dimanche 24 mars 2019

Samedi 09 mars

Perte de Poucholle

Gillou, Pat & Thierry


Ce samedi après-midi, après une désob à suivre du côté de Vallon, nous allons tenter de franchir le terminus de la perte de Poucholle.



La perte offre un couloir d'entrée spacieux vite suivi d'un passage bas exigü ; l'accès à la diaclase qui suit l'est tout autant !



     Gilles parvient à franchir le terminus que les longues jambes de Pat ne parviennent pas à imiter. Il bute sur un laminoir impénétrable en hauteur et peut apercevoir en bas une flaque d'eau défendue par un resserrement du méandre; c'est très étroit mais la suite est par là... Une escalade de 6 m dans le méandre qui précède l'étroiture permet de rejoindre une galerie fossile colmatée à chaque extrémité sur des coulées de terre : nous ne sommes pas loin de la surface... Quant à Thierry il patiente puis va faire un tour dehors en laissant les vers de (sous) terre se débrouiller !


Thierry en profite pour explorer une petite grotte supérieure après désobstruction ; elle stoppe sur un petit puits impénétrable, ce que confirme Gillou, les 3 compères étant de nouveau réunis.


     La prospection aux alentours permet de voir une paire de trouilloux sans continuation mais un beau puits attire notre attention... Gilles descend facilement en escalade, suivi bientôt de Pat. Il faut passer au dessus d'une grosse carcasse de sanglier jetée dans un sac au fond du puits pour accéder à la suite.



Joli sourire...
     Après désobstruction, ils explorerons une nième diaclase qui une fois de plus s'arrête sur une étroiture avec volume derrière mais le jeu vaut-il une désobstruction ? 


Un micro passage au fond du méandre... mais bien colmaté...
Une fente bien attirante, objet de nos phantasmes... car derrière on devine une suite plus large...


Au dessus de notre étroiture, le méandre est complètement bouché par la calcite.
Pendant ce temps là Thierry discute avec un autochtone en attendant l'arrivée de nos intrépides explorateurs.


Dimanche 17 mars

Plateau de la Serre

Pat & Thierry

Je décide d'aller voir un petit trou signalé par une personne de l'entretien des routes et parviens à emmener Pat avec moi, bénéficiant d'une paire d'heures.




     Le trou est vraiment en bordure de route et s'avère très colmaté ; de plus on est pas les premiers !


     Le temps de faire un petit tour à la périphérie permet d'en trouver un autre à l'entrée sympathique.



Il s'agit d'un boyau vertical étroit s'achevant sur un amoncellement de blocs, la suite étant proprement impénétrable...
- 3 puis - 6, ça c'est de la grande spéléo !

jeudi 14 février 2019

Mercredi 13 février

Plateau de Labeaume

Pat, Thierry

Retour sur le plateau de Labeaume : nous allons d'abord vérifier que la température que j'avais relevée vendredi dans ce trou souffleur ouvert en 1996 est bien un dysfonctionnement de mon thermomètre.

Situé sur un secteur stratégique où, à mon humble avis, se cache un grand réseau, le trou dont nous n'avions pas poursuivi la désobstruction s'apparente à un soutirage d'1.5 m de profondeur.
Ayant un témoin fiable en la personne de Pat, les deux thermomètres indiquent bien une température qui pose beaucoup de questions : entre 3.7 et 4.3°C pour une température extérieure d'environ 13°!


Le thermomètre de Pat n'accepte plus que les Fahrenheit : la perfide Albion ! 
Au retour, nous allons revoir une perte que m'avait indiquée  G. Nogier du S.C. Joyeuse à l'époque.



La perte draine un bassin non négligeable et comporte des conglomérats ainsi que des témoins d'ennoyage et de purge brutale.
Au bout de 15 m, il faut ramper puis Pat parvient à franchir une étroiture sévère mais notre tenue en polaire + combi toile s'avère rédhibitoire au vu de l'étroitesse de la suite ; mais le courant d'air aspirant est de bonne augure ...

Le passage bas avant l'étroiture ; notez le plafond lavé !

Cette lame crée une étroiture malcommode à franchir...

La suite ...
Nous revenons au véhicule pour descendre un petit aven non répertorié.



Le joli petit puits d'entrée donne accès à un couloir vite obstrué même si d'un côté un passage minuscule laisse entrevoir une continuation non ventilée.

Un petit soutirage ne laisse aucun espoir de suite.
Nous allons ensuite voir un trou repéré en balade avec ma chère et tendre...

Sur le sentier, une belle arche...

L'aven, lui, n'offre guère d'intérêt et s'avère comblé par de gros blocs.
Retour à la voiture mais en passant une petite ouverture ventilée est découverte ... à suivre.


Bref, une demi-journée avec encore plein d'objectifs !

Pat & Thierry

jeudi 7 février 2019

Mercredi 06 février
Secteur de Labeaume
Pat, Thierry
Après avoir fait visiter la grotte du Raid à quelques gardois bien sympas, retour aux fondamentaux : explo, topo, inventaire ...
Je choisis un secteur non fouillé par mes soins et Pat se joint à moi avec plaisir.
Le premier trou est jonché de gravats, ça commence bien !


Le premier trou nécessite une échelle car c'est glissant ; la base est jonchée de gravats et autres joyeusetés !
Un petit couloir pentu débouche dans un conduit confortable mais très vite butant sur un passage infranchissable, alléchant cependant !



Derrière cette étroiture ... du vide et du vent !

Cap sur le second tout proche et encore plus pollué : c'est tellement facile plutôt que d'aller à la déchetterie ! C'est une grande diaclase sans issue profonde de 10 m...

Un peu plus loin un couloir en départ de combe attire notre attention : une petite galerie ici aussi polluée (décidément, mais là il a fallu faire l'effort de les porter dans la cavité !) stoppe sur un amas de blocs avec une belle résonance derrière. Une désobstruction d'une heure permet à Pat de franchir l'obstacle mais malheureusement la diaclase très haute s'arrête 5 m plus loin !

Le (petit)chantier.

L'étroiture franchie (Pat est derrière).
Le terminus impénétrable.
 Enfin, nous passons devant une grotte connue depuis longtemps que nous reconnaissons sur une courte distance ; il faudra y revenir pour la fouiller et la retopographier.

Un écoulement temporaire est visible avec mise en charge car l'aval est bouché.


Nous nous arrêtons sur une traversée et un ressaut qui nécessitent un bout de corde.
C'est bon pour ce bel après-midi d'hiver ; à bientôt pour de nouvelles aventures !
Pat & Thierry

vendredi 18 janvier 2019

Samedi 29 décembre...   mercredi 16 Janvier


Grotte Vézy  ( Sanilhac )


( Mathieu, Christophe, Cyril, Thierry, Judi, Cédric, Jérôme, Pat )


    L'exploration de 300 m de rivière, suite au désiphonnage du barrage ( Voir CR du 20 octobre et 1er juillet 2018 ) s'était arrêtée sur une zone de trémies. La rivière, quant à elle, provenait d'un méandre ventilé mais impénétrable. Nous nous étions alors promis de revenir élargir ce départ prometteur lorsque les conditions météo s'y prêteraient ( hiver froid avec courant-d'air aspirant ). 
    Après lui avoir transmis la topo, Jérôme a négocié avec le propriétaire la possibilité de laisser vide le siphon du barrage pendant la durée de nos travaux. 
    Il commence à faire froid, les troupes peuvent se lancer à l'assaut...

Samedi 29 décembre ( Jérôme, Pat )

    Après avoir désiphonné le barrage, nous nous apercevons que le débit de la rivière est assez fort et qu'il reste beaucoup d'eau dans les vasques.

Le barrage artificiel vu de l'aval.
 On se mouille copieusement et il nous faut prendre moult précautions pour ne pas tremper le perfo et ses accus qui ne sont pas dans un sac étanche.


     Pendant que Jérôme oeuvre, je désobstrue le haut de la seconde trémie et arrive à m'y insinuer en serrant les fesses. Je débouche dans une petite niche colmatée où tout menace de s'écrouler, j'abandonne. La suite se passe bien jusqu'à ce qu'une soudaine inversion de courant-d'air nous chasse de la galerie de la trémie où nous attendions patiemment et nous oblige à une retraite précipitée. 

Dimanche 6 janvier ( Mathieu, Christophe, Jérôme )
    Travail efficace du trio : un bon mètre a été gagné. Pendant que le binôme désobstrue le méandre, le troisième larron parcourt la rivière et élargit à grands coups de massette les passages qui accrochent. On peut désormais franchir debout la vasque profonde qui obligeait à une malcommode reptation en hauteur.

Mardi 8 janvier ( Judi, Christophe )

    Entrée dans la cavité à 18 h 30. Au fond, le courant-d'air est bien aspirant. Travail sur la rive droite du méandre. Départ du fond à 20 h; le travail d'élargissement tout au long de la rivière a porté ses fruits, un quart d'heure plus tard tout le monde est dehors.

Mercredi 9 janvier ( Jérôme, Pat )

    Le débit a bien diminué par rapport à notre dernière sortie et nous constatons avec satisfaction que le travail de nos prédécesseurs a été percutant... Nous progressons et grappillons encore quelques mètres. On peut dorénavant s'avancer et apercevoir la première cascatelle mais ça reste étroit.


    La fin de l'après-midi est consacrée à la prospection sur les flancs amonts du ruisseau de Pézenas et dans les terrasses de Sanilhac.  Beaucoup de ronces, pas beaucoup de calcaire, et pas de perte espérée. Il faudra élargir le cercle de prospection; la provenance de la rivière est à chercher encore plus loin...

Jeudi 10 janvier ( Mathieu, Cyril )

    Sortie en soirée pour l'équipe qui progresse d'un bon mètre. L'attaque se porte simultanément sur les deux rives du conduit permettant des conditions de travail confortables. On peut voir maintenant sur trois mètres. Ca pourrait presque passer au ras de l'eau mais il faut être très mince et pas frileux ( après avoir enlevé les déblais qui encombrent le fond du méandre bien sûr... )
    En s'avançant en hauteur on voit à l'extrémité du méandre une seconde cascatelle qui semble sortir d'un conduit très étroit. De plus, il semblerait que nous ne retrouvions pas encore les assises marneuses synonymes d'un élargissement de la galerie... Il va falloir s'accrocher et être pugnace !

Vendredi 11 janvier ( Thierry, Pat )


    La noria des équipes ne faiblit pas et il y aura eu quatre jours de suite une équipe sur place. Nous constatons que le duo de la veille n'a pas chômé. De grosses lames nous empêchent de passer et il nous faudra trois quarts d'heure pour évacuer les blocs et les gravats avant de se mettre au boulot.


 On avance peu à peu et l'on voit très bien la première cascatelle mais l'accès par le bas est maintenant bouché par les blocs et il faut maintenant poursuivre la désobstruction dans la partie haute du méandre.

La première cascatelle.
Mercredi 16 janvier  (  Jérôme, Pat )

     Début de séance à dégager le travail précédent : une grosse lame en rive droite aura besoin d'être débitée pour l'extraire du méandre. En rive gauche c'est un peu moins bon ce qui occasionne un petit décalage pour nos forages.
    Pendant que Jérôme s'active, je mesure la conductivité et la température des différents actifs :

Le micro affluent en provenance de la première trémie.

- Micro affluent trémie où l'on stocke le matos : 358 micro Siemens/cm. Température : 13,1°

- Micro affluent au plafond en se dirigeant vers la trémie du fond : 369 ms.  T : 13,2°

- Rivière : 289 ms. T : 12,9 °
Des conditions de travail confortables... la rivière coule sous l'amoncellement des déblais.
    Avant de partir, Jérôme escalade le départ à l'opposé de la première trémie et s'insinue dans le boyau terreux. Au bout de quelques mètres il y a bien un départ à gauche mais totalement impénétrable : nous ne shunterons pas le méandre étroit objet de nos désobstructions ! Par contre sur la droite il y a un boyau qui part en direction de l'aval et au bout de 10 m de ramping Jérôme se retrouve en balcon en haut de la Salle Biliaire allongé sur les conglomérats. Il fallait en avoir le coeur net et aller voir...

En hauteur, le départ du petit boyau terreux, faible espoir, déçu, de shunter le méandre...
    Une fois sortis, nous montons à la nuit tombante chercher la résurgence du Mouraret, mais j'ai oublié ma carte et mon GPS et nous grimpons finalement au hameau du Ranc où nous découvrons une résurgence qui a le même débit que notre rivière souterraine ( mesure conductivité : 148 ms et T : 12,2° ) mais coulant sur les grès et ne se perdant pas, ce n'est pas elle qui alimente le Vézy. Le propriétaire est accueillant et il faudra quand même revenir voir si ça continue car il y a un petit tunnel bâti... 
Juste au dessus de sa maison nous retrouvons le banc de calcaire que nous n'imaginions pas être aussi haut... à prospecter...

Demain c'est Cyril et Ced qui seront à l'ouvrage. 


                                           Pour la Vézy Dream Team : Judi, Pat.