samedi 28 décembre 2024

samedi 21 décembre

avens de la Cartouche bleue, aven du Volume, perte de la Faille verte

Michel F., Thierry

Après deux jours de secours à chien(s) en détresse, il est temps de prospecter un peu plus profondément le secteur entrevu précédemment. 

La première cavité (aven de la Cartouche bleue) s'ouvre dans un éboulis mais est aussi accessible par un ressaut plus stable.


La cavité développe une cinquantaine de mètres sur de gros conduits fossiles ébouleux et semble sans suite. Elle mérite cependant une topographie...

Une autre entrée proche butte sur un puits d'une dizaine de mètres mais sans amarrages naturels on ne peut le descendre avec notre échelle ; le secteur semble très absorbant.

Nous prospectons ensuite autour d'une doline dans un karst de surface vivace ; Michel y découvre une ancienne cavité aménagée (une de plus) qui, si elle ne recèle pas de suite, appelle aussi un relevé topographique.

Débutant dans un couloir de lapiaz classique, des escaliers marquent l'entrée de la grotte.

Je trouve en même temps un petit trou qui, à trois mètres de profondeur, semble donner dans un volume plus imposant par une lucarne impénétrable ;  Michel déniche à côté une autre entrée qui va peut-être solutionner le problème !

Je descends en oppo mais conseille à Michel d'y fixer une échelle car la remontée risque d'être casse-gueule.

Le 1er ressaut fait 6 m.

Après quelques contorsions pour éviter une trémie, nous nous retrouvons en haut d'un puits où il faudra plus qu'une échelle !

Décidément, le secteur paye : la nuit commence à tomber mais sur le retour nous tombons sur un mini-canyon encaissé où s'ouvre un orifice alléchant. Après une 1ère descente bouchée, un passage latéral révèle une suite.

Je m'insinue à travers un dédale complexe de conduits (je me plante au retour sur l'itinéraire, heureusement Michel me guide à la voix !) et stoppe sur rien du tout mais il commence à se faire tard...pour la saison !

A la sortie, nous apprenons que le second chien a été retrouvé, tout est bien qui finit bien ! Du boulot d'explo et de topo nous attend !

Michel & Thierry

 

mercredi 18 décembre 2024

samedi 14 & mardi 17 décembre

grottes de l'Ogive et de l'OM 

Michel F., Régis & Thierry 

Le lendemain de l'A.G. du club, prospection avec Michel pour digérer la raclette, Régis préférant les vraies huîtres aux fossiles de la roche !

J'avais repéré en balade avec des amis (itinéraire pas innocent) un secteur très prometteur affecté par un soutirage important ; 5 minutes suffisent pour découvrir une première entrée !

La grotte de l'Ogive s'avère bouchée au bout de 2 m mais...

quand on se retourne à l'intérieur, un beau conduit mène au bout de 8 m un peu exigus au bord d'un vaste puits !

Comme nous n'avons aucun moyen de descendre à part une échelle de 10 m comme c'est la règle en prospection légère, mais surtout que le puits est vierge du fait de l'absence totale d'amarrages, nous décidons de revenir avec le matos ad hoc ; l'équipement devrait être quelque peu malaisé vu la position ! Cinq minutes plus tard, pendant que Michel inspecte une profonde diaclase, je vise un petit redan au fond duquel semble apparaître un porche ; l'échelle est vite installée car le rocher est glissant.

La grotte de l'OM
 
Ma frontale de prospection a du mal à bien éclairer le vaste couloir d'entrée.
La galerie plonge jusqu'à un chaos en suspension provoquant un ressaut, heureusement, un orifice permet de shunter l'obstacle.



Une belle galerie concrétionnée s'offre à nous, dont une partie est encore active samedi par l'intermédiaire d'une colonne.

L'eau disparaît le long d'une coulée dans un toboggan humide à souhait.

Le départ du toboggan.


Une flaque nous accueille en bas qui n'arrange pas la situation d'autant que nos tentatives pour franchir l'obstacle au-delà s'avère un échec ; le courant d'air qui y descend est fort !

Maintenant bien trempés, nous découvrons un entrelacs de galeries dont une permet de shunter un puits où la désescalade possible s'avérait exposée. Suit un ressaut étroit à la base où il faut être prudent au vu des pierres en équilibre.

Nous retrouvons notre aval de tout-à-l 'heure sortant d'un boyau impénétrable pour se jeter dans un petit puits là aussi dépourvu d'amarrages !

Décidément, la perfo va être utile dans le secteur ! Nous cherchons vainement des traces même si dans la galerie d'entrée une vieille marque à la peinture difficilement interprétable montre que la première galerie a été visitée ; pour le reste, c'est peu probable et le fichier est vierge quant au secteur... En tout cas, vu l'état de la galerie concrétionnée, le(s) passage(s) n'ont pas du être fréquents ! Aucun graffiti non plus ! La sortie et le déshabillage se feront rapidement car la température baisse vite et nous sommes bien trempés.

Nous revenons le mardi, bien décidés à descendre ce puits, Régis renforçant l'équipe.


Nous préférons équiper directement les ressauts plutôt que d'utiliser le shunt malcommode du 1er.

Le puits est vite équipé...

Suit une galerie parcourue par le ruisseau temporaire.

Les remplissages sont de mauvaise augure pour la suite, comme les brindilles coincées en hauteur.

Effectivement, le conduit s'abaisse inexorablement pour devenir trop étroit et non ventilé.

Mais une opposition en hauteur permet d'entrevoir une suite qu'il va falloir élargir. 

Si la suite est un peu décevante, le courant d'air puissant doit bien aller quelque part, en partie sans doute dans ce chenal de voûte mais il y a peut-être du travail. Vont donc être privilégiées dans un premier temps la descente de l'autre cavité et la prospection à peine entamée.

Thierry

vendredi 29 novembre 2024

mardi 26 et jeudi 28 novembre 

grotte-faille de la Falaise Chamontin

Michel F., Thierry

Grâce à nos compétences de grimpeur, il nous a fallu deux après-midi pour accéder à un porche très visible en rive gauche de la Baume (bon, on a pas fait que ça quand même...). La rivière, encore en crue, ne permettant pas l'accès à la zone en cours d'investigation.

La 1ère grimpette est la plus facile mais une strate rendue glissante a imposé un lancer de corde sur l'arbre.

Après un combat épique contre les ronces, nous sommes parvenus à un premier porche bouché, le plus intéressant est 5-6 m au-dessus.

La nuit tombe vite, nous poursuivrons plus tard...

Un peu plus tôt dans l'après-midi, une prospection révèle un petit trou de 25 m non inventorié.

Sans suite, malgré un amont/aval.

Retour le jeudi sous un beau soleil d'automne.

Après le planté d'un spit d'assurance, Michel parvient à prendre pied sur la corniche supérieure que je rejoins après équipement sécurisé.

Le couloir supérieur offre une vue imprenable sur la rivière !


Les différentes lucarnes ne donnent rien ; le trou est bouché au bout de 10 m sur des remplissages stalagmitiques.

Au-dessus et en-dessous du plancher suspendu, no future.

En tout cas, nulle trace à l'intérieur, ce qui ne veut pas dire qu'elle n'avait pas été vue car l'escalade est assez facile pour un (vrai) grimpeur. Néanmoins, on a au moins la satisfaction du travail accompli avec un petit croquis pour Gilbert. Déséquipement total sans soucis.

Thierry

samedi 23 novembre 2024

vendredi 22 novembre 

RB1 

Michel D. & F., Régis, Thierry 

Depuis des mois maintenant, le RB1 est l'objet de notre attention : la désobstruction de l'entonnoir d'absorption tracé avec succès vers le Bourbouillet et un boyau latéral perpendiculaire à la grande galerie qui permet à la perte d'accuser 130 m de développement. Si le boyau "Carbone" permet une désobstruction pas trop sale, l'entonnoir offre des conditions bien moins plaisantes, d'autant qu'une arrivée d'eau temporaire au plafond a ruiné en partie nos efforts en renvoyant au fond la glaise omniprésente. Décision est prise de bâcher cet entonnoir pour éviter une récidive et enfin déboucher la suite entrevue auparavant !

 

L'équipe effectue un dernier briefing avant la fixation en paroi de la bâche de camion trouvée par Michel D. qui pèse "un âne mort" !

Un espace "matériel" est isolé de la boue omniprésente.

Plusieurs goujons sont fixés à la paroi...


renforcés par des tiges de ferraille.

Les côtés nécessitent aussi des fixations.

L'entonnoir plonge à - 17 m.

Michel dans l'avant-dernier ressaut.

Finalement, la bâche ne s'avère pas si glissante que ça !

Reste plus qu'à sortir du fond glaise et blocs ; au moins 2 ou 3 séances seront nécessaires pour dégager le départ en pleine roche ventilé.
Retour ensuite pour un somptueux barbecue en plein soleil d'automne...

samedi 16 novembre 2024

vendredi 15 novembre 

grottes de la Guerre

Thierry 

Retour aux grottes pour une topographie des lieux.

La double entrée (grottes n°3).

Surmontée d'un aven ayant percé le lapiaz.

 
La galerie Blanche nous avait échappés la veille (stylo donnant l'échelle à droite).

Les habituels tracés au cordeau du Jurassique.

Murets et plateformes aménagées, traces d'escalier, l'occupation humaine a été poussée.

Le passage le plus étroit de la galerie des Gours (la bordure a été cassée).

La salle terminale du couloir adjacent semble colmatée par la calcite ; à vérifier même si une trace d'escalade prouve un passage antérieur.

Les traces au sol restent limitées tout de même d'autant que quelques mètres sont bien argileux.
Après trois heures de topographie, l'après-midi a été bien rempli !