lundi 17 août 2026

lundi 17 août

grottes de Josserand

Thierry 

Petite virée à ces grottes que je ne connais pas ; accessibles par des éboulis de plaque calcaire instables, elles s'ouvrent dans le Crétacé de la montagne de la Serre.

Le porche de la n°2, au fond d'un thalweg affluent, est modeste.

Tout comme la grotte elle-même, ultra-sèche et sans grand intérêt.

Le porche de la n°1 est lui bien plus sympathique.

Le thalweg de sortie de crue sous-jacent attire mon attention car la grotte est donnée pour fossile ; or j'ai connu la même aventure au Colombier : on connaît la suite avec la découverte du collecteur du Saleyron...


La galerie d'entrée est plutôt confortable. Un léger courant d'air aspirant s'y fait sentir.

On débouche de suite dans une conduite forcée surcreusée ; une barre (pour désob ou fouilles dans la fondrière sous-jacente ?) et un bout de corde trônent sur place ! Le passage en oppo ne nécessite pourtant aucun agrès.

Du sable fin résiduel dans deux paléo-marmites, curieux... Le Co2mètre n'indique qu'un taux très faible.



Après une petite escalade dans le surcreusement, la suite propose de belles sections malgré un concrétionnement sali.


La grotte n'est pour une fois guère argileuse, un réseau supérieur existant dans la seconde partie.


Le plafond s'abaisse ensuite, la dernière partie étant bien moins ventilée, nous n'insistons pas.

Juste avant, une portion évolue en diaclase.

De vieux planchers démantelés témoignent de phases de comblement ; le surcreusement réapparait par endroits, lien avec un étage inférieur semi-actif ? De toute façon, ce ne doit pas être bien large...
Grotte intéressante, petit paléo-collecteur local (?) désormais déconnecté des écoulements actuels ; la montagne de la Serre garde bien des secrets avec ces avens et grottes connus depuis longtemps pour leur taux de Co2 (Espatty, Philippe, Aiguille...). Pas sûr que des découvertes notables aient lieu dans le futur. Retour sous un soleil de plomb.

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