jeudi 18 mai 2023

Mercredi 10, dimanche 14 & mercredi 17 mai

réseau C-C.

Michel F., Régis, Thierry

Poursuite de la désobstruction à trois du "boyau de l'Aligot" entamée le 05 ; l'obstacle est franchi, arrêt quelques mètres plus loin sur une légère remontée trop basse pour espérer passer mais derrière c'est nettement plus grand.

Le gour est enfin accessible mais il faudra encore élargir un peu car le passage reste malcommode.


Le terminus, le courant d'air est toujours là mais ça ne passe pas plus loin.

Retour en solo le dimanche où je règle son compte au boyau puis je me rends compte que le sol au terminus est grattable ; commence une longue période où il faut décoller des strates de calcite mêlées de sable et d'argile : le travail est fastidieux mais avance convenablement. Au bout de deux heures, fatigué par une grosse crève, je rends les armes. Retour mercredi avec Michel : à deux et avec une gamate, le travail avance vite mais demandera encore 2h30.

Ca y est, le terminus est franchi !

Derrière, c'est plutôt joli mais coupant...

et agrémenté de jolis gours parfois encore pleins.



Un passage supérieur permet d'éviter une nième étroiture.

Un gros gour empêche de descendre le ressaut qui se présente, la calcite est présente partout !


Le TdC est tout prêt mais il faut refaire toute la topo des deux cavités avant d'entamer des travaux au fond et peut-être tenter une jonction à voix. La suite au prochain épisode, s'il ne pleut pas...

Thierry 

mercredi 10 mai 2023

 Lundi 8 mai

Perte de l'Interrogation / Perte n°2 de Rochepierre ( Rosières )

Judi, Tao, Rafy, Lionel P ( C.S.Joyeuse )

David, Benoît, Anne-Marie, Pat.


     En mars dernier, avec David nous avions découvert deux boyaux ventilés laissant augurer une possible jonction avec la Perte n°2 éloignée, en théorie, que d'une quinzaine de mètres ( voir CR du 18 mars 2023 ).

     Aujourd'hui, pour " l'Opération jonction ", nous sommes deux équipes de quatre qui vont essayer d'aller le plus loin possible dans leur trou respectif en essayant de se rejoindre.

     Judi et Rafy, accompagnés de deux " extraplats " ( Tao et Lionel P ) démarrent les premiers et foncent vers l'extrémité du " Réseau du Grand Canyon " ( qui n'a véritablement rien de grand... ) afin de fouiller et forcer les étroitures terminales.

     Pendant ce temps l'autre équipe, emmenée par David, part, bien chargée, vers l'Interrogation.

     Le courant d'air à l'entrée est plutôt encourageant et c'est confiants que nous arrivons à notre terminus après avoir franchi le " Boyau Aquatique " où seuls les moins corpulents ( ou les plus agiles... ) arriveront à ne pas trop se mouiller.

La sortie du " Boyau aquatique".


     Arrivés sur place, nous constatons que le courant d'air dans nos deux boyaux terminaux est beaucoup plus faible que la dernière fois.

David arborant fièrement sa nouvelle lampe  Méandre gagnée à la tombola du dernier congrès régional. 

      Le conduit de gauche est toujours plein d'eau mais curieusement la trace de grosse patte a disparu, piétinée par d'autres plus petites.

     C'est Anne-Marie qui ouvre les hostilités en essayant de forcer le premier boyau sec. Elle gagnera quelques mètres de plus mais bloquera sur un rétrécissement trop étroit et peu ventilé. 

Restauration bien méritée après le combat avec le boyau. Photo David

     Nous sommes à l'écoute du moindre bruit mais pour l'instant aucune réponse aux mugissements assourdissants de notre klaxon de supporter utilisé pour l'occasion.

     Notre dernière solution est le petit boyau rempli d'eau mais deux petites banquettes latérales empêchent le passage. David a bien apporté son gros perfo et tout ce qu'il faut pour agrandir, mais le courant d'air est bien trop faible pour envisager une désob percutante.

     En y regardant de plus près, il semblerait que la partie inférieure du boyau soit un peu plus large mais elle est remplie d'un mélange de sable et de gravats boueux. Commence alors un creusement à la main de l'entrée du conduit. Le mélange de blocs et de boue est stocké dans le boyau sec. Une fois le passage élargi, nous nous servons de notre micro gamate pour enlever un peu d'eau afin de faire baisser le niveau. 

    Finalement je me lance et arrive en me contorsionnant à forcer le passage en m'enduisant copieusement. Au bout, je tombe sur un boyau remontant fermé par une trémie de galets. Anne-Marie me fait passer un pied de biche mais il m'échappe des mains, coule à pic, et disparait au fond du cloaque. La pêche sera laborieuse mais retrouvant mon outil je pourrai attaquer le démontage de la trémie. La suite donne sur un double départ. 

La sortie de la trémie.

     A droite démarre un boyau méandrique étroit que j'arrive à suivre sur une vingtaine de mètres jusqu'à un pincement impénétrable. 


Le boyau méandrique.

     La suite se dirige bien au Sud-Est vers le " Grand Canyon " mais sans courant d'air.

L'arrêt sur trop étroit au bout du boyau méandrique.

    De retour au carrefour je désobstrue le départ de gauche en laminoir où je peux progresser d'une quinzaine de mètres en sentant bien le courant d'air. J'arrive sous une trémie et il me semble entendre des voix...

Benoît de retour de la désobstruction d'un laminoir parallèle. Photo David.

     Malheureusement ce ne sont pas celles espérées de l'équipe de la Perte n°2 qui répondent à mes appels mais celles de David et Benoît dont j'aperçois la lumière de l'autre côté de la trémie. Le courant d'air ressenti n'est que le résultat d'une convection entre deux galeries parallèles toutes proches !

    La déception est au rendez-vous et c'est dépité que je fais machine arrière en me re-vautrant dans le bourbier fangeux pour rejoindre mes coéquipiers. 

Photo David.

     Un petit tour à la rivière pour se décrasser et nous ressortons tranquillement dehors rejoindre la seconde équipe qui nous confirme n'avoir entendu aucun bruit. De leur côté Lionel P a réussi, avec bien du mal, à avancer d'une vingtaine de mètres supplémentaires à l'extrémité du " Grand Canyon " pour buter une fois de plus sur trop étroit avec un léger courant d'air soufflant. 

    Nous n'avons donc pas encore réussi à jonctionner et les constatations sont plutôt  décevantes. Vue l'étroitesse des terminus respectifs une désobstruction musclée serait déraisonnable et de plus les légers courants d'air soufflants des deux côtés n'incitent guère à l'optimisme. La distance séparant les deux cavités est vraisemblablement plus importante que celle théoriquement indiquée par la fusion des deux topographies.

    Si la jonction existe, il faudra aller la chercher à un autre endroit.

                                                                               Pat

         

dimanche 7 mai 2023

mercredi 03, vendredi 05 & samedi 06 mai

réseau C-C. 

Michel F., Anne-Marie & Pat, Thierry

Mercredi, nous allons vérifier, Michel et moi, la zone proche de l'entrée inférieure de cette cavité, entièrement reprise depuis 2021 mais dont les mises en charge affectent le suivi régulier des opérations. Il reste beaucoup à faire en terme d'exploration et de topographie ! Nous constatons la présence de deux départs latéraux intéressants dont un ventilé et le désamorçage des voûtes mouillantes prouvé par le puissant courant d'air dont une partie provient de l'entrée supérieure. Le vendredi après-midi, j'y reviens en solo et débute la désobstruction des deux départs. Samedi, retour à quatre, Pat & Anne-Marie nous rejoignant dans la matinée. Si le départ de droite queute vite (pas de zef), celui de gauche nous motive bien plus car si la rivière s'y perd en petite crue avant de sortir par l'entrée, le courant d'air est celui d'un amont (jonction potentielle avec le trou voisin ?).

Il en manque un peu (pas beaucoup) pour passer...

Le départ est au bout d'un gour asséché aujourd'hui.

Derrière l'obstacle à franchir...la suite alléchante.

Nous revenons pour une pause alimentaire bien méritée avant d'attaquer l'autre objectif...


A table !

Nous sélectionnons le matériel nécessaire pour l'escalade à effectuer et c'est reparti.



Pat & Anne-Marie ont mis des pierres dans la 1ère voûte mouillante pour éviter de se mouiller.

Les premiers passages sont du ramping sur des laisses d'eau résiduelles mais le moindre orage peut être redoutable !



La galerie devient ensuite plus sympathique.

Nous sommes désormais à la base de la branche non topographiée et non revue depuis 1974 qui est l'objectif d'aujourd'hui et nous sommes impatients d'en vérifier la teneur.

La suite est 8 m plus haut à droite...


C'est Pat qui se colle à l'escalade et la composition de la roche lui donnera quelques sueurs froides dans la tenue des Pulse !

Le palier d'arrivée au débouché de l'escalade est confortable mais déjà boueux.

Une fois tout le monde en haut, il est temps d'aller vérifier et on ne sera pas déçu ! Malgré quelques passages surbaissés, la galerie principale est confortable et modifie profondément notre analyse sur ce réseau qui n'en finit pas de nous surprendre !



Plafond souvent bien décoré, mais le plancher...

Une paire de rampings faciles agrémentent la progression.

Si le réseau est bien préservé (et pour cause !), il reste exposé en raison d'une boue omniprésente.


Le terminus, au-delà duquel il faudra gratter, car la galerie semble se poursuivre. D'autres départs sont à voir...

Michel s'immisce dans un boyau supérieur se pinçant mais il semble que le contenu de son sac (soi-disant) étanche n'ait pas apprécié !


Redescente vers la galerie principale.

Bref, du boulot supplémentaire dans cette cavité en espérant le maintien de conditions météos sèches (l'intérêt des spéléos est souvent en contradiction avec l'intérêt commun, l'une des raisons de notre marginalité dans la société). Retour au bout de 7h, le sentiment du devoir accompli !

Thierry

Photos Pat & Thierry

mardi 2 mai 2023

lundi 1er mai

perte de l'Abreuvoir

Guillaume, Michel F., Thierry

Retour à cette perte du plateau de St Alban pour tenter une désobstruction du terminus. Nous installons une échelle pour sécuriser le ressaut.


L'échelle est bien utile même s'il existe de bonnes prises.

Le départ à droite de l'échelle sous la strate est millimétrique.

La boue est collante à souhait.Pas de fête du travail pour les forçats de la (sous)terre !

Non Michel ! Ca ne passe pas !

Le départ...centimétrique où l'eau s'échappe.

Nous finissons par abandonner car, malgré des parois bien lavées, témoignage d'un bon écoulement en crue, la suite paraît trop aléatoire ; le courant d'air, très présent, n'est peut-être que de convection ? A revoir tout de même par grosse crue...

Nous partons au bout de la doline ensuite et Michel descend le puits naturel étanchéifié pour servir de réserve d'eau ; l'abreuvoir est en fait un bassin creusé pour collecter l'eau de pluie vers ce puits.






 
Le puits-citerne accuse une profondeur de 10 m !
Retour au bercail en fin d'après-midi.

Thierry