samedi 10 mars 2018

Vendredi 9 mars


Aven de la Forézienne ( Vallon Pont-d'Arc )
Aven du Ranc Vidal  ( Labeaume )

( Thierry, Pat )

     Ce matin, Thierry est contacté par l'entreprise de travaux publics " la Forézienne" qui vient de mettre à jour un petit trou en élargissant la route du Razal.
     Le déjeuner vite avalé, nous nous rejoignons à Vogüé et fonçons pleins d'alacrité vers Vallon. Sur place petite déception : le trou en question est celui, déjà repéré, qui s'ouvre en face du parking et qui queutait au bout de deux mètres...
     Les engins en attaquant la falaise ont décapité l'entrée; peut-être aurons nous accès à une éventuelle suite...

L'entrée, l'an passé, avant les travaux.
Aujourd'hui ne subsiste que le fond du trou. (La tache sombre à droite )

     Il faut se rendre à l'évidence : il n'y a pas de courant-d'air, c'est impénétrable et complètement colmaté. Nous commençons tout de même à vider le tas de cailloux qui bouche le fond du boyau et donnons quelques bons coups de massette pour pulvériser quelques blocs.






     - Tiens, un vieux manche de marteau !

     - Bizarre, il est creux !

     - Tiens, une vieille boîte de peinture toute rouillée !

     - Cornegidouille ! Mais c'est une grenade !

Nous venons de déterrer une paire de grenades Allemandes  M24 cachées là depuis la seconde guerre mondiale. Brrr..!
     C'eût peut être été un moyen efficace d'agrandir le trou, mais, bien décrépites par les années, elles sont heureusement totalement inefficientes et partent vite en poussière.
     
     Après cet épisode pas vraiment " Peace and love ", nous reprenons la route vers Labeaume en direction de l'aven du Ranc Vidal.


    Lors de notre dernière visite en juin ( voir CR du 12/06 ), après avoir enlevé quelques blocs, nous avions constaté qu'un épais rideau de calcite barrait la suite de l'aval à - 25. 
    Aujourd'hui, une petite rivière de 3 l/s s'enfile dans le boyau. Mais bonne nouvelle : il n'y a pas de mise en charge et ça ne siphonne pas, ce qui est bon signe.
     
L'amont de l'actif obstrué par les gravats de la désobstruction du toboggan...
 ... se poursuit et disparait sous cette grosse draperie.
     
     Par contre il faudra revenir au moins à quatre pour extraire et stocker les gravats au dessus afin de pouvoir confortablement élargir la suite.
      Nous nous engageons ensuite au bas du P8 dans un méandre étroit. Au sol, une étroiture précédemment désobstruée donne accès à un amont bouché et à un aval trop étroit. 





    Une fois le puits déséquipé, nous retournons jeter un oeil vers l'amont où une étroite et menaçante trémie nous avait bloqués la dernière fois. Les oreilles grandes ouvertes, nous essayons d'entendre le moindre murmure de rivière, mais notre ouïe, plus si fine que ça, ne capte rien...
     Le passage "craignos" dans la trémie ne s'est pas agrandi, mais derrière c'est large et ça barre. De plus, aujourd'hui c'est ventilé. La motivation remonte et je réessaye de forcer le passage. Finalement, au bout de dix minutes de contorsions tire-bouchonnesques, je me retrouve de l'autre côté.
     Je poursuis dans un méandre qui débouche sur un ressaut incliné de 5 mètres dont le fond est occupé par un soutirage impénétrable. La suite n'est pas là !
     De retour vers l'amont je retrouve Thierry, bien congelé. Il  a trouvé une suite sous ses pieds. Effectivement, sous la trémie, j'entrevois un départ en bas qui donne sur un vide, mais une grosse stalactite m'empêche de passer.
     Il faudra donc revenir régler le sort de cette trémie pour en savoir plus.

                                                                         Thierry & Pat 

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