Samedi 11 et dimanche 12 juillet
Week-end Rochepierre
David, Judi, Benoît, Jérôme, Michel F, Christophe, Pat.
Nous attendions impatiemment ce traditionnel rendez-vous annuel pour renouer avec les immenses cavité du Trias.
Cette année le camping de Rochepierre étant complet c'est Maria et David qui nous ouvrent leur maison et leur propriété et nous accueillent comme des princes.
Nos belles premières à la Perte n°2 et à l'Interrogation datent un peu et nous aimerions bien renouveler l'expérience. Nous avons jeté notre dévolu sur la grotte Patmagmoon dont le chantier a débuté en 2019 ( voir CR du 9/7/2024 ).
Il faut dire que la cavité ne se livre pas facilement. Malgré nos travaux le trou reste rasqueux humide et boueux. Mais le courant d'air est là et il et très bien placé pour peut être nous offrir une paire de kilomètres de grosses galerie en direction de Chamandre via Rochepierre. C'est en tout cas ce que nous imaginons...
Une autre équipe ( David, Benoît et le Foc ) part continuer le creusement du Soutirage N°2 du Pradal très bien placé lui aussi pour espérer une jonction avec les amonts de la grotte du Pradal ce que nous a confirmé notre essai ARVA (voir CR du 27/03/2022).
Après un solide deuxième petit déjeuner nous nous engouffrons dans le PMM pensant naïvement que la canicule aura bien asséché le sol et les parois de notre trou. Mais il n'en est rien, la bouillasse est toujours là, et c'est déjà bien crades que nous arrivons devant notre terminus.
L'ambiance Patmagmoon : David en mai 2020 dans la petite remontée donnant accès au méandre.
C'est un méandre impénétrable qui démarre au pied d'un ressaut de 2 mètres très étroit. L'objectif est de calibrer la descente de ce ressaut pour pouvoir attaquer confortablement le méandre.
Dans le ressaut étroit qu'il va falloir calibrer. ( Juillet 2025 ) Photo David.
| Le bas du méandre ( juillet 2025 : il y avait encore un peu d'eau ) |
Tout le monde se met en place : le foreur et son assistant pour ensuite passer à la phase burinage et déblaiement où s'échinent alors chargeur, tireur et videur de gamate.
Les bonnes nouvelles sont que le trou aspire régulièrement ( ce que confirmera la mesure de Judi avec l'anémomètre ) et que l'endroit où nous évoluons est relativement sec.
| Certains blocs nécessitent une sérieuse réduction de taille à coups de massette pour pouvoir être remontés. |
La rotation des équipes permet de varier les plaisirs et de ne pas avoir trop froid. Nous avançons bien ( hormis la pose déjeuner nous n'avons pas chômé ) et en fin d'après midi, après 4 sessions successives, le ressaut est totalement ouvert et, en bas, une niche à peu près habitable nous permettra d'attaquer frontalement le méandre.
| Dans le dos de Christophe le méandre à ouvrir. |
S'amorce alors une longue discussion d'experts pour décider où l'attaquer : le bas est un peu plus large mais il faudra évacuer tous les déblais. A mi-hauteur la partie droite est constituée d'une strate de marnes bleues d'une puissance de 30 cm et en face la roche mère fait de petites cloches latérales. C'est là que nous décidons finalement de désobstruer en espérant que les déblais ( s'il ne sont pas trop gros ) puissent tomber au fond du méandre nous évitant de fastidieuses évacuations.
| Le front de taille. En face du gant le banc marneux plus facilement délitable en théorie. |
C'est bien courbatus que nous ressortons après 7 heures de minage sous une pluie fine et bienfaisante en nous délectant à l'avance de la bonne bière qui nous attend chez David.
Le lendemain nous nous rendons tous au Soutirage n°2 où la veille ont oeuvré le Foc, David et Benoît. Ils ne nous parlent plus d'un soutirage mais d'un véritable puits ce que nous accueillons avec un certain scepticisme.
| Le soutirage n°2 le jour de sa découverte ( juillet 2023 ) |
| Le même aujourd'hui ( juillet 2026 ) Photo David. |
Sur place, il faut se rendre à l'évidence, ils ont raison, une échelle est maintenant nécessaire pour atteindre le fond !
Tout s'explique : hier Benoît, David et le Foc ont bossé comme des forçats sans oublier le duo Foc / Julot qui, l'an passé, avait déjà mis le turbo.
| Bientôt un grand puits dans le Trias ! Photo David. |
| Benoît prêt à adopter un nouvel animal de compagnie. Photo David |
Du coup la roche mère calcaire est largement atteinte et ça commence à sentir bon, on devine même l'ébauche d'un petit départ à l'horizontal ( bien colmaté quand même ).
Ce matin nous sommes 6 et l'on peut continuer le creusement. La terre n'est pas trop collante et on a une place suffisante pour travailler avec une pioche. Par contre la qualité des seaux est discutable et la séance s'arrêtera prématurément sur destruction du matériel. La mesure précise nous donne une profondeur de - 4,50 mètres.
Le fond actuel et l'amorce d'un éventuel départ.
De combien faudra-t-il encore creuser pour rejoindre la grotte du Pradal ?
Bilan :
Un étroit méandre d'au moins 5 mètres nous attend au PMM et il serait judicieux de continuer sur notre lancée en programmant quelques séances sans attendre l'an prochain pour profiter du courant d'air aspirant ( il faudrait être au moins 5 ). Idem pour le Soutirage n°2 ( pardon le Puits... ) où une équipe de 3 bien motivée pourrait gagner encore un bon mètre et qui sait...
PS : En place au PMM : 2 gamates, une corde, une ligne.
Un grand merci à Marie et David pour le somptueux accueil.
Pat
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