samedi 23 septembre 2017

Jeudi 21 septembre

 

Secteur de Vogüé

(  Hubert Chambouleyron, Jean-Paul Soulier (Calistou), Judi, Pat  ) 

 

     Après un nouveau et désagréable séjour en Lombalgie, je reprends, tout doucement, les activités grottologiques.
    Invité par Judi, je retrouve Hubert et Calistou qui doit nous montrer deux cavités où il n'a pas remis les pieds depuis 25 ans. Ce sera l'occasion de les pointer et de lever une topo.


     Située en hauteur, la première, nécessite une escalade où il faut passer à travers un buisson de ronciers. L'oubli du sécateur se fera douloureusement ressentir... Heureusement, une corde amarrée à une vieille cornière nous facilitera la descente.

L'entrée n°1 masquée par les ronces.





     Arrivés en haut, l'équipe visite, escalade, fouine et discute pendant que je lève la topo.





     La cavité est de petite dimension et possède trois ouvertures. La première galerie démarre par un couloir d'entrée au plafond ogival et se termine sur un colmatage d'argile et de blocs.




    La seconde et troisième galerie sont, elles, rapidement obstruées par d'anciennes coulées stalagmitiques.

     De retour aux véhicules, nous repartons un peu plus loin pour une nouvelle grimpette afin de  trouver la seconde cavité. Mais là, choux-blanc, empêtrés dans les fourrés nous ne la trouvons pas...





      Néanmoins, au pied d'une barre rocheuse nous tombons sur une autre petite grotte dont les deux entrées se rejoignent permettant d'effectuer une micro traversée. Nous levons la topo dans la foulée.
     Une fois tout en bas, Calistou repère dans la falaise l'endroit où doit se trouver la deuxième grotte bien cachée... Rendez-vous est alors pris pour y revenir armés, ce coup là, de gants et sécateurs pour affronter l'épineuse bartasse...
                                                                                        Pat

mardi 12 septembre 2017

Trou de la Lune
mardi 12 septembre
Benji, Thierry
Petite visite à cette cavité de la vallée de l'Ibie pour vérifier le courant d'air en cette période d'étiage sévère.
Après la Vieille, découverte pour Benjamin de ce trop-plein d'un actif temporaire provenant de deux siphons.

Le boyau d'entrée met de suite dans l'ambiance de la dimension moyenne du trou !
On croise une galerie plus vaste fermée par deux cheminées escaladées sans issue.
Le boyau se poursuit puis se divise : la branche la plus intéressante n'est pas ventilée, prouvant que le siphon terminal ne désamorce pas ; l'autre branche mène à un puits au bas duquel doit se trouver l'autre siphon, le courant d'air provenant d'une cheminée impénétrable après traversée du puits. Rien de neuf donc...

samedi 9 septembre 2017

Vendredi 8 septembre :

 

Grotte de Beaussement.  

(  Benjamin et Judi ) TPST : 4h30


     En 2011, Thierry et Gilles avaient franchi la trémie terminale, après d’importants travaux, et exploré un puits en diaclase ( puits Tao ) dont la base est malheureusement obstruée par un siphon ( TUBES n°28, page 50 à 52 ). Notre objectif du jour est de réaliser une escalade entrevue à l’époque au-dessus du siphon, et de repérer celui-ci pour une éventuelle plongée.

Entrée de la grotte de Beaussement.
     Notre progression est ralentie par la température ( il fait chaud, le C02 ( nous mesurons 2,1% à la VM3 ) et surtout deux bons kits. Il nous faudra une petite heure pour rejoindre le siphon terminal.

Départ dans la trémie pour accéder au puits Tao.
     Une fois devant le siphon, il faut admettre que la qualité de l’air ne s’est pas améliorée ( 3,2% de CO2 ), mais nous discutons volontiers de l’origine de l’important remplissage de sable au départ du siphon ( Ardèche ou Karst, peut être les deux ? ). Nous remarquons aussi des débris végétaux ( glands notamment ), mais qui ont aussi pu arriver du dessus. Nous devons être à l’altitude de l’Ardèche. Une mesure de la conductivité nous indique 510 microS pour une température de 14,5°C : cela ne doit pas être que l’Ardèche !

     Le siphon est plongeable, il faut néanmoins faire très attention à la pente de sable qui, lorsque l’on accède au siphon, crée une avalanche sous-marine et détériore la visibilité.

Le siphon terminal de la grotte de Beaussement.
     On n’est quand même pas là pour acheter du terrain ! On attaque donc l’escalade. Judi se met debout sur les épaules de Benjamin pour commencer, puis poursuit en artif sur une quinzaine de mètres, assuré par Benjamin ( qui se les cailles ! ). Le début est agréable et propre, mais après quelques mètres, les parois sont recouvertes d’une épaisse couche d’argile. Au sommet, malgré quelques amorces de chenal de voute et une coulée, l’escalade se termine en cloche fermée par une coulée qui provient d’une micro arrivée de quelques centimètres. Et en plus il n’y a pas de courant d’air. On tire un rappel à la descente ( cela ne vaut pas le coup de laisser équipé ), puis une fois les sacs refaits (  je ne vous dis pas l’état du matériel d’escalade ), on prend le chemin de la sortie. Judi en profite pour bricoler dans le puits Tao que nous laissons équipé : On retire les mousquetons qui ont bien souffert de leurs 6 années souterraines et on déséquipe la corde qui avait servi à faire une traversée au départ du puits. On ressort aussi, dans la trémie, la ligne encore en place ainsi que l’échelle souple ( qui, comme les mousquetons, n’aime pas les longs séjours sous terre ) que nous remplaçons par une corde à nœuds. Une fois le ménage terminé, nous regagnons la sortie.

     Ben voilà, il ne reste plus qu’à plonger le siphon !

Sortie de la grotte de Beaussement ( le même que tout à l'heure, mais en moins propre ! )

Extrait de : TUBES n°28 Bulletin du CDS 07


Judi


dimanche 3 septembre 2017

grotte de la VIEILLE
Benjamin, Guillaume & Thierry
samedi 02 septembre
Benjamin va découvrir cette grotte, maillon essentiel de la vallée de l'Ibie.

Ancienne source vauclusienne, cette grotte se comporte désormais en trop-plein ; l'orifice est très rarement émissif (2002) mais la cavité se noie pour l'essentiel de ces galeries.


L'importance des remplissages sablo-argileux ne laissent aucun doute sur l'ampleur des mises en charge, pouvant atteindre plus de 50 m de dénivelée!

Le volume des galeries laisse augurer d'un grand réseau.

C'est au bas d'une belle conduite forcée creusée de micro-canyons dans le sable que se trouve le collecteur au débit de plusieurs litres/seconde ; la rivière sort d'une trémie pour se jeter dans un siphon impénétrable à - 6 (plongée J.P.Baudu). C'est ce qui explique la mise en charge qui vient ennoyer le parcours désamorcé parfois l'été. Nous sommes près de 15 m plus bas que le cours subaérien de l'Ibie !

Mais la suite n'est pas là ; il faut remonter à l'altitude de l'entrée par un conduit pseudo-fossile pour replonger jusqu'à une nouvelle trémie, siège d'importants travaux de désobstruction du club en 1995/2000.


La suite s'avère bien plus coriace et particulièrement boueuse ; la reprise des travaux au fond, prévue dès cette année si la météo le permet, va nécessiter une remise au gabarit de tout ce secteur.
Attention ! la grotte de la Vieille nécessite le passage de plusieurs voûtes mouillantes facilement amorçables dès la zone d'entrée ! Le désamorçage nécessite plusieurs mois et un cours de l'Ibie à sec d'au moins deux mois à l'aplomb de l'entrée...

jeudi 31 août 2017

Samedi 26 août :

 

"La tournée des grottes"



    Avec ( in alphabeticalorder ) : ARNAUD Judicaël, COLINET Florence, DESROCHES Michel, MARCHAND Thierry.

     Objectifs : récupérer des sondes installées il y a maintenant plus d’un an sous terre et qui mesurent toutes les 15 minutes la température et les niveaux de l'eau.


     Nous partîmes à l'aube ( 7h30 mais on est encore au rythme vacances !) pour nous diriger vers la grotte du Raid ! Michel nous rejoint dans sa spéléo mobile aux couleurs d'Amérique du sud mais ce dernier a malencontreusement oublié son baudrier. Il a donc gagné un aller-retour jusqu’à Saint Marcel ! Il était pourtant prévoyant et avait acheté les pains au chocolat... J'en profite pour lui taxer un haut car sinon j'aurai fait la grotte en débardeur!



RAID dingue de cette grotte ( TPST = 2h30 )


     La marche d'approche est très agréable et il ne fait pas encore trop chaud...

A l'intérieur il y a de quoi tomber raide dingue tellement c'est beau. Les excentriques se succèdent pour le plus grand plaisir des yeux. Il y a même un gour à sombrero qui rappelle le réseau Mambo.

 Une fois arrivés au fond, Judi va rechercher la sonde qui attend depuis plus d’un an. 

     Le niveau de l’eau est 30 cm sous la sonde, ce qui confirme l’étiage sévère que nous subissons actuellement.



      Il se bat un peu avec la tige de fer qui soutenait la sonde afin de remonter sans souffrir du « coups de barre » de 11h. Finalement le marcel aurait suffi, qu'est-ce qu'on a eu chaud !



     Nous ressortons peu avant midi et retrouvons Michel à la Goule de Foussoubie pour un piquenique.



Qu'est-ce qu'elle a ma GOULE ? ( TPST = 2h )


     Michel nous a retrouvé et pose sa chaise de camping et son petit verre de rosé: il n'y a pas à dire, certains savent vivre !

Judi part équiper la cavité et se jette courageusement dans la première vasque recouverte de ces sympathiques papillons «pyrale du buis». Et nous le suivons... Beurk.

Thierry prêt à descendre dans la première vasque de la Pyrale.


Judi équipe, les autres commentent et plaisantent version DDE.

     Petite glissade pour monsieur Arnaud qui se fait un hématome au tibia, Michel se brûle les doigts en descendant sur la 8mm... Il semble qu'il ne faille pas trop traîner ici… De surcroît, une délicieuse odeur de carbure nous accompagne mais comme nous sommes à l’électrique, il s'agit en fait de l’eau qui croupit nous donnant l'impression d'évoluer dans un WC géant… Rebeurk. Nous traversons plusieurs passages ou l'on se mouille jusqu’à la taille et arrivons au lac où nous attend la 2e sonde. L’eau semble glacée au vu des doigts de Judi. Nous remontons rapidement et sommes dehors vers 15h. Ce soir douche !!!



La grotte de la ( bonne ) CHAIRE( TPST = 1h )


     Notre équipe est réduite à son minimum, Flo et Judi. Palalalala ;

C'est sous le regard amusé des touristes en maillot de bain que nous remettons nos combis aux douces effluves. La résurgence Mère (au niveau de l’Ardèche) est tarie, ce qui illustre bien l’étiage prononcé. 


     Le premier passage bas ne me tente pas trop mais bon, je ne vais pas laisser Judi tout seul. Nous rampons un moment,et arrivons à la salle Amie avant de rejoindre le siphon après un deuxième passage bas comme je les aime ! Le CO2 nous accompagne maintenant.



Regardez, on a risqué notre vie pour la science ! Taux de CO2 : 3,28 %



Le siphon fond fond de l'EVENT DE FOUSSOUBIE ( TPST = 30min )


     Dernière petite balade dans le camping des Blachas pour rejoindre l'arrivée de la traversée Cordier-Foussoubie. 



    Nous sommes quelque peu défraîchis non ?



Cette fois c'est juste un aller retour. Judi récupère et remplace la sonde.

Après cette petite journée, je me ferais bien la tournée des bars...



Pour les participants :  Flo














mercredi 30 août 2017

mardi 29 août
Balme de l'Escargot
Michel, Thierry, Patrick
Michel Rouyer (G.S.Charentes)
Reprise des travaux d'élargissement dans cette grotte du Vercors découverte en mai 2008 et où la désobstruction du fond s'est étagée jusqu'en 2010.
Préparation de l'équipe dans la belle forêt au-dessus de Corrençon-en-Vercors.

La cavité débute par un sévère laminoir de 20 m.

La cavité est particulièrement sèche ce jour, ce qui nous arrange bien pour le fond.

Après la grande galerie fossile, le méandre entrecoupé de petits puits...

qui précède le boyau terminal désobstrué sur au moins 8 m et où un bon courant d'air est présent aujourd'hui. A suivre...