dimanche 12 novembre 2017

Samedi 11 novembre

grotte des CLAUX

Guillaume & Thierry

Retour trois mois après dans cette belle découverte estivale. Objectif : fin de la topographie et fouille des terminus pour évaluer les travaux.



Après le rééquipement du puits et une petite collation, nous partons pour la galerie de la Boue belle.

Après la réalisation de la topo, nous entamons la désobstruction du terminus amont ; mais, allongés dans la boue liquide, l'obstacle se révèle trop résistant sans moyens plus percutants. Nous remontons ensuite la galerie du Papillon. Guillaume parvient à s’immiscer dans la trémie : une petite cheminée de 3 m contient des feuilles et une araignée. La topographie confirmera la proximité du ruisseau extérieur.

 Décision est prise alors d'aller revoir le terminus aval de la galerie du Gazoduc (on range définitivement l'appareil photo vu notre état) ; le conduit est remblayé à 90% mais un espace presque pénétrable est présent au sommet. De plus, plus de Co2 (mesuré à 4% en juillet) et même un petit courant d'air ; après 4 m de progression, nous arrêtons faute d'outil plus adapté et les bras fourbus par une glaise collante mais la suite laisse voir un élargissement.

Au retour, nous décidons de tenter d'élargir l'étroiture au fond de la galerie du Chaos où s'insinue un minuscule ruisselet ; après une désobstruction rapide, je parviens à franchir l'obstacle puis à me glisser sous deux blocs menaçants. Je poursuis dans une belle galerie de 2 x 1 m mais le plafond s'avère être un enchevêtrement de blocs énormes en suspension ! Au lieu de marcher sur les dalles comme à l'amont je me retrouve dessous ! J'avance prudemment jusqu'à un rétrécissement, ce sera suffisant pour aujourd'hui !
Au bout de 6 h, on ressort enduits de la tête au pied...  

mercredi 08 novembre
perte de la Confluence
Benjamin & Thierry
Désobstruction de cette perte repérée depuis longtemps à l'amont du réseau connu de l'aven Syrah.
La perte est comblée à 50 cms de profondeur...

Au bout de deux heures, nous parvenons à déblayer l'accès à un boyau mais deux mètres plus loin une petite coulée bloque le passage. A suivre ...

lundi 6 novembre 2017

vendredi 03 novembre

aven Syrah (entrée historique)

Pat & Thierry

Avant l'arrivée d'un épisode cévenol, je décide d'aller voir ce que donnent les siphons de la rivière du Syrah en cette période de sécheresse. Pat est disponible pour m'accompagner car il ne connait pas cette portion de la cavité, active en permanence.



 La descente du petit puits est vite avalée (enfin presque...) et si le siphon amont n'a guère baissé (un mètre de gagné !) -les tuyaux témoins de la tentative de désamorçage 20 ans plus tôt sont toujours là- le siphon aval laisse place à un conduit accessible à l'air libre !





Enfin pas longtemps ... Pat n'écoutant que son courage, je le laisse tenter le passage au ras du plafond ; mon boitier d'éclairage n'étant pas étanche, je le laisse se sacrifier pour la bonne cause (oh ! la mauvaise excuse).



Une vingtaine de mètres plus loin il bute sur une escalade de 4 m et un étroit pertuis au sol mais l'eau courante a disparu dans la voûte mouillante !






Au retour, Pat rejoue au sous-marin et il est temps d'aller se réchauffer à l'extérieur !




Jeudi 02 novembre
aven du GOULOT
Benjamin, Guillaume, Thierry
Une minuscule fissure est découverte par Guillaume sur le plateau de Labeaume... Après un bref repérage, nous y revenons le jeudi alerté par son auteur qui y a détecté un sérieux courant d'air au coucher du soleil !

 Arrivés sur place nous constatons que Guillaume a bien élargi l'entrée ; nous y travaillons une paire d'heures pour parvenir à franchir 6 m de verticale. Les pierres dévalent, elles, bien plus bas mais il faudra un peu d'huile de coude pour aménager le passage. A suivre...

lundi 30 octobre 2017

Dimanche 29 octobre

Aven SYRAH

Anne-Marie, Pat, Thierry
Benjamin en extérieur

Ce bel après-midi d'automne, j'invite Anne-Marie et Pat à découvrir l'aven Syrah à Chauzon, une belle exploration réalisée en 1995.


L'entrée historique étant désormais rebouchée, nous nous équipons devant l'entrée supérieure aval ; Benjamin ira prospecter, étant en convalescence.




Sitôt le boyau d'entrée franchi, un ressaut se présente mais c'est quasiment le seul équipement obligatoire pour parcourir l'essentiel du trou.




Nous débutons par la galerie "Warmtex", curieuse galerie fossile perchée typique du Jurassique.


L'accès à la partie principale comporte quelques étroitures.


La salle Pommard est le carrefour qui permet d'accéder aux étages inférieurs semi-actifs.



L'étage intermédiaire peut s'ennoyer en seulement quelques minutes ! Curieusement, les gours sont à contresens de l'écoulement principal.


L'étage supérieur présente un panel complet de remplissages.





De belles concrétions ornent les passages, plutôt bien préservées vu visiblement l'absence de fréquentation...

Au retour, Pat explore un boyau ventilé pendant qu'Anne-Marie s'essaye au méandre, tout ceci queutant très vite. 3h30 plus tard nous rejoignons Benji à la nuit tombante. 



     Attention ! l'aven Syrah peut s'avérer dangereux à la moindre crue au vu de la faible distance au versant; l'entrée historique sert aussi de perte au ruisseau subaérien ! A bon entendeur...



jeudi 26 octobre 2017

Mercredi 25 octobre

Event de GOURNIER
Pat, Thierry
Profitant de la prolongation de la sécheresse, nous décidons de revoir le fond du réseau de la Truelle à l'évent, exploré par Guillaume et Thierry en 2007.


Le shunt est bien pratique pour accéder au réseau profond.

L'accès à la 1ère est équipée de cordes fixes depuis 10 ans, ce qui se révèle bien pratique ! Une mince couche de sable recouvre la boue depuis la dernière crue.

L'accès à la Grande Vérole, passage-clé du nouveau réseau annonce la couleur !La diaclase qui suit est particulièrement engagée en opposition (prises cassantes, paroi enduite de boue ...)

L'accès au réseau de la Truelle nous fait quitter cette diaclase pour en trouver une autre décalée.

Mais suit très vite une longue reptation entrecoupée d'étroitures pour déboucher enfin dans la salle de l'Hippocrampe.

Nous cherchons désormais l'origine du courant d'air : Pat escalade dans des conditions délicates l'accès à deux départs ventilés malheureusement vite trop étroits.

L'accès à la diaclase terminale est entièrement rebouché par les crues du trou et de l'Ardèche (on est ici à l'altitude de la rivière) ; il nous faudra deux heures pour réouvrir le passage en creusant dans une glaise humide ou une vase noirâtre !

 La corde de l'escalade de Gillou est toujours en place mais les mousquetons n'ont, à priori, pas apprécié le confinement !!!

Le trou se termine sur un minuscule trou d'où provient un léger courant d'air mais la suite n'est certainement pas par là. Six heures plus tard nous ressortons bien fourbus au vu du parcours athlétique de la cavité.

 Extrait de TUBES n°28 / 2014 Bulletin du CDS 07