vendredi 27 février 2026

jeudi 26 février

avens C.C.2 & Nils

Anne-Marie, Michel F., Pat, Régis, Thierry

Cet après-midi, nous allons tenter (enfin Pat !) de perfectionner le mode topo sur tablette connectée au lasermètre ; les deux trouilloux découverts sur Chauzon se prêteront bien à l'apprentissage des subtilités de ce mode opératoire délicat à opérer dans des cavités étroites voire boueuses (ici, c'est propre).

Préparation des opérateurs sous un timide soleil.
 

Pat se prépare mentalement à l'épreuve qui l'attend, d'autant qu'il ne connaît aucun des deux trous...

L'entrée du C.C.2 s'ouvre dans un couloir rocheux percé de diaclases très étroites parcourues par un courant d'air froid.

Descente et remontée s'effectuent chacun son tour car il reste des blocs peu stabilisés.


Une fouille complémentaire ne révèlera rien de plus malgré le zef important qui circule.

Notre topographe, malgré quelques galères d'orientation, maîtrise de mieux en mieux sa technique !

Il est temps de remonter, l'aven Nils nous attend...

Le puits d'entrée est vite descendu, quelle affluence à la base !

Pendant que Pat s'affaire, nouvelle fouille de départs potentiels très limités il faut bien dire !





Pendant ce temps, Anne-Marie s'enfile dans la diaclase aval bien trop resserrée à nos goûts qu'elle franchit "finger in the nose" avant de négocier un ressaut dans le virage final ; arrêt sur un nouveau cran où la remontée paraît aléatoire. De toute façon, le courant d'air file de l'autre côté...
Après un après-midi bien rempli, retour sous la nuit tombante ; reste à Pat à terminer le travail...
Thierry

mercredi 18 février 2026

mercredi 04, mercredi 11, lundi 16, mardi 17 février

avens du C.C. & Nils (Chauzon)

Michel F., Thierry

En ces temps maussades où nos gros objectifs sont des actifs, la période oblige à se rabattre sur la prospection (quand il ne pleut pas trop, gare aux glissades sur lapiaz !) dans le Jurassique et l'exploration de petits trous qui peuvent devenir "grands". Je vais donc repérer un secteur encore absent de mes pérégrinations côté Chauzon, juste équipé pour l'extérieur, avec GPS et appareil photo tellement l'ambiance reste humide. Je me concentre sur les dolines et leur pourtour, pas question de parcourir les dalles de lapiaz...

Après l'investigation infructueuse d'une première doline, la seconde offre un départ alléchant bien ventilé : l'aven du C.C. n°2 (pourtant la température extérieure est presque à l'équilibre).

 
Je me rapproche d'un secteur déjà parcouru et découvre un autre orifice, départ de petit puits (C.I.4) ; je décide de rebrousser chemin pour respecter la cohérence des secteurs.

Au retour, camouflé sous la végétation et défendu par une armée de ronces, je perçois l'entrée d'un autre puits (C.C. n°3) qu'il faudra atteindre en contournant un effondrement.
Retour avec Michel le mercredi suivant où nous amenons une échelle de 10 m qui devrait suffire pour les puits repérés. Premier objectif : le C.C. n°2  où nous descendons un ressaut de 3 m stoppant sur un laminoir impénétrable même si un volume sus-jacent se distingue ; nous fouillons un couloir perpendiculaire et sur le côté, un orifice bien ventilé laisse deviner un puits au volume conséquent. Malheureusement l'entrée se révèle trop exigue pour passer malgré une tentative à la massette. Second objectif : le C.I.4 qui ne révèlera qu'un P7 suivi d'un bref passage allongé où la suite n'est guère attirante et de toute façon trop étroite. Quant à l'aven du C.C. n°3, pas moyen de fixer une échelle sans spiter...
Au retour, dans une doline peu marquée, planqué sur un côté, s'ouvre l'aven Nils au départ vertical et alléchant.
Le lundi 16, branle-bas de combat avec de quoi équiper l'aven Nils et le C.C. n°3.
Un ressaut suivi d'un P10 aboutit dans une haute diaclase amont/aval.
La morphologie habituelle des diaclases du Jurassique.

On en profite pour tester ma corde neuve de 8.5 mm.

Les beaux chenaux de voûte du Jurassique...

Un passage en hauteur shunte le remplissage.

Un plancher de terre calcitée empêche d'aller plus loin ; il sera vite éliminé.

Un passage ponctuel trop étroit juste derrière laisse entrevoir un élargissement notable, le zef est bien présent.

Il faudra revenir avec des moyens adéquats...

L'autre côté offre une diaclase réservée aux très fins, un virage empêchant de voir la suite.
Départ ensuite pour équiper l'aven du C.C. n°3.
Le puits est vite équipé...

Nous descendons avec prudence car des blocs coincés n'inspirent guère confiance au départ. Un ressaut étroit descendable sans agrès suit.

Le franchissement d'une coulée amène à une cheminée impénétrable mais un passage perpendiculaire semble se poursuivre.

Un double virage à 90° mène à une suite impénétrable avec un petit entonnoir d'absorption.
Le mardi 17, décision est prise de s'occuper de l'aven du C.C. n°2. Après l'élargissement de l'entrée, le passage est praticable.
Si le 1er jet est malcommode, la suite est ample et très esthétique.


Les strates bien marquées alternent des bancs calcaires bien durs avec des joints marneux épais : pas étonnant que beaucoup de cavités soient peu profondes.

La grande diaclase voit plusieurs coulées encore suintantes se jeter dedans mais seul un micro-aval semble être l'exutoire !

Une escalade ne donnera rien de probant.

Une 1ère courte mais bien jolie qui méritera une topographie...
Il reste à s'occuper de la suite de l'aven Nils en sachant que la prospection a été homéopathique ; il reste à faire tout autour: pourquoi pas un Dahut sur Chauzon ?
Thierry