jeudi 18 septembre 2014

Profitant d'une paire d'heures disponibles, je pars explorer un départ de scialet repéré 3 semaines plus tôt dans la forêt de la Loubière à Villard-de-Lans ; après désobstruction (légère) au marteau à spit, un R4 se jette dans un P9 : d'un côté la galerie stoppe sur la trémie sous-jacente à la doline, de l'autre une petite escalade sur des blocs coincés laisse entrevoir un volume derrière un passage trop étroit mais il n'y a pas de courant d'air...
Le scialet de l'Anniversaire (LOU38) s'arrête bien vite.

lundi 15 septembre 2014

Ce samedi, nous avons décidé avec Guillaume de tenter notre chance sur le canyon Grichka (amont supposé du collecteur) ; en dehors de la présence de l'eau, la problématique fait que l'accès est bien plus long que pour Igor et impose des passages dans une boue tenace si bien qu'au bout équiper devient un problème et la gestion du matos chargé dans les kits au retour un autre souci toujours dans le but de préserver la cavité.
On recouvre la galerie d'une bâche pour se préserver au maximum.

Les manoeuvres sur corde sont toujours un peu compliquées par la boue car ces passages sont immergés pendant plusieurs mois.

Les bâches nous rendent les passages désobstrués plus faciles même si l'eau reste au fond !

A la fin, plus assez de bâche ! Les fistuleuses supportent très bien les mises en charge en tout cas...

Equipement du canyon Grichka.

On ne rigole pas ! En bas quasiment plus d'eau à part un siphon résiduel !!! La suite est 3 m au-dessus mais il faudra mettre en place une main courante ou passer à la nage quand le niveau sera plus haut.
De l'autre côté, arrêt sur une escalade dans une vaste base de puits : 15 m plus haut, on distingue nettement (pas sur la photo !) la grosse galerie concrétionnée, suite évidente... Mais il va falloir repenser la gestion des explos car ici aussi la perfo devient indispensable.

dimanche 31 août 2014

Pointe à deux dans la grotte du Raid (Guillaume & Thierry) ce samedi au fond du canyon Igor (aval du collecteur) ; après équipement du puits d'accès, il a fallu gérer les conditions très particulières de ce type d'exploration dans un canyon de 15 à 20 m de haut sur 1 à 2 m de large avec au moins 10 m de profondeur d'eau, aux parois souvent enduites d'argile (mais pas toujours) sur un superbe calcaire blanc constellé de coquillages n'attendant que le frottement d'une bouée pour se rappeler à notre bon souvenir ! Concernant les bouées, une chacun pour la flottaison de l'individu plus un petit radeau gonflable (merci Patrick) pour y poser le matos d'équipement, topo et la crème solaire...Après une première distance en nage...libre, une lucarne équipée a permis de shunter un siphon puis de retrouver le canyon toujours plus haut mais la suite impose une perfo car le passage sera en vire pour éviter une base trop argileuse sur au moins 15 m. Le canyon file plein pot vers le sud et la vallée de l'Ibie...
Le secret de la progression, c'est les bouées ! Mais 4 heures dans l'eau à 12°, ça finit par vous faire regretter la transpiration lors de l'accès par les fossiles ...

lundi 18 août 2014

- 500 au chourum Lily-Rose ! Profitant d'une accalmie lors de cet été médiocre en montagne, Guillaume et Thierry ont effectué une pointe au fond du chourum. Après avoir terminé le rééquipement, la descente d'une faille aux parois instables, constellées de blocs en équilibre précaire, nous a amené sur la lèvre d'un monstre puits, sommet d'une salle ? De l'autre côté la faille se poursuit et ne retombera peut-être pas au même endroit... La prochaine sortie nécessitera une sérieuse purge qui ne pourra jamais supprimer toutes les menaces de chute de pierres, mais la descente s'effectuera un par un, comme d'habitude dans le Dévoluy.

Ne rien laisser à l'entrée ! Les marmottes ont bouffé mes bottes...

A - 400 m.

Le puits du Gant : descente de la fameuse faille...

A - 450, recherche de l'itinéraire le moins exposé.


vendredi 8 août 2014

Profitant d'une accalmie météo en cet été pourri, je suis monté sur le massif du Glandasse avec mon fils Julien, histoire de rester en jambes...Belle vue à 360° sur le Vercors, le Dévoluy, l'Oisans et la Drôme provençale.
L'abbaye de Valcroissant, point de départ de la randonnée.
Des bouquetins pas sauvages pour un sou...
2h15 de montée, 1er arrêt sur le plateau dominant Die.
Le Mont Aiguille, sentinelle du Sud-Vercors.

Les Hauts-plateaux du Sud Vercors.

samedi 2 août 2014

Au Raid, une rupture de tamponnoir n'a pas permis de poursuivre plus loin le canyon entrevu, juste descendre un peu pour s'en approcher et confirmer une profondeur d'eau supérieure à 10 m sur au moins 30 m de long ! (après ça tourne...). Se changer fut épique et les kits bien chargés...en argile.




dimanche 27 juillet 2014

La météo très instable en montagne nous a pour l'instant renvoyé sous nos terres de prédilection hors période estivale.
Depuis deux ans, la grotte du Raid ne cesse de nous surprendre par ses paysages exceptionnels, mais aussi une progression bien éloignée des standards ardéchois. Ce samedi, après le relevé de la sonde Reefnet, Guillaume et Thierry ont poursuivi la rivière Argilier (réseau 5) qui avait la particularité d'être à sec en été !  Cette fois-ci c'est fait : découverte du collecteur permanent dans un canyon de 10 m de hauteur par 3 de largeur autant à l'amont qu'à l'aval, accès distants de 100 m.
 La boue omniprésente du réseau noyé temporaire oblige à un change complet pour préserver les réseaux supérieurs, soit en l'absence de point de nettoyage, plus de 15 kg par kit au retour (les personnes intéressées par les masques de boue peuvent nous contacter...). A noter, d'exceptionnelles fistuleuses de plus de 5 m à l'aval, noyées en crue ! Les deux terminus nécessiteront d'équiper pour atteindre l'actif et la suite est en néoprène à la nage... La dimension des conduits impose de se poser la question : n'est-ce pas la fameuse Ibie souterraine - qui sortirait alors du mythe - plutôt qu'un simple actif drainant le massif ?



dimanche 8 juin 2014


Montée le 07 juin au Lily-Rose pour rééquiper : la cascade balayée par le vent donne une idée du débit sous terre alimenté par les derniers névés de fonte. Arrêt à - 150 par prudence, déjà copieusement douchés Guillaume et Thierry. La marmotte, elle, n'a pas l'air traumatisée par notre passage !