Samedi 23 août
Grotte du Bridouir
Guillaume, Lionel, Michel D. & F., Pat, Thierry
Nous profitons du temps stable pour poursuivre nos explorations dans la grotte avant une dégradation prévue en milieu de semaine. Vu le nombre, différentes tâches sont assignées aux six participants :
- Le binôme Michel D./ Thierry part au fond élargir l'étroiture B&B vers la Joyeuse rivière.
- Le binôme des dos cassés Guillaume/Lionel est affecté au creusement du laminoir du Pizzaïolo entamé en 2023 ; logiquement, il devrait aboutir.
- Le binôme Michel F./Pat s'attaque à une escalade post-S2 intéressante et à l'explo d'une galerie glaiseuse sous la salle de l'Herbe.
Selon le timing de chacun, on devrait se retrouver soit au laminoir, soit dans le secteur du S2.
Les membres sortent successivement du S1 puis Michel et moi filons vers notre objectif, le plus éloigné, sans attendre que tous soient changés. |
Non, Michel ne recherche pas sa respiration mais surprend au retour nos ouvriers du laminoir en pleine ripaille ! A droite le débouché du shunt du S3. |
Preuve à l'appui ! |
Après une menace de baisser leur prime de creusement, ils consentent à se remettre au boulot ! Les jeunes d'aujourd'hui... |
Ne commettant pas la même erreur qu'en 2023, des bâches ont été posées pour éviter d'être trop enduits. |
Bientôt le passage est ouvert et nous franchissons à quatre le laminoir pour aboutir dans le volume plus vaste entrevu. |
Malheureusement, la galerie fait pschiiit car le plafond rejoint le sol argileux à souhait ; seul, un micro-canyon trahit un écoulement temporaire. |
Notre enthousiasme douché, il est temps de rejoindre l'équipe "escalade" dont nous n'avons pas de nouvelles. |
Double mission pour Foc et Pat : escalade et pose d'une main courante après le S2.
Nous allons d'abord repérer l'escalade proposée par Thierry. C'est une grosse coulée surplombante qui se déverse dans la galerie principale. Nous avons tout ce qu'il faut pour démarrer une artif, mais une inspection préalable nous fait découvrir sur le côté un petit pertuis vertical étroit dans lequel on devrait pouvoir s'immiscer. Il est conseillé de s'assurer car son accès au dessus du vide nécessite un pas délicat.
Répartition des tâches : Michel à l'assurance, Pat à la grimpette.
La pose d'un petit amarrage nat en relais sécurisera le franchissement de l'étroiture. On prend alors pied au bas d'une vaste trémie calcitée. Un passage en vire puis une montée entre les blocs et l'on peut se libérer de la corde et poursuivre en grimpant dans ce dédale de blocs.
La présence de nombreux graviers roulés hétérogènes est un bon indice de continuation et atteste la provenance d'actifs en crue. Après une quinzaine de mètres gagnés, ça continue encore de plus en plus vertical et nécessitera d'être deux pour le franchissement de ressauts escarpés. On en restera là pour aujourd'hui.
On se propulse alors vers le second objectif. C'est un méandre oblique tapissé de boue. L'idée de départ était d'équiper une longue main courante pour éviter une éventuelle glissade vers le fond en sifflet. En y regardant de plus près il semble que l'on doit pouvoir passer sans rien en oppo.
On se lance pour une reconnaissance.
Rapidement nous tombons sur un laminoir étroit. La boue est omniprésente et " autoagglomérative ". Nous prenons des kilos au fur et à mesure de notre ramping. Nous butons sur un colmatage glaiseux au dessus du méandre sous jacent. L'entonnoir de boue est pénétrable mais il faut installer une corde pour pouvoir remonter. Machine arrière pour aller récupérer corde et perfo laissés au départ. Nous augmentons encore notre boueuse enduction et la pose des goujons sera un grand moment de plaisir...
Finalement le petit puits de 3 m permet de rejoindre le fond du méandre qui donne sur une étroiture puis un nouveau ressaut étroit à équiper.
De grands cris au loin nous annoncent l'arrivée de Lionel et Thierry venus aux nouvelles. Ils nous informent que notre fond doit vraisemblablement communiquer avec les soutirages observés précédemment dans la galerie d'accès ce qui diminue l'intérêt de notre découverte. Nous plions bagages et rejoignons nos compères dans une zone un peu plus propre.
Au retour, la traversée du siphon s'effectuera sans problème car nous avons eu le temps de nous habituer à la fraîcheur en pataugeant 20 bonnes minutes dans l'eau pour nous récurer et laver notre matériel afin d'avoir une tenue présentable à la sortie.
Pat & Thierry
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