dimanche 17 novembre 2019

Samedi 16 novembre


Perte n°2 de Rochepierre ( Sanilhac )

( Pascale, Philippe, Pierre et David du S.C. Joyeuse, Jérôme, Pat )

     L'exercice secours à l'aven Jessie ayant été annulé par la préfecture qui craignait des répliques au récent tremblement de terre Ardéchois, nous nous rabattons par cette froidure toute hivernale, sur notre perte.


     Afin de faciliter le glissement des bacs, nous avons apporté deux bastaings et de grandes plaques plastiques souples.
     Après avoir évacué les déblais de notre précédente séance, Pierre, David et moi installons les plaques dans le premier toboggan en les fixant au sol pendant que Jérôme fore.

Le premier toboggan équipé : très amusant la tête en avant...
     Pour le second ressaut, nous les coinçons en forme de goulotte car il n'y a pas la place pour oeuvrer à trois.

Le second ressaut et ses plaques amovibles... assez sensibles au chocs...
     Notre travail terminé nous remontons chercher la chaleur du soleil à l'entrée du Pradal pour casser la graine. Nous sommes rejoints par Pascale et Philippe venus en renfort.

Casse-croûte et conciliabule à l'entrée du Pradal.
     Reprise des activités l'après-midi pour accélérer la digestion...
    De retour au fond, nous constatons que la plaque du second ressaut a mal vécu notre efficace désobstruction et a perdu de son homogénéité... Heureusement nous en avons en rechange et le va et vient des gamates peut reprendre de plus belle.

Le second ressaut vu du boyau et ses perfides filets d'eau tombant du plafond...
     Finalement notre installation se révèle assez efficace et l'on pourra du coup encore réduire la masse salariale en supprimant le poste intermédiaire de la " Grande Salle " : vive le néo-libéralisme dans la désob !
     Nos " Joyeux " collègues appelés vers d'autres obligations, nous nous retrouvons à deux pour finir le chantier. Nous terminons à la nuit, humides à souhait et bien boueux car la goulotte qui percole au départ du boyau a bien augmenté de débit.

 Plus que 7 mètres à creuser... 

                                                                                                   Pat

lundi 11 novembre 2019

Dimanche 10 novembre


Perte n°2 de Rochepierre  ( Sanilhac )


( Jérôme, Kim, Pat )

     
     Poursuite du chantier entamé jeudi dernier pour agrandir le boyau terminal. Nous retrouvons notre porte qui protège l'entrée et une fois enlevée, nous pouvons commencer l'évacuation des déblais.


     Nous nous étageons à l'intérieur de la perte ; Jérôme au fond au chargement, Kimi en relais dans la " Grande Salle " pour aider à franchir la marche du ressaut et moi dehors à la traction.



     Au bout d'une quinzaine de gamates, nous inversons les rôles car il ne fait pas bien chaud dehors.
     Les blocs et les gravats sortis, Jérôme reprend le travail d'élargissement. L'endroit est exigu et particulièrement contondant, l'utilisation d'un " Karrimat " améliorera les conditions de travail.
     Pendant qu'il creuse, nous nous attaquons à la grosse lame en paroi gauche que nous arriverons petit à petit à grignoter pour faciliter le passage.


    Après 3 heures d'effort, bien réfrigérés ( le trou aspire ) et mouillés par un goutte à goutte qui percole du plafond, nous rapatrions nos outils et clôturons les réjouissances pour aujourd'hui. 


    Plus que 8 mètres à creuser...
                                                                                                                                            Pat


 

samedi 9 novembre 2019


Jeudi 7 novembre


Perte n° 2 de Rochepierre  ( Sanilhac )

( Lili-Rose, Jérôme, Mathieu, Judi, David, Kim, Pat )

     Suite à la coloration de la Perte n°1, les fluo-capteurs installés dans l'actif de la grotte de Rochepierre se sont révélés négatifs ( voir CR du 16 juin et 24 août ).
     Il existe donc vraisemblablement une cavité parallèle rejoignant Chamandre dont les pertes pourraient être l'un des accès...
     L'intérêt de poursuivre la désobstruction de la perte n°2 toute proche est donc relancé.
     Sur place, nous retrouvons David Lhyvernet du S.C.Joyeuse, ancien explorateur de la grotte de Rochepierre.

L'entrée de la perte. On aperçoit la porte métallique fabriquée sur mesure par Mathieu afin d'éviter le comblement par les crues du ruisseau.
     Le boyau dans lequel nous avions été stoppé est très étroit mais Lili-Rose arrive à s'y faufiler et à gagner quelques mètres par rapport à l'arrêt précédent, malheureusement elle ne pourra pas poursuivre jusqu'au virage à gauche et voir ce qui nous attend derrière...
     Mais le premier travail est d'évacuer les déblais issus de la précédente désobstruction de Jérôme et Mathieu. C'est Kimi qui s'y colle en premier aidé de David qui tire les gamates.



David à l'évacuation des gravats : ça déménage...

     Pendant  ce temps, Mathieu et Judi finalisent le montage d'une petite caméra et d'un éclairage à l'extrémité d'une série de cannes de ramonage.

La "GoPro" sur sa luge en métal.
Les cannes de ramonage : outil idéal pour filmer...
mais pas commode à transporter...
      Une fois les déblais évacués, l'équipe cinéma descend à son tour : Judi s'avance le plus loin possible dans le boyau en poussant devant lui les perches que Mathieu aboute une à une. 
      Au bout d'une dizaine de mètres, le virage repéré par Lili-Rose est atteint mais la rigidité de l'ensemble ne permet pas d'aller plus loin et de filmer la suite.
     De retour en surface, nous pouvons visionner toute la vidéo sur l'ordi et imaginer ce qu'il reste encore comme boulot pour agrandir le passage...




En avant première : la visite du boyau presque comme si vous y étiez (le mètre à ruban jaune donne l'échelle : 30 cm)
    
 Sous terre, Jérôme assisté de Kimi entame une nouvelle séance d'agrandissement du boyau... plus que 9 mètres à creuser pour atteindre le tournant...


Au bas du second ressaut, le départ du boyau où subsistent encore quelques flaques.

     Après quelques heures d'intense activité, nous plions bagage et suivons David qui nous montre deux chantiers de désobstruction qu'il a entamés un peu plus amont au bord du ruisseau.

La première désob : étroit mais petit courant d'air sensible...


 Un léger courant d'air est décelable dans l'une entre elle mais l'ampleur des travaux est considérable et la suite bien étroite.

Le fond de la seconde désob. Le bâton d'encens donne l'échelle...
                                                                                              Judi, Pat

jeudi 24 octobre 2019

jeudi 24 octobre
grotte de la Vieille
Kim, Pat & Thierry
Suite aux pluies intenses de la veille alors que l'Ibie était à sec, il nous a semblé utile de connaître un peu mieux le régime de crue de la cavité, histoire de constater la dangerosité du processus de mise en charge...
Préparation de l'équipe avant trempage ... ou pas !
La descente s'effectue sans problème, la grotte ne semblant pas affectée par les violents orages de la veille.



La 1ère salle est vide de toute eau comme le passage bas qui la précède, pourtant une flaque y séjourne jusqu'à mi-août.
La 1ère salle n'est pas affectée par les crues, pour l'instant.
Après la descente du ressaut, un bruit provenant de la salle du Sable se fait entendre : très vite les illusions de passage à sec s'envolent car deux concrétions actives s'en donnent à cœur joie pour remplir le premier siphon, terminus hivernal habituel !
La méduse à droite et une stalactite au plafond contribuent joyeusement à remplir le bas de la pente de sable.

Le niveau marqué sur la paroi n'a jamais été observé en hiver alors que la grotte a crevé en 2002. Généralement l'eau stagne plutôt 3 m plus bas.
A la base des sédiments, effectivement le passage est presque refermé même si un léger courant d'air atteste que le collecteur n'a pas débordé et noyé les voûtes mouillantes suivantes.
Il n'y en a pas pour longtemps avant la fermeture du passage !
Vraiment pas longtemps !
Pat décide alors de tenter un franchissement car on entend de l'autre coté de la voûte mouillante un autre écoulement.


Tout corps plongé dans un liquide ...
De l'autre côté, un actif provient d'un orifice latéral dans la paroi et cascatelle dans notre vasque.
Ce bassin surplombant la voûte mouillante est d'ordinaire à sec l'été depuis les travaux entrepris en 2017.

L'orifice dont provient le fameux actif plus important que le ruisselet produit dans la salle du Sable.
Pat pousse un peu plus loin mais pas trop car nous sommes en phase ascendante sans doute et nous scrutons attentivement le niveau de la voûte mouillante.

Soudain une main apparaît !

Suivie d'une tête !



Il est temps de remonter, Pat ayant achevé sa trempette ; au passage dans la 1ère salle, Thierry indique une étroiture à Kim et Pat : le 1er s'y engage et trouve les restes d'un vieux tuyau de pompage (???) dans un espace vite colmaté. Celui-ci sera évacué plus tard car il se désagrège au toucher.

La remontée est vite avalée depuis l'équipement de marches.
La sortie n'a pas été inutile et prouve notre intuition : nul besoin de débordement du collecteur pour barrer la route en cas de crue lambda. La Vieille confirme qu'il ne faut pas tenter le diable !

mardi 22 octobre 2019

lundi 21 octobre
résurgence rive gauche de la Beaume
Kim, Pat & Thierry
Cette fois-ci c'est bien la fin de la sécheresse, même si la montagne ardéchoise a été bien plus impactée que le sud-ardéchois. Nous décidons d'aller voir ce qui se passe dans notre désobstruction.

Les vasques d'entrée ont vu leur niveau monter d'1m50, mais s'agit-il d'une liaison directe avec la Beaume ou de la crue dans la grotte ?
Nous poursuivons vers le chantier sans difficultés mais l'absence de courant d'air n'est pas bon signe ...

Effectivement de l'eau résiduelle est présente dans le boyau vers la suite qui doit siphonner plus loin ; par contre pas de bruit d'actif comme en 1996 lors de la découverte de cette salle... Le réseau n'est donc pas en crue.
Au retour, nous irons voir ce qui se passe au sein de notre autre chantier du moment (voir ci-dessous) où une rivière s'entend désormais au fond !
Une flaque subsiste au fond, mise en charge ou ruissellement ?