme.

La grotte de la Grosse Marguerite fait partie d'un ensemble remarquable de cavités fossiles concentrées sur un secteur restreint.

L'aven-grotte Bob est un maillon essentiel du secteur.

Les témoignages historiques abondent sur les parois des grottes des Gorges, un patrimoine à préserver !
Le marcassin sauvé lors de la première investigation dans l'aven-grotte Bob ; son frère jumeau n'a malheureusement pas pu être sauvé...


Le "T4" découvert en 2004 : une désobstruction importante n'a pas permis de franchir le bouchon terminal.
"Boulon" dans l'orifice protégé du Débaptisé avant que des imbéciles décident de détruire la porte pourtant non cadenassée. Le secteur "M" est riche de plus de 130 cavités inventoriées et est bien connu pour la traversée Rochas-Midroï.

La grotte des Escaliers témoigne d'aménagements importants pour accéder aux richesses du karst profond. La rive gauche est par la présence de la route des Gorges plus accessible et bien plus fréquentée.
La montée, l'hiver, à la Baoumo de l'Oustalas en secteur "R".

La grotte Renault en secteur "R".
Le Pas du Mousse vu du porche de la grotte Renault.
Les remarquables argiles varvées de la grotte du Cirque.
Un locataire de la grotte de la Frite (secteur "MA").
Vers la Coutelle (secteur "SM")...
Thierry


mercredi 6 mai 2020

Le S.C.A. porteur de la flamme olympique.


Jeux d'hiver de Grenoble, 6 février 1968 

     A cette époque, le S.C.Aubenas explorait sur le plateau du Sornin, non loin du gouffre Berger, le scialet d'Engins ( gouffre de la Fromagère ). Nos découvertes étaient suivies de près par le maire d'Engins qui nous soutenait. Il était ami avec Jean Lavigne l'un des explorateurs du Berger. C'est par son intermédiaire qu'il demanda au club de participer au portage de la torche qui devait rejoindre Grenoble en passant par sa commune.

Le trajet de la flamme olympique.  7222 km, 5000 porteurs acclamés par 2 millions de spectateurs !
     Départ à 8h30 d'Aubenas. Arrivés à St Maurice d'Ardèche, Pierrot prend la voiture ( sans autorisation ) et rentre dans un mur. Bilan : un phare cassé et une aile froissée. De plus, le flexible de frein s'est détaché et traîne par terre ! Nous repartons et prenons Daniel au Teil.
     La voiture cale juste devant un flic : défaut d'allumage. Nous empruntons la N7 jusqu'à Valence où nous prenons "Jeff" et "Alouze" qui viennent de se faire arrêter et infliger un PV à Romans pour pneus lisses. Nous arrivons à Grenoble à 13 h. Montée à Engins à 15 h. Les freins cassent dans la montée ! Nous essayons de réparer mais impossible. Descente à Engins sans freins. "Jeff" avec sa 203 retient la Frégate ! Sur place, nous retrouvons le groupe spéléo et des membres du camp des gorges à Vallon, plus Jean Lavigne un ancien du gouffre Berger, soit une vingtaine de personnes en tout, habillés avec leurs belles combis jaunes, casqués, bottés, qui portent la flamme en relais sur 3 km. Mais il faut courir vite car elle a du retard. 
     Aussi ils partirent à 20 et se retrouvent rapidement seulement à 3, le reste de l'équipe ne pouvant pas suivre le rythme avec tout leur barda. 

Le flambeau de 70 cm en bronze, alimenté par 280 g de butane : autonomie 2 heures.

     Puis finalement le relais est passé à un autre groupe sportif : les spéléos ont fini leur boulot. Nous descendons avec les autres voitures  à Grenoble et couchons chez Lavigne après une soirée à la Taverne Bavaroise. 
     Le lendemain, nous remontons à 9 h vers Engins où nous arrivons à 10 h30. Près de la Frégate cabossée, " Alouze " dit en rigolant : " je vais mettre la voiture dans un ravin ". Manque de pot, il y avait des flics pas très loin. Aussitôt suspectés ( de quoi ? ), nous sommes arrêtés et embarqués par la police. Nous serons bloqués pendant 7 h au poste. 
     Heureusement le maire d'Engins interviendra auprès de la maréchaussée et arrangera cet imbroglio ubuesque.
      Nous regagnons Grenoble où nous prenons le train jusqu'à Valence, puis Aubenas. Nous réparerons la voiture en mettant un point de soudure au bout du flexible, puis purge du circuit et le tour sera joué. Il n'y aura du freinage que sur 3 roues, mais bof ça marche ! 

Belle époque où nous rentrions à 7 ou 8 dans la voiture !
                                                                                                                                                                                                  Roland Oddes

Ont participé à cette truculente aventure :

Roland Oddes, " Jeff " ( Michel Etienne ), " Alouze " ( Alain Lamotte), Daniel Duchamp, Pierrot Debanne, " Bédigue " ( Bernard Lauriol ), Jacques Teyssier, " Kiki " ( Christine Carré ) et son frère Pierre.