samedi 20 décembre
aven du Dahut & RB 14
Michel F., Thierry
En ces temps de crue, décision est prise lors de l'accalmie de cet après-midi d'aller tester le taux de Co2 de l'aven du Dahut qui nous donne tant de fil à retordre et "d'observer" la réponse aux précipitations de la rivière tant convoitée.
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| 1ère constatation : ça s'infiltre de partout ! Rien d'étonnant sous un vigoureux lapiaz et après ce qu'il est tombé cette nuit... |
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| Nous bénissons une fois de plus les marches "made in Lionel" qui rendent plus facile la progression, surtout avec des parois imbibées. |
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| Sans kit, les 80 m de main courante au plafond sont vite avalés mais curieux...pas de bruit hors les piscoulis issus de coulées alors que le bruit de l'actif devrait se faire entendre depuis longtemps ! |
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| Arrivé au départ de la main courante du puits du Torrent, un bruit sourd se fait entendre mais bien moins prononcé qu'attendu ! |
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| Nous jetons une volée de pierres dans le puits mais avec notre adresse habituelle, une paire seulement arrive à destination ; pour notre défense, des déblais de désob doivent obstruer partiellement la partie étroite. En tout cas, pas de doute ! Le "plouf" entendu prouve une mise en charge sous nos pieds, la cascade perçue devant être sous l'eau. |
Le taux de Co2 a bien baissé (0.8 %)...jusqu'à quand ? En descendant le détecteur, le bouchon s'échappe et fait tout seul la 1ère : il faudra remédier à ce défaut ! Pour poursuivre les travaux, il faut que ça sèche : une arrivée d'eau arrose malicieusement la verticale !
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| En blanc, la zone de désobstruction ; des bruits bizarres en bas doivent être des roulements de cailloux ? |
Nous avons donc un réponse à ce que l'on pressentait : une mise en charge mais jusqu'où ? La diaclase des Marches offre une présence d'argiles compatibles avec un ennoiement quasi jusqu'au plafond ... contemporain ?
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| Au retour, nous nous arrêtons au RB 14 car c'est toujours intéressant de parcourir ces pertes majeures en crue ; me penchant au-dessus du puits à élargir pour s'éloigner de la zone dangereuse car instable, j'entends distinctement bien qu'étouffé le bruit sourd d'un actif. Michel lui n'entendra rien ; j'y retourne une seconde fois, pas de doute ça coule au fond ou alors je suis pris d'hallucinations... De toute façon, il faut s'y attaquer vu l'impressionnant courant d'air froid y soufflant. |
Retour sous un temps couvert mais toujours sans pluie.Thierry