Samedi 27 juillet - Dimanche 04 août
Camp Gorges du Tarn
Lison, Tao, Zoélie et Judi ARNAUD, Yaëlle, Elisa, Alice et Rémy HELCK, Léo et Anne-Sophie, Benoît PASCAUD, Eole, Hélios et Guillaume VERMOREL, Nesta et Christophe LONGIN, Stéphanie et Jérôme JOURET, Benoît DESNOS, Christophe BARRE ( K2 ), Michel FAUQUE, Cécile VERSPIEREN et Jérémie CAUSSANEL, Anne-Marie et Pat GENUITE.
Le camping de la Malène nous accueille pour la troisième fois pour le retour de notre camp d'été dans les Causses. Il faut dire que l'endroit est idéal ; un grand emplacement au bout du camping juste au bord du Tarn où l'on peut aisément déployer tout notre bazar, se rafraîchir et laver facilement notre matériel, une situation au pied du Méjean et un potentiel de cavités à visiter très important. Il y a foule cette année avec 25 personnes de 6 à 67 ans... dont une dizaine de jeunes.
Après les courses la veille à Aubenas, le samedi est consacré au voyage dans la matinée et au montage du camp dans l'après midi. Nous avons opté cette année pour 4 grands abris pliables nous dispensant des grandes bâches fastidieuses à installer. ( Merci à Lionel et à K2 pour le prêt de ces pratiques barnums ).
Dimanche 28
Perte des Hérans
Yaëlle, Elisa, Alice, Rémy
Petite mise en jambe pour la famille Helck qui, après avoir été balader aux " Arches de St Pierre ", descend dans les gorges de la Jonte visiter cette petite cavité sans difficulté mais dixit Alice " sans concrétion mais avec beaucoup de détritus apportés par les dernières crues... "
Aven XXX
Eole, Hélios, Guillaume, Benoît D, K2, Jérôme, Foc, Anne-Marie, Pat.
Visite de cette cavité peu connue en profitant de son équipement en fixe. Nous n'avons guère de difficulté à trouver l'entrée située à proximité de la piste.
Nous possédons un croquis succinct établi par téléphone qui de fait sera révèlera pour la première partie assez vague et pas toujours en concordance avec la réalité.
Sachant le trou tout équipé, nous partons légers avec juste une corde 30 m et quelques amarrages " au cas ou... ".
A 11 h , nous disparaissons dans le boyau d'entrée, la suite est un conduit étroit et pentu entièrement désobstrué. Nous rencontrons deux petits ressauts équipés qui nous mènent à un petit puits à ne pas descendre. Une main courante et une remontée donnent accès à un réseau complexe creusé dans la dolomie où alternent rampings, désescalades et passages étroits.
Le sable dolomitique est omniprésent et le secteur est "paumatoire". Nous confectionnons quelques cairns pour éviter de trop divaguer au retour. A la fin de ces passages, Guillaume et Eole, qui a la cheville strappée suite à une entorse, font demi tour. Le reste de l'équipe poursuit dans ce dédale jusqu'au démarrage de la série des verticales. Nous changeons alors de roche pour un calcaire gris plus compact dans lequel se développent les puits. Le premier P30 est légèrement arrosé et un peu parpineux comme en témoignent les nombreux impacts qui ont troué la bâche tendue à sa base. Elle protège de la douche l'accès au P15 suivant. Un court méandre incliné entièrement désobstrué mène aux deux puits suivants. Le dernier d'une dizaine de mètres débouche dans une salle concrétionnée parsemée de blocs calcités.
C'est là que l'on s'installe pour déguster notre déjeuner composé de trois kilos de couscous tout sec, revigorant mais particulièrement " pompe salive ". L'estomac bien lesté, le Foc et AMG attaquent la remontée; les quatre autres se dirigent vers le grand méandre de 400 mètres. A la remontée, Anne-Marie repérera une "tonche" sur la corde plein vide du P30 qui nous avait échappée à la descente. A notre retour, du bas du puits, apercevant le noeud d'isolement nous pensons d'abord à une facétie d'un de nos turbulents ados jusqu'à ce que nous découvrions la gaine abimée mise en sécurité par le Foc.
Le grand méandre est large, varié et concrétionné. Au bout de 200 m, nous tombons sur un très esthétique P12 en bas duquel une petite vasque est bordée d'une plage de sable décorée de sapins de sable induré.
Un second P7 nous amène dans la partie inférieure du méandre où coule un petit actif que nous suivons jusqu'à la lèvre d'un vaste puits. Ce dernier est arrosé et équipé hors crue. Des pendules dans les deux premiers tronçons très courts nous éloignent de la cascade. Le troisième jet de 45 mètres environ est équipée de deux cordes. L'une descend vers le fond, l'autre, grâce à un grand pendule, donne accès à un balcon et une grosse galerie latérale. Les derniers tronçons équipés sur mono-spit sont moins décalés et se rapprochent de la cascade. On prend pied au fond du puits sur de gros blocs calcités par les éclaboussures de l'actif.
Malgré les 3000 lumens de l'éclairage surpuissant de Benoît, difficile d'appréhender l'intégralité de ce très gros puits. |
La suite est pile sous la cascade et, là encore, une bâche tendue protège l'accès très arrosé au petit puits terminal à la profondeur de - 300 m. Nous remontons dans les blocs du fond du puits où nous stoppons à la base d'une escalade d'une cinquantaine de mètres. Vu la taille du puits, l'endroit en grosse crue doit être impressionnant... Retour vers la surface et le cagnard après 7h d'une balade souterraine très agréable.
Pat
Lundi 29
Invités par Marc Sahuquet, nous nous scindons en deux groupes pour aller visiter le matin et l'après midi une très jolie grotte concrétionnée au fond de laquelle nos amis ont entrepris une longue désobstruction.
Mardi 30
Canoë sur le Tarn
Nesta, Christophe L, Yaëlle, Alice, Elisa, Rémy, Lison, Tao, Zoélie, Judi, Léo, Stéphanie, Eole, Hélios, K2, Benoît.
Aujourd'hui, nous nous sommes réveillés à l'heure que nous voulons. Nous sommes descendus en bas à la location des bateaux. Nous avons pris des canoës mono et bi-places. Nous avons choisi le parcours de 11 km.
Nous avons pu nous arrêter à plusieurs endroits pour nager, escalader et sauter.
Arrêt déjeuner pour avaler le pique nique préparé au camp ( salades, carottes, prunes ). Les paysages étaient magnifiques et ressemblaient à ceux du Verdon. La température de l'eau était froide mais rafraichissante en même temps.
Vers 16 h nous sommes arrivés au terminus du parcours et nous avons dû remonter gilets, bidons et canoës. Un mini bus est venu nous chercher pour nous remonter à La Malène. Au camping c'était temps libre, chacun faisait sa vie : baignade, lecture, jeux.
Puis la soirée s'est poursuivie.
Alice
Grotte du Coutal
Anne-Sophie, Benoît P, Guillaume, Michel F, Jérôme, Anne-Marie, Pat.
Arrivés aux Vignes, nous nous garons près des odorantes poubelles juste au dessus de la grosse résurgence du Rouveyrol qui draine le Causse de Massegros. Le Coutal est un regard ( 7 km de réseau quand même ) sur ce collecteur qui résurge au milieu du village.
De là, nous empruntons un sentier raide qui mène à l'entrée bâtie de la cavité. Pour éviter la suée, nous nous équipons dans la fraîcheur de l'escalier d'entrée.
Petite tenue pour essayer de refroidir la machine après la montée sous un soleil de plomb. |
Une fois la vire et le petit puits de départ équipés, nous attaquons les reptations dans le réseau étroit et argileux d'entrée. Après la galerie des Mille-Pattes, nous arrivons à La Buanderie vers - 60 au départ du " Grand Coutal ". Nous cherchons un peu les passages dans la Galerie des Gours en rampant sur des margelles pour éviter de mouiller les bottes.
On débouche ensuite dans une galerie sèche aux parois criblées de chailles ( nodules noirâtres ) cassantes.
C'est très particulier et le contraste des strates claires et sombres est très esthétique.
On déambule dans cette grande galerie en marchant dans le sable.
Allo le camp ? Ici le Coutal. Préparez l'apéro on est là bas dans deux heures... |
Au bout, une salle après une petite cascatelle, marque l'embranchement de plusieurs réseaux. Nous décidons d'aller jeter un coup d'oeil à l'actif du Réseau de Provence. On y accède en descendant un laminoir incliné rempli de sable qui, à son point bas, obstrue le départ d'une chatière étroite. Pendant que nous désobstruons le passage, le Foc et Anne-Marie font demi tour vers la sortie. Le franchissement du pertuis est finalement plus facile que prévu et l'on peut alors descendre vers la rivière à travers un dédale de blocs couverts d'une sinistre pellicule noire. Nous sommes arrêtés par un ressaut délicat et exposé. Guillaume repassera la chatière pour aller chercher un bout de nouille pour sécuriser la descente. Pendant ce temps, avec Jérôme nous descendons l'éboulis de blocs et nous butons sur un lac et une voûte mouillante où l'on entend le puissant vrombissement de la rivière. Finalement, ayant trouvé un shunt en hauteur, nous éviterons le bain forcé pour aller contempler le collecteur.
C'est l'étiage mais ça pulse. Nous estimons son débit entre 200 et 300 l/s.
La cascade du collecteur du Réseau de Provence : ambiance garantie... |
Oppo accrobatique au même endroit lors de ma visite il y a 40 ans... Nous sommes en 1984 : Texair et acéto de rigueur ! Photo : Jean Luc NAUDIN. |
C'est de toute beauté et il est rare de trouver un tel débit sous nos contrées. Après une rapide incursion dans l'amont, nous décidons d'en rester là et abandonnons l'idée d'aller visiter les salles Blanches et Rouges encore loin dans l'amont du réseau. Malgré quelques photos, la remontée est assez rapide et nous sortons après 5 heures de balade sous un soleil de plomb. Jérôme nous ayant fait baver toute la remontée en nous parlant de grosses boules de glace, nous rejoignons dehors le Foc et Anne-Marie et nous nous délectons dans un bar, situé au dessus de la résurgence, de bonnes coupelles de glaces tant espérées.
Le rituel de chaque soir : préparation de l'apéro accompagné d'une bonne Sturmbio. |
Pat
Mercredi 31 juillet
Abîme de Bramabiau
Yaëlle, Elisa, Alice, Rémy, Lison, Tao, Zoélie, Judi, Léo, Anne-Sophie, Benoît P, Eole, Hélios, Guillaume, Cécile, Jérémie, Jérôme, K2, Benoît D, Michel F.
La quasi totalité du camp part effectuer cette mythique traversée. Petits et grands sont tous équipés de combinaisons néoprène ce qui sera bien apprécié car l'eau est bien fraîche.
Au passage hommage appuyé sur la stèle de notre Edouard-Alfred national. |
Tous les blocs issus de la désob et coincés sur le côté n'ont pas bougé et c'est la très bonne nouvelle.