dimanche 5 mars 2017

Vendredi 3 mars :

 

Grotte de la tranchée du chemin de fer ( Judi, Pat )

 

     Judi me propose, pour cet après-midi, d'aller visiter cette petite cavité du Jurassique située sur la commune de Voguë gare. Nous en profiterons pour réactualiser la topo schématique de 1946. 

 

 

La cavité a été recoupée lors du creusement de la ligne de chemin de fer de Lalevade et s'ouvre par un orifice au ras du sol.

 
La galerie d'entrée tapissée de gours secs oblige à un court "quatre pattes".

A son extrémité, un petit ressaut de 3 m débouche en corniche sur la salle.






















































La salle de 25 x 6 m.

Dans une encoignure, un coup de phare au plafond révèle un petit départ à une quinzaine de mètres en hauteur... et il semblerait que l'escalade n'ait jamais été tentée...




Un passage bas mène au point bas de la grotte : un soutirage boueux. Au sol, un charmant squelette unijambiste semble nous implorer de ne pas le piétiner.



En revenant sur nos pas, un pertuis dans le prolongement de la salle permet d'accéder à une galerie remontante bouchée par une trémie. A deux mètres de haut, on aperçoit des galets de basalte enchâssés dans les sédiments. Au sol, sortant des blocs, un jus noirâtre et nauséabond coule vers la salle. Il faut dire que la topo nous amène pile sous le lotissement et qu'il doit y avoir quelques fuites de machines à laver... 

La suite de la topo est réalisée dans un conduit boueux parsemé de flaques glaiseuses, l'accès se fait par une petite escalade de 3 m munie d'une corde à noeuds bien pratique. Après une cinquantaine de mètres, la galerie zigzague en formant de curieuses baïonnettes.
Après un énième virage, sur le côté, un petit départ étroit au sol est repéré. S'en échappe un courant d'air sensible bien mis en évidence par la fumée... Il faudra revenir !                                              Pat                                                       














jeudi 2 mars 2017

Ce mercredi, je propose à Pat d'aller tester son nouvel appareil photo dans une courte mais très esthétique grotte protégée de la vallée de l'Ibie.














 
Après que Pat ait fouiné il prépare son attirail de guerre ;  je fais quelques photos sans flash supplémentaire puis il prend le relais... 


L'après-midi, direction la poursuite de la désob entreprise dimanche où pendant 3 heures nous creusons un tunnel dans un mélange terre-calcite !

 La suite est toujours visible mais pas encore accessible, le courant d'air bien présent...
Vers la sortie Pat déniche le reste d'un animal plutôt incongru 100 m au-dessus de l'Ibie : les crues sont vraiment imprévisibles !
Pat & Thierry




Quelques photographies remarquables de Stéphane Jaillet à la grotte des Chataigniers qui mettent en valeur la morphologie de la grotte !

mardi 28 février 2017

Lundi après-midi, Pat et Anne-Marie me convient à les rejoindre car leur fils Kim doit aller parcourir la grotte des Châtaigniers avec Stéphane Jaillet dans le cadre de sa thèse. Je m'empresse d'accepter l'invitation, ayant parcouru sur une petite partie il y a bien longtemps cette curieuse cavité creusée dans le rocher du Pont d'Arc...
(  Un des participants a décidé de remonter les puits la tête en bas, saurez-vous l'identifier ?  )
Les leaders se partagent la tâche sous terre ; étant là en tant que simple visiteur, je me garde bien de faire remarquer que je ne porte pas de kit, mû par un soudain sentiment de vile paresse...


Très vite, nous fuyons le temps gris extérieur pour s'enfoncer dans les entrailles de la Terre ! (remarquez les traces d'acétylène au plafond, la cavité a servi et sert de site d'initiation)

Anne-Marie et moi suivons à petite distance les leaders, remarquant très vite le caractère "gras" de la cavité !


( Photo : Stéphane JAILLET  )

Arrivés au sommet de la salle Saussac, Pat prend en main l'équipement pendant que nos karstologues discutent de karstologie et que Stéph utilise son impressionnant appareillage photographique. La cavité présente de belles formes malheureusement très salies...
Les "karstos" en pleine extase devant un gros tas de boue...

( Photo : Stéphane JAILLET )

Pat nous gratifie d'un équipement tip top dans le P18 qui permet d'accéder à la base de la vaste fracture qui constitue le plus grand volume de la cavité puis nous enchaînons la remontée équipée en fixe du réseau supérieur SCV.

Le grand toboggan débouchant sur le P13. ( Photo : Stéphane JAILLET )

Dernier tronçon du P13.   Ayant utilisé en partie la corde pour sécuriser le toboggan, elle est, évidemment  trop courte pour toucher le fond : il faut remonter !  Heureusement nos "rataillons" de  Dyneema mis bout à bout nous permettront de sauver le coup.
Les coulées stalagmitiques au dessus du siphon.
 
Un laminoir glaiseux très court débouche dans un vaste toboggan permettant d'accéder au puits terminal, secteur le plus esthétique bien que des imbéciles aient cru bon de faire une bataille d'argile maculant les plus belles colonnes !
La salle du fond ( - 35 m ) richement décorée et le P13 d'accès.




Au fond de la salle terminale, un départ bien glaiseux et étroit, mais sans suite...

Nous nous rejoignons bientôt tous à la base de ce puits : Steph et moi sommes assez d'accord pour remarquer une faible mise en charge du siphon qui parait être plutôt un "cul de basse fosse" réceptionnant les coulées environnantes plutôt qu'une zone en relation directe avec l'Ardèche. En tout cas il n'y a pas de CO2 !

Remontée du P13.


Tout ce petit monde remonte enfin vers la sortie avec quelques arrêts photo supplémentaires pour se retrouver sous une pluie fine. Thierry