mercredi 10 janvier 2018

Lundi 8 janvier :

 

Mines de fer de Privas : Galerie de Grosjeanne

 

 (  Axel  &  Pat GENUITE  ) 

 

     Je profite de cette après-midi pluvieuse pour aller visiter cette mine qui m'intrigue depuis un bon moment. J'embarque au passage mon fiston qui habite dorénavant juste à côté.


Une paire de vieux bidons masque l'ouverture bâtie.


     L'entrée est située sur une petite parcelle de terrain privée à proximité de la route. Il est probable que d'ici quelque temps une maison y soit construite et que l'accès en soit définitivement condamné.  








     Passée la galerie basse d'entrée, on se retrouve rapidement dans un labyrinthe de galeries se recoupant à angle droit. Il va falloir faire attention à ne pas se paumer !
     La suite est un conduit au sol orné de petits gours et parcouru par un bon courant-d'air laissant augurer l'existence d'autres sorties ou cheminées d'aération...


  
     Pas de doute, nous sommes bien dans une mine de fer : du sol au plafond, la couleur ocre rouge du minerai est omniprésente.

     La mine est creusée dans des calcaires marneux du Bathonien / Calovien renfermant une lentille d'hématite ( à 40% de fer ) d'une puissance de 1,50 à 7,50 m. Les strates de faible épaisseur ne permettent pas de grandes portées donc la largeur des galeries dépasse rarement les 5 mètres pour une hauteur moyenne de 2 mètres.





 
     Pour pallier à la faible résistance mécanique du toit, les mineurs ont dû laisser en place des piliers de roche mère et édifier une multitude de piliers de soutènement en pierres sèches pour bloquer le plafond.


On se croirait à la grotte des Claux mais en plus petit...
     Certaines portions de galerie ont commencé à s'écrouler et la prudence est de mise...



     Le minerai était acheminé vers l'entrée dans des wagonnets roulant sur des rails dont certains sont encore en place.


Cette galerie suit le pendage d'environ 30° vers le S.S.O.



      Le plan des galeries forme un quadrillage qui suit le faible pendage des strates. On rencontre par endroit de longs conduits transversaux pentus équipés de rails. A leur base et à leur sommet, on trouve encore les énormes poulies de guidage du câble d'entraînement des wagonnets.


De multiples fistuleuses blanches ornent le plafond. Elles ont toutes moins de 150 ans : la grotte de Choranche c'est pas pour demain...

Sur le côté des galeries, on rencontre de petites salles donnant un agréable sentiment de volume.
  
     Si la forme des galeries est assez monotone, en revanche, le concrétionnement est assez varié et offre des couleurs contrastées allant du rouge au blanc en passant par le jaune et l'orange.




Un bouquet de fleur de gypse ? Un cactus troglodyte ? Non malheureusement, une vieille crotte de renard attaquée par les champignons , ou dont les graines avalées ont commencé à germer...







 
     N'étant plus pompées, les infiltrations d'eau qui ont généré ce concrétionnement ont aussi noyé certaines parties basses de la mine. On tombe alors par endroit sur des laisses d'eau et de vrais siphons.



Aïe ça siphonne et ça sent la grosse bouillasse rougeâtre...



Une vasque qui, à notre passage, devient vite ocre et sanguinolente...

     Après trois heures de déambulation nous ressortons sous une pluie battante bien conscients de ne pas avoir tout vu en espérant que ce patrimoine restera accessible et sera préservé.

     Les mines de Veyras / St Priest ont commencé à être exploitées vers 1850 et l'activité s'est arrêtée vers 1950 suite à l'épuisement du gisement et à la concurrence des mines étrangères à ciel ouvert. Au point culminant de la production, les mines du bassin de Privas employaient 500 mineurs qui en un siècle ont extrait 4 millions de tonnes de minerai qui étaient acheminées vers les usines de La Voulte et du Pouzin. 

     Un grand merci à Jean DUC et Gilbert PLATIER ( A.S.P. ) pour leurs précieux renseignements.
                                                                                        Pat

dimanche 7 janvier 2018

Petit retour sur quelques sorties 2016 et 2017.

                                                                           Grotte de Pézenas. 

                                                                          Grotte de Pézenas.

                                   Grotte de St Marcel : Réseau 1.  Nous sommes allés jusqu'au terminus pour une fois.


                                               Ma préférée... Je ne la présente plus avec son lac.


                                            Une superbe découverte aujourd'hui refermée.


                                          Le tunnel parfait le plus connu des spéléos Ardéchois.


                                          Aven-grotte de Rochas : P40. Père et fille du petit Tournon. Sortie C.D.S. 07.


                                                      Soa au dernier "frac" du P60 de l'Aven-grotte de Rochas.


                                                         Vincent au sommet du P40 du Solitaire.


                                                  Vers Vallon, petite pause. On va où après ?

                                           Perte 86 du ruisseau de Rimourin. Le textile résiste bien mieux que le zicral !

Grotte Nouvelle de Vallon.


                                                                                                     Abel

samedi 16 décembre 2017

Vendredi 15 décembre

 

Assemblée générale du S.C. Aubenas


Avec toujours autant d'appétit de raclette et de premières...

     Belle tablée d'une cinquantaine de convives pour cette cuvée 2017 réunie au gîte de Cyril à Chauzon, toujours aussi accueillant. On pourra noter une représentation féminine qui devient majoritaire.









Et la relève qui ne se laisse pas abattre...

                                                                      Nathalie & Pat 

vendredi 15 décembre 2017

  Vendredi 15 décembre

 

Grotte de St Marcel  

 
      Reprise des activités grottesques  après la saison estivale en canyon. Enfin un peu de spéléo avec les copains. On a commencé tout doux avec le Réseau 1 de St Marcel : le terminus.



   Petite pose dans ses superbes tunnels ..


                                               Ici, le temps passe et se fige...



                          Au sommet des escalades, quelques belles fleurs de pierre encore préservées.


              D'ailleurs, elles mériteraient d'être balisées. Promis je m'en charge à ma  prochaine visite.

                                                                                                                                                Abel

samedi 9 décembre 2017


Jeudi 7 décembre :

 

Grotte des Châtaigniers  ( Vallon Pont-d'Arc )


(  Jean-Jacques DELANNOY, Stéphane JAILLET, Kim et Pat GENUITE  )


        Je suis de nouveau réquisitionné par mon fiston pour retourner dans cette cavité que nous avions déjà visitée ( voir CR du 27/02 ). Aujourd'hui, accompagnés par deux éminents karstologues du laboratoire EDYTEM, il s'agit d'aller échantillonner pour des datations U-Th des remplissages et concrétionnements, de poser une sonde "Reefnet" dans le siphon terminal et, si on a le temps, de lever une topo géomorpho de la salle du fond.

     Arrivés sur place nous apercevons de loin, en contrebas du trou, un groupe de spéléos déjà équipés et prêts à descendre. Je m'approche...  Mais je le reconnais celui là.
     C'est Abel accompagné de trois spéléos Privadois ! L'accord est vite trouvé : ils passent devant en équipant et nous récupérerons toutes les cordes au retour.





     La descente s'effectue tranquillement et nous nous retrouvons tous au sommet du grand toboggan.



    Nous cassons la graine pendant qu'Abel finit d'équiper le fond et commence à remonter avec ses acolytes.

     Pendant que mes équipiers scrutent, examinent, supputent... je m'éclipse et fonce au fond pour finir d'équiper l'accès au siphon et tanquer un Spit afin d'installer la cornière du Reefnet car on n'a pas pris le perfo .

Le petit siphon terminal ( qui attend toujours son valeureux plongeur ) a bien baissé d'un bon mètre depuis notre dernière visite de février.
     
        Nos spécialistes sont enfin dans la salle terminale et les discussions vont bon train pour déterminer quels échantillons choisir.




     Finalement une stalagmite trapue, bien boueuse et vieillotte, fera l'affaire. Mais elle se vengera et plombera bien le kit de Kimi au retour.



Photo : Stéphane JAILLET



   

Sciée, scannée, auscultée et datée, elle nous révèlera bientôt tous ses secrets.
     Me voici avec un beau bébé de 10 kilos sur les genoux qui fait l'admiration de nos spécialistes. En se penchant sur sur son berceau, ils détectent déjà des lamines noires concentriques typiques du Gravettien ou de l'Aurignacien ( je ne sais plus très bien, mais j'avais bien vu à sa tête qu'elle n'était pas toute jeune...) 


     Au sol, à moitié enterrée par l'argile, une autre candidate pointe le bout de son nez ( enfin ce qu'il en reste...)


      L'argile l'entourant, délicatement découpée, montre une stratification des sédiments qu'il faut prélever pour analyse.
      Avant de l'extraire complètement de sa gangue, Jean-Jacques, sans l'avoir encore vue, dessine son profil sous l'argile. On la sort et c'est exactement ça.
      Vraiment trop forts ces scientos !

     Un troisième échantillon sera récupéré à la remontée et l'ensemble de notre collecte sera étiqueté et emballé avec soin pour éviter la casse.



       C'est enfin l'heure de plier bagage et de sortir. Je ferme la marche en déséquipant précédé par Kimi qui découvre les joies que peut procurer la remontée d'un bon kit lesté de grosses "pavasses".
                                                                                     Pat